L'église Saint-André de Bonnes est un édifice religieux catholique situé sur la commune de Bonnes, en France. Principalement érigée au , elle témoigne de l'évolution de l'architecture romane et gothique dans la région du Poitou, marquée par d'importants remaniements seigneuriaux et d'importantes campagnes de restauration.

Généralités L'église est située sur le territoire de la commune de Bonnes, dans le département de la Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine, en France. Elle fait partie de la paroisse de Saint-Pierre en Chauvinois, du diocèse de Poitiers

Historique En 917, l'abbaye de Déols en Berry (connue également sous le nom de Bourg-Dieu), fondée par le seigneur de Déols, établit un prieuré à Bonnes sur la rive droite de la Vienne. Les principales structures subsistantes (façades, nef, chevet) datent vraisemblablement du . Au , une chapelle seigneuriale est ajoutée sur le côté sud de la nef.

En 1889, le clocher s'effondre, consécutivement à un tremblement de terre survenu au . Il est reconstruit en 1892.

L'église est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 11 août 1906.

Architecture

La partie romane (XIIe siècle)

La nef, d'une longueur supérieure à 20 mètres, n'est éclairée sur son flanc septentrional que par deux étroites baies en plein cintre. Sa couverture actuelle consiste en une voûte en bois, datant vraisemblablement du ou du début du , venue remplacer une voûte en pierre primitive.

La façade occidentale (début du ) arbore un portail sous un arc à deux rouleaux surmonté d'une baie sous corniche comprenant de petits chapiteaux ornés de monstres ailés, de palmettes, de bâtons brisés et de pointes de diamant, ainsi que des modillons figurant des têtes humaines ou animales.

La croisée, située sous le clocher, est délimitée par des arcs brisés et surmontée d'une coupole sur trompes. La travée du chœur reçoit le jour par deux baies encadrées chacune de deux arcades aveugles plus petites, un dispositif identique se répétant aux trois baies de l'abside semi-circulaire.

La chapelle seigneuriale (XVe - XVIe siècles)

Sur le côté sud de la nef s'ouvre une chapelle latérale gothique, accessible par une porte de style Renaissance précédée d'un auvent. Cette chapelle fut introduite par les seigneurs de Touffou, la famille Montléon depuis le , puis par alliance la famille Chasteigner à partir de 1519, dont les armoiries de ces deux famille figurent distinctement aux clés de voûte des croisées d'ogives. D'abord dédiée à saint Roch (patron des Chasteigner), la chapelle passa sous le vocable de Notre-Dame en 1851 puis sous le nom de Saint-André.

Les reconstructions du XIXe siècle

Fragilisée par un tremblement de terre au , la partie supérieure du clocher roman s'est définitivement effondrée en 1889. Une reconstruction fut menée entre 1892 et 1895 sous la direction d'Aimé Dumas. Sur la croisée, la coupole est surmontée d'une tour carrée, elle même, surmontée d’une flèche conique en pierre.

Mobilier L'église Saint-André abrite un mobilier classé et des œuvres d'art sacré issues de différentes époques et dont certains font l'objet d'une protection spécifique des monuments historiques:

Les vitraux du chœur proviennent des ateliers Lobin à Tours, offerts en 1866 par Isidore Chevallereau de Sely. Ils représentent saint Isidore de Séville et saint Hilaire de Poitiers tenant son traité De Trinitate. Le vitrail de la baie axiale a été remplacé en 1980 par une œuvre contemporaine de Louis-René Petit représentant saint André.

Une chaire mobile, datant du , elle est ornée de pampres, d'épis et de fleurs symbolisant les saisons, ainsi que d'armoiries seigneuriales sous une couronne de marquis. Ce meuble a été classé à titre objet des monuments historiques en 1917.

Un bénitier daté de 1668, il porte le monogramme gravé IHS (« Jésus Sauveur des Hommes »).

L'église possède deux cloches historiques fondues respectivement en 1759 et 1804.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des monuments historiques de la Vienne

Liens externes

Bonnes Catégorie:Monument historique classé en 1906 Bonnes