Soli Deo Gloria est une bande dessinée française scénarisée par Jean-Christophe Deveney et dessinée par Édouard Cour, parue en 2025 aux Éditions Dupuis.
L'album est une fiction historique qui se déroule dans une version alternative du XVIIIe siècle et met en scène, sous de faux noms, de multiples figures majeures de la musique baroque, comme Antonio Vivaldi, Farinelli ou Jean-Sébastien Bach.
La bande dessinée bénéficie d'un accueil critique favorable à sa sortie, et reçoit plusieurs récompenses, dont le Prix de la BD Fnac France Inter et le prix du meilleur album du festival Quai des Bulles.
Synopsis
Des jumeaux, Hans et Helma, naissent dans une famille paysanne du Saint-Empire romain germanique au XVIIIe siècle et se découvrent durant leur enfance un don pour la musique – le chant pour Helma, les instruments pour Hans. Après avoir échappé de justesse au massacre de leur famille et leur village par des pillards, le frère et la sœur se lancent dans un périple initiatique à travers l'Europe et rencontreront sur leur chemin de nombreux maîtres de musique, ainsi que des succès et des drames qui forgeront leurs caractères et leurs talents.
Genèse et influences
Jean-Christophe Deveney commence à réfléchir au scénario pendant la pandémie du Covid-19, alors qu'il s'interroge sur l'utilité de l'art face à une crise mondiale. Il fait alors le lien avec l'art baroque du XVIIIe siècle, qui atteint son apogée alors que l'Europe fait face à des guerres, des famines et de nombreuses tensions. Il envisage alors d'écrire un récit qui explorerait le rôle de l'art face à la violence. Il choisit également de créer un degré de distance avec la réalité en modifiant légèrement les lieux et les noms (Vivaldi devient Aldiviva, Amsterdam devient Adamstern...) afin de simplifier l'histoire et de lui donner une structure de conte comme ceux des Frères Grimm.
Les auteurs sont mis en contact par Ludovic Monnier, galeriste chez Achetez de l'Art, suite à l'exposition des originaux de la précédente BD d'Édouard Cour, ReV.
Édouard Cour choisit de dessiner la bande dessinée en noir et blanc, en s'inspirant des gravures de Gustave Doré, ainsi que des œuvres d'Albrecht Dürer et de Rembrandt, pour donner à l'album une esthétique similaire aux illustrations de recueils de contes de fées. Il accompagne son dessin de trames de gris, afin de se rapprocher du grain des premières lithographies. Il décide plus tard de représenter la musique par des touches de couleur abstraites, d'abord monochromes puis de plus en plus variées pour traduire la progression des personnages. Ainsi, les auteurs veulent éviter d'inclure des partitions dans les planches, qui auraient dû être parfaitement fidèles à des morceaux existants.
Accueil critique
L'album rencontre un fort succès critique à sa sortie. Il reçoit la note de 4T dans Télérama et fait l'objet d'une longue chronique par Stéphane Jarno, qui le présente comme « un miraculeux récit initiatique ». Olivier Delcroix, du Figaro, évoque « une magistrale fresque d’apprentissage en forme de conte de fées musical ». Dans Le Monde, Alexis Duval souligne de l'œuvre. Sur France Musique, Max Dozolme voit dans l'album . Stéphane Bataillon, pour La Croix, le décrit comme une . Thierry Bellefroid, dans sa chronique Roman Graphique pour la RTBF, relève une .
Distinctions
Prix du meilleur album, Quai des Bulles 2025 Prix René Goscinny du meilleur scénariste 2026 pour Jean-Christophe Deveney Prix BD Fnac France 2026 Prix des libraires Canal BD 2026
L'album est également nommé pour le Fauve d'or du FIBD, prix qui ne sera finalement remis à aucun ouvrage suite à l'annulation de l'édition 2026 du festival.
Références
Annexes Articles connexes
Soli Deo gloria Musique baroque Roman d'apprentissage
Liens externes
Site officiel
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