La mine d'or de Kibali est une mine d'or à ciel ouvert et souterraine située à proximité de Doko, dans la province du Haut-Uele, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Mise en production en 2013, elle compte parmi les principales mines d'or d'Afrique.

La mine appartient à la société Kibali Goldmines SA, détenue conjointement par Barrick Mining, AngloGold Ashanti et la Société minière de Kilo-Moto. Son exploitation est assurée par Barrick.

Localisation La mine de Kibali est située à proximité de la localité de Doko, à environ d'Arua, ville ougandaise située près de la frontière avec la République démocratique du Congo. Elle se trouve également à environ à l'est d'Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele.

La mine porte le nom de la rivière Kibali, qui traverse cette partie du nord-est de la République démocratique du Congo.

Historique Le projet de Kibali est développé à partir de gisements aurifères découverts dans l'ancienne zone minière de Kilo-Moto. La construction du complexe minier nécessite d'importants travaux d'infrastructure dans une région auparavant peu équipée en routes et en installations énergétiques.

La première coulée d'or est réalisée en septembre 2013 à partir des exploitations à ciel ouvert. La mise en service complète de la mine souterraine est achevée à la fin de l'année 2017, tandis que le complexe atteint sa pleine capacité de production en 2018.

Propriété et exploitation La mine est détenue par Kibali Goldmines SA, une coentreprise répartie entre :

Barrick Mining, à hauteur de 45 % ; AngloGold Ashanti, à hauteur de 45 % ; la Société minière de Kilo-Moto (SOKIMO), entreprise publique congolaise, à hauteur de 10 %.

Barrick assure la gestion et l'exploitation opérationnelle du complexe minier.

Exploitation minière Le complexe de Kibali comprend plusieurs exploitations à ciel ouvert, une mine souterraine et une usine de traitement du minerai d'une capacité nominale d'environ par an.

L'installation de traitement est composée de circuits distincts destinés aux minerais sulfurés et oxydés. Le traitement repose principalement sur la récupération gravimétrique et sur le procédé de lixiviation au charbon actif, appelé charbon en lixiviation.

L'exploitation souterraine utilise des équipements automatisés et des systèmes de commande à distance afin de permettre l'extraction dans les zones profondes de la mine.

En 2024, la part de production attribuable à AngloGold Ashanti, correspondant à 45 % de la production totale, atteint d'or. Les réserves minérales attribuables à cette société sont alors estimées à .

Approvisionnement énergétique La mine dispose de plusieurs centrales hydroélectriques destinées à alimenter ses installations. Une grande partie de l'électricité utilisée par le complexe est produite par trois centrales hydroélectriques aménagées sur des cours d'eau de la région.

Une centrale solaire d'une puissance de , associée à un système de stockage par batteries, est ensuite développée pour compléter la production hydroélectrique pendant la saison sèche. Selon l'exploitant, cet équipement doit porter la part des énergies renouvelables dans l'approvisionnement électrique de la mine à environ 85 % et permettre un fonctionnement entièrement alimenté par des sources renouvelables pendant environ six mois par an.

Importance économique La mine constitue l'un des principaux investissements industriels du nord-est de la République démocratique du Congo. Elle emploie directement et indirectement des travailleurs congolais et fait appel à des fournisseurs et sous-traitants locaux.

En juillet 2025, Barrick estime que les investissements réalisés en République démocratique du Congo dans le cadre du projet dépassent , dont environ versés à des entreprises et partenaires locaux.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Kibali (rivière) Société minière de Kilo-Moto Industrie minière en république démocratique du Congo Liste de mines d'or Économie de la république démocratique du Congo

Liens externes

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