Les canicules européennes de 2026 sont des vagues de chaleur affectant particulièrement l'Europe du Sud, l'Europe de l'Ouest puis l'Europe centrale durant le printemps et l'été 2026. La première a lieu du au , la deuxième débute le .. et s'achève le , et une troisième se forme le même jour au Portugal et en Espagne et s'étend au reste du continent avant de se terminer (en France) le .

Cette série de vagues de chaleur est inédite en Europe, et notamment en France, à la fois par sa précocité, par son étendue, par son intensité et par sa durée cumulée. En France, c'est la première fois qu'une vigilance canicule est déclenchée au mois de mai (au niveau jaune le , puis au niveau orange le ) depuis la mise en place de ce dispositif en 2004.. Des températures au-dessus des normales de saison sont aussi enregistrées le au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne.. La vague de chaleur du mois de juin est la plus intense jamais enregistrée en France, avec une température moyenne de le et les et , dépassant les enregistrés en août 2003 et en juillet 2019. Le , 58 départements français, 16 villes d'Italie, le Pays Basque et le sud de l'Angleterre sont placés en vigilance rouge. Le , 72 départements français sont en vigilance rouge et 14 en vigilance orange, ce qui représente une nouvelle fois un record depuis la création des vigilances canicule. Au , la France a connu 52 jours de vagues de chaleur, battant le record de 33 jours établi en 2022, et la troisième vague de chaleur de l'été, qui a duré du au , a égalé la plus longue jamais enregistrée, celle de juillet 1983, avec une durée de 22 jours.

Les mers et les océans européens subissent des canicules marines records avec une anomalie de température de en moyenne dans le nord-ouest de la mer Méditerranée, jusqu'à plus de localement et plus de localement dans le golfe de Gascogne pendant le mois de juin.

Début septembre, Santé publique France fait état d'une surmortalité de plus de en lien avec les canicules de 2026.

Ces trois canicules rapprochées ont des conséquences importantes. Les écosystèmes sont mis à rude épreuve : cours d'eau à sec, sécheresse et feux de forêts, crise agricole majeure et surmortalité de la faune sauvage. Des millions d'animaux d'élevages sont décimés. Début septembre, près de ont brulé en Europe. La distribution de l'eau est sous tension dans 99 départements français, dont 62 considérés comme . La durée des canicules a entrainé des vagues de chaleur marines « extrêmes », jusqu'au sud de la mer du Nord et certaines parties de la Manche, ce qui affecte la vie marine.

Au niveau social, le ressenti peut différer selon l'exposition ou la capacité d'adaptation de chacun : les effets des canicules sont exacerbés par les inégalités, entre les personnes disposant de la climatisation et celles vivant dans des bouilloires thermiques et des îlots de chaleur urbains. Plusieurs milliers de personnes meurent à cause de la chaleur et les systèmes de santé de nombreux pays se retrouvent surchargés. Le sous-continent européen enregistre un taux de mortalité par habitant lié à la chaleur plus élevée que toute autre région du monde. Les canicules ont également des conséquences économiques importantes : des infrastructures électriques subissent des pannes, la productivité diminue et de nombreux évènements, festivals et manifestations sont annulés.

Les débats publics ont porté plus sur l'adaptation au changement climatique que sur les efforts pour le contenir ou la trajectoire de réduction des émissions nettes. Ils ont ciblé en particulier la nature des toits, le manque de stores ou volets dans de trop nombreux bâtiments ainsi que sur les mesures palliatives comme la climatisation (et ses effets en ville). L'importance des vagues de chaleur en 2026, et leurs conséquences (décès, crise agricole, feux de forêts, restrictions d'eau, impacts sur le vivant…), après un hiver et un début de printemps pluvieux, concrétise l'impact du changement climatique en cours, annoncé depuis plusieurs décennies, mais souvent esquivé par de grands médias qui pratiquent le cadrage épisodique ou colportent des infox.

Situation météorologique Mai 2026 (première canicule) En , une première canicule inédite, très précoce et très intense pour la saison touche l'Europe de l'Ouest et plus particulièrement la France et le Royaume-Uni. À partir du , l'air chaud venu du sud de l'Europe et du Maroc arrive en Europe de l'Ouest, puis un dôme de chaleur, une zone de hautes pressions, se forme au-dessus de l'ouest de l'Europe et maintient l'air chaud au même endroit pendant plusieurs jours.

Les températures maximales atteignent jusqu'à localement en France, localement au Royaume-Uni et à Londres, du jamais vu pour un mois de mai. Treize départements sont placés en vigilance orange pour canicule en France le . Il n'était jamais arrivé de déclencher la vigilance jaune ou orange pour canicule en France pendant le mois de mai..

En France, La température moyenne de mai 2026 est de , soit au-dessus de la normale pour un mois de mai. De ce fait, mai 2026 se classe au deuxième rang des mois de mai les plus chaud, après mai 2022 avec une anomalie thermique moyenne de +2,3 °C. Même si ce mois mai 2026 est plus frais que le mois de mai 2022, la canicule de mai 2026 est inédite. Le 26 mai, la température moyenne des maximales est de , soit au-dessus par rapport à la normale 1991-2020. Ce mois de mai est le plus chaud jamais enregistré en Bretagne, en Normandie, en Île-de-France, dans le Centre-Val de Loire, dans les Pays de la Loire, ainsi que dans le Poitou-Charentes, avec des anomalies dépassant les localement. Le fait que ce mois de mai ne soit pas le plus chaud en France est dû au milieu du mois plus frais que la normale, qui fait baisser la moyenne de température.

Durant la canicule du mois de mai, l'Autriche enregistre 46 températures les plus hautes jamais mesurées dans le pays, avec notamment à Lienz le . La ville passe huit jours d'affilée avec des températures égales ou supérieures à , alors qu'elle n'en avait jamais connu plus de trois d'affilée (en 2001). Le mois de mai est le cinquième plus ensoleillé en Autriche tandis que les précipitations sont inhabituellement faibles : elles correspondent, selon les régions, aux deux tiers voire seulement à la moitié de la moyenne établie en prenant comme point de comparaison la période 1991-2020. En Belgique, le , la ville d'Uccle mesure une température de , la plus haute mesurée pour ce jour de l'année depuis 1985.

Juin et début juillet 2026 (deuxième canicule) En , une nouvelle vague de chaleur s'annonce. Une « plume de chaleur » se forme et apporte à nouveau de l'air chaud en Europe de l'Ouest. Un anticyclone puissant se forme au-dessus de la mer du Nord et tient éloignées les masses d'air frais qui s'y trouvent, de sorte que l'air chaud est maintenu aux mêmes endroits pendant plusieurs jours.

En France, la canicule fait d'abord basculer l'Île-de-France ainsi qu'une partie du centre-est du pays en vigilance orange pour la journée du . Le lendemain, la vigilance orange s'étend à (la moitié de la France). Pour la journée du , 60 départements du nord-est au sud-ouest sont placés en vigilance orange.

Le , 35 départements de la façade atlantique basculent en vigilance rouge.. Le , elle s'étend à 49 départements, une situation totalement inédite ; c'est ainsi la quasi-totalité de l'ouest de la France qui est placée en vigilance rouge et cette vigilance s'étend même jusqu'au centre-est du pays avec des nuits exceptionnellement chaudes ainsi que des journées avec des records quotidiens. La vigilance orange cesse de s'étendre et concerne la quasi-totalité des départements, à l'exception de quelques départements aux bords de la Méditerranée placés en vigilance jaune canicule.

Le mardi , cinq nouveaux départements sont placés en vigilance rouge. C'est depuis le début des relevés météorologiques dans le pays ce qui en fait une journée totalement inédite et historique en France. Elle est détrônée dès le lendemain, avec un indicateur thermique national (ITN) de .. et 58 départements concernés par la vigilance rouge. On y a enregistré la plus forte anomalie de températures au monde vis-à-vis des valeurs de référence à cette période de l'année, calculée sur la période 1991-2020, avec des écarts de dans l'ouest de la France. Le , 72 départements français sont en vigilance rouge, ce qui constitue un record depuis le début des vigilances Météo-France, tous évènements confondus., alors que l'ITN se maintient à . Seul le territoire de Belfort n'a pas dépassé les . Ce , cent millions d'Européens subissent des températures supérieures à .. Le est aussi la nuit la plus chaude jamais enregistrée en France, avec un indicateur thermique des températures minimales de , et des records de températures minimales dans plusieurs stations météorologiques : à Nantes, à Orly, à Bordeaux, à Paris, et à Vannes.

Le matin du , un phénomène rare de coup de chaleur est observé à Belle-Île-en-Mer. La température est passée rapidement de lorsque l’air chaud issu de la dissipation d’un orage a déferlé à plus de . Cette variation de température s’est produite en moins d’une heure.

Du 17 au , une vague de chaleur en France entraîne près de supplémentaires. Météo France indique notamment qu'entre le et le , les deux tiers des stations météorologiques du territoire ont enregistré leur record mensuel de température ; un quart d'entre elles ont relevé leur record absolu. Ainsi, la plus haute température enregistrée sur la période a été relevée par la station de Pruniers, dans l'Indre, avec . C'est la deuxième fois de l'histoire que les 45°C sont atteints en France Métropolitaine, la température la plus haute jamais enregistrée en France est de 46°C, relevée en juillet 2019. Plusieurs grandes métropoles ont également établi leur record de chaleur absolu, notamment Cherbourg avec (ancien record de ), Nantes (), Rennes (), Bordeaux (), Poitiers (), Saintes (). Paris a également battu son record mensuel de température avec au jardin du Luxembourg (le record absolu est de dans la station de Paris-Montsouris).

À partir du , l'air à haute pression formant le dôme de chaleur à l'origine de la canicule commence à être chassé vers l'est, mettant progressivement fin à la canicule en France tout en l'intensifiant en Europe centrale et de l'Est. Ainsi, la façade atlantique quitte la zone rouge le à la suite des précipitations alors que 61 départements restent concernés. ; le , seuls les deux départements alsaciens restent en rouge, et le , plus aucun département n'est en vigilance rouge . Météo-France annonce la fin de la vague de chaleur le . vignette|Températures au sol, (données du satellite Sentinel-3). vignette|Thermomètre de pharmacie affichant 44 degrés à Paris le .

En France, le mois de juin est le plus chaud jamais enregistré depuis le début des relevés météorologiques avec une anomalie moyenne de par rapport à la moyenne 1990-2020. La température moyenne du mois est de . Les trois journées les plus chaudes enregistrées en France datent de , idem pour les quatre nuits les plus chaudes et les quatre après-midis les plus chauds. L'indicateur thermique national des températures maximales grimpe à le , bien loin des du . Le , l'Indicateur thermique national des températures minimales ne baisse pas en dessous des , ce qui signifie qu'en moyenne en France, la température la plus fraîche de la nuit n'est pas descendue en dessous des . L'ancien record était de le . Durant la canicule de juin, plus de 40% de territoire métropolitain a subi des températures supérieures ou égales à au moins une fois.