Olao Gaggioli, né le à Ferrare et mort en 1965, est un syndicaliste et homme politique fasciste italien.

Biographie

Combattant, arditi, futuriste Après avoir obtenu un diplôme en comptabilité, Olao Gaggioli travaille à la formation du Cercle socialiste autonome interventionniste de Ferrare, travaille pendant un temps pour le journal La Provincia di Ferrara, puis se porte volontaire pour la guerre, d'abord dans les Bersagliers, puis dans les Arditi en tant que lieutenant : il reçoit quatre médailles d'argent et une de bronze pour sa bravoure militaire et, en 1922, la Croix de chevalier de la Couronne d'Italie pour ses mérites de guerre, recevant également les éloges de Mussolini.

Dès la fin du conflit, en 1918, Gaggioli adhère au mouvement futuriste puis prend la tête du groupe futuriste ferrarais en février 1919, de nature nationaliste et anticléricale et avec un programme « contre le chômage et les mouvements bolcheviques» (Gazzetta ferrarese, 14 avril 1919). Le 23 mars 1919, il représente la ville de Ferrare lors de la fondation des Faisceaux de combat dont il fonde la section locale à la fin du mois.

Fascisme à Ferrare et conflit avec Italo Balbo Membre de l'Association nationale des combattants, franc-maçon et légionnaire de Fiume, Gaggioli démissionne du Parti républicain italien (PRI) dont il est membre en raison du manque de soutien à Gabriele D'Annunzio lors de l'Entreprise de Fiume. Déçu de l'évolution conservatrice et pro-agrarienne du fascisme ferrarais, Gaggioli démissionne de son poste de secrétaire du Fascio le 17 décembre 1920 et décide de créer un Fascio autonome en novembre 1921. Réprimé par Italo Balbo, Gaggioli cesse son activité dissidente, réintègre le Parti national fasciste (PNF) en octobre 1922 et participe plus tard à la Marche sur Rome. vignette|Olao Gaggioli vers 1920. Protagoniste de l'affirmation du fascisme à Ferrare, il forme la Squadra del Celibano avec laquelle il mène une lutte impitoyable contre les socialistes et une propagande assidue dans toute la province en soutien aux syndicats nationaux autonomes : entre 1921 et 1922, il devient secrétaire adjoint provincial des syndicats fascistes et président du Consortium des coopératives de production et de travail de la province.

Consul de la Milice et homme politique Commandant de la légion d'Ancône fin 1923, puis de la légion de Ferrare entre 1923 et 1940, il est promu en 1929 consul de la MVSN et commande en 1936 le Groupe de Légions en Cyrénaïque. Conseiller à la Chambre des faisceaux et des corporations à partir de 1939, il devient en 1940 secrétaire fédéral de Ferrare.

Durant la Guerre civile Toujours en poste en septembre 1943, lors de la création de la République sociale italienne (RSI), Gaggioli refuse de reprendre la direction en raison de son conflit avec le préfet Giovanni Dolfin. Il démissionne et cède sa place à son adjoint, Igino Ghisellini, choix perçu par les fascistes les plus radicaux comme une trahison. Gaggioli échappe de peu à une exécution immédiate grâce à l'intervention de Luigi Pagliani, un envoyé du parti.

Gardant des contacts avec des représentants du Comité de libération nationale (CLN), en avril 1945, il se propose comme collaborateur de la Résistance, mais est rejeté en raison de son passé fasciste.

Notes et références

Bibliographie

Mimmo Franzinelli, Fascismo anno zero. 1919 : la nascita dei Fasci italiani di combattimento, Mondadori, 2019. Paul Corner, Fascism in Ferrara, 1915-1925, Oxford University Press, 1975.

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