née le , est une féministe, pharmacienne et politicienne japonaise. Elle joue un rôle important dans la mobilisation en faveur de la légalisation de la pilule contraceptive au Japon et est devenue une figure marquante du mouvement féministe japonais.
En signe de respect pour ses parents âgés, Enoki fut forcée de se marier à l'âge de 24 ans. Elle épouse le médecin Natsuo Kiuchi en gardant son nom de jeune fille. Enoki commence son engagement avec le groupe japonais de traduction du mouvement de libération des femmes nommé Groupe Wolf (Urufu no Kai). Elle distribue un prospectus demandant la légalisation de la pilule contraceptive, mettant en colère des membres du groupe qui ne partageaient pas son avis sur la question.
Enoki participe à la conférence de Ribu en mai 1972 en recrutant des femmes pour former un groupe de protestation nommé Chūpiren (ja; 中ピ連; parfois connu sous le nom de panthères roses ou casques roses), en tant qu'aile radicale du mouvement féministe japonais. Chūpiren est l'abréviation de Chūzetsu Kinshi Hō ni Hantai Shi Piru Kaikin o Yōkyū Suru Josei Kaihō Rengō (Fédération de libération des femmes pour l'opposition à la loi interdisant l'avortement et la levée de l'interdiction de la pilule). Le groupe organisa des manifestations ayant rassemblé beaucoup de monde dans le cadre de plusieurs campagnes abordant les problème des femmes. Chūpiren revendiquait des droits légaux en matière de divorce et de mariage, d'accès à la contraception, d'avortement et d'égalité salariale. Coiffées de casques roses pour maximiser l'attention que les médias leur portaient, les manifestantes défilaient en uniformes blancs de style militaire. Elles organisaient des manifestations et des occupations de lieux et participaient à des actions médiatiques telles que des confrontations avec des maris infidèles dans leurs bureaux. Les médias, dominés par les hommes, couvrirent les événements de Chūpiren sans toutefois les prendre au sérieux, ridiculisant à la place le mouvement.
Enoki débattit avec la féministe japonaise Mitsu Tanaka, qui ne pensait pas que Chūpiren puisse être considérée comme faisant partie de uuman ribu, le mouvement de libération des femmes japonais. Enoki ne jouissait pas d'une grande confiance au sein du ribu et les membres de Chūpiren étaient critiques à l'encontre de sa manière de diriger.
Enoki créa le Parti Féministe Japonais (Nihon Joseitō) pour l'élection à la chambre des conseillers de 1977. Le parti présenta entre 10 et 12 candidats pour l'élection et obtint de mauvais résultats, ne recevant que 0.4% du vote populaire0. A la suite de l'élection, Chūpiren fut dissout et Enoki quitta la sphère publique.
Le mari d'Enoki lui prêta 33'000 € pour l'aider à financer la campagne politique de 1977 du Parti Féministe Japonais. Ils conclurent un accord selon lequel elle reprendrait les tâches ménagères dans leur appartement de la banlieue de Tokyo et lui effacerait 2300 € de la dette pour chaque mois de tâches ménagères.
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