alt=Diagnostic de performance énergétique|vignette|Illustration de l'échelle de consommation d'énergie pour les logements. Le diagnostic de performance énergétique (DPE), est un diagnostic réalisé en France sur des biens immobiliers. En Belgique, l'équivalent est le certificat de performance énergétique des bâtiments (PEB), et en Suisse, le Certificat énergétique cantonal des bâtiments (CECB). C'est l'un des documents faisant partie du dossier de diagnostics techniques (DDT).. La durée de validité d'un DPE réalisé après le est de dix ans. Ceux réalisés avant le et avant le ne sont respectivement plus valides depuis le et le .

Le DPE doit être présenté lors de la vente ou de la location des logements et des bâtiments tertiaires (bureaux, hôtel). Il vise à informer le futur propriétaire ou locataire à propos de la consommation d'énergie du logement ou du bâtiment tertiaire, et de l'efficience du chauffage, de la climatisation et de la production d'eau chaude sanitaire (ECS).

Dans le cadre de la lutte contre l'« habitat indigne » et la précarité énergétique, la mise en location des logements classés G, F et E, dits « passoires thermiques »Loi Climat et résilience, les passoires thermiques dans le viseurquechoisir.org, 26 août 2021., sera interdite respectivement à partir de 2025 (), 2028 () et 2034 (). Depuis 2022, les logements de classes F et G font aussi l'objet d'un gel des loyersEditions législatives - 26/08/2021 - En 2022, il sera impossible d'augmenter le loyer des passoires thermiques. pour les locataires déjà titulaires d'un bail comme lors d'une relocation et les annonces de vente ou de location portant sur ces logements doivent obligatoirement porter la mention « Logement à consommation énergétique excessive »Légifrance - Code de la construction et de l'habitation Article R126-24 : .

Le DPE est l'objet de critiques tant pour ce qui concerne sa fiabilité que pour l'absence d'évaluation des conséquences que sa mise en œuvre a eues sur un marché locatif déjà fortement sous tension, notamment dans les grandes villes.

DPE en France Présentation et contenu Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est un diagnostic immobilier comportant quatre parties : la consommation énergétique du bâtiment exprimée pour l'année en kWh et en euros ; la consommation d'énergie primaire et d'émission de gaz à effet de serre (GES), exprimée par m par an ; le descriptif du bâtiment : le bâti (parois verticales, fenêtres, portes, plafond et plancher), et des systèmes (chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation et refroidissement) ; recommandations d'améliorations énergétiques..

Pratique Estimation de la consommation annuelle L’estimation des coûts annuels en énergie est indiquée dans le DPE en kWh énergie primaire et dans une fourchette de prix en euros, en utilisant la consommation conventionnelle et le prix moyen des énergies indexés au de l’année en cours.

Elle est indiquée pour une utilisation classique sur cinq usages. : le chauffage ; l’eau chaude sanitaire (ECS) ; la climatisation ; l’éclairage ; les auxiliaires (ventilateurs, pompes).

Les consommations liées à l’électroménager ou à d’autres usages ne sont pas prises en compte dans l’estimation annuelle.

Cette estimation dans le DPE est donnée à titre indicatif, car les factures réelles dépendront du type de consommation par individu, mais également des aléas environnementaux (hiver doux ou froid).

Méthodes de calcul du DPE Méthode sur facture Le calcul sur facture se base sur la consommation réelle du logement étudié. Il consiste à établir une moyenne de consommation énergétique sur les 3 dernières années en utilisant les factures énergétiques du logement.

Cette méthode de calcul n’est plus utilisée depuis le ., à la suite de l'adoption de la Loi portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, dite loi ELAN en 2018.

Méthode 3CL Appelée 3CL pour « calcul de la consommation conventionnelle des logements », cette méthode est mise en place pour apporter plus d’objectivité au DPE en supprimant les facteurs subjectifs liés à la consommation.

La méthode 3CL permet d’avoir un calcul plus objectif pour tous les logements, notamment dans certaines situations où le calcul sur facture n’était pas approprié (variation du prix de l’énergie, résidence secondaire sans chauffage, style de consommation).

C'est la méthode de calcul utilisée pour tous les logements depuis .

Depuis le , la méthode est adaptée pour les logements dont la surface habitable est inférieure à ..

Calcul du DPE Le calcul, qui donne un résultat en kWhep / m2 / an, respecte des conventions afin d'obtenir le DPE intrinsèque de l'habitat :

Température à l'intérieur est à (de 22 heures à 6 heures) la nuit et le jour (de 6 heures à 22 heures). Prise en compte des températures extérieures moyennes base (c'est-à-dire que les périodes possibles de chauffage sont les heures où la température extérieure est inférieure à ), mesurées sur les trente dernières années. La France est divisée en trois zones. Présence dans le logis des occupants moyen au mètre carré de par jour en semaine et le week-end. La résidence inoccupée est à . Énergie pour l'eau chaude sanitaire fonction de la surface habitable (conforme au Calcul de la Consommation de Chauffage) et de la zone climatique (H1, H2 ou H3). Le débit d'air renouvelé dépend du volume de l'habitation et du taux de renouvellement d'air lié au type de ventilation. À ce débit est ajouté un taux de renouvellement d'air lié aux défauts d'étanchéité du bâti.

Évaluation des indicateurs thumb|Exemple de présentation d'un indicateur statistiques, pour le logement social de la région Hauts-de-France, au 1er janvier 2022, par classe de consommation énergie 2022 (d'après les DPE) L’ancienneté et l’état énergétique du parc de logement social en région Hauts-de-France (HdF) au 1er janvier 2022 : à cette date, l’ancienneté moyenne du parc de logements sociaux de la région Hauts-de-France est de 44,0 ans, contre 40,5 ans en France métropolitaine. L’ancienneté des constructions influe sur le diagnostic de performance énergétique des logements (DPE). En 2022, 79,5 % des logements du parc locatif social de la région ont fait l’objet d’un DPE. Les logements classés en A et B, considérés comme peu énergivores, représentent 11,9 % du parc social disposant d’un DPE renseigné, contre 16,1 % en France métropolitaine. Les logements classés en F et G, qualifiés de « passoires thermiques » et considérés comme très énergivores, en représentent 6,1 % (3,7 % au niveau national). "L’offre locative sociale dans la région Hauts-de-France s’élève à 591 907 logements au 1er janvier 2022. Sur un an, elle augmente de 0,7 %, soit une progression un peu moindre qu’au niveau national (1,1 %). Les logements sociaux ont progressé de 4,1 % en 5 ans, davantage que l’ensemble des résidences principales sur la période 2014-2019 (3,5 %). Ainsi, le parc social représente, au , 23,1 % des résidences principales contre 17,4 % au niveau national". et .

thumb|Autre exemple de présentation statistiques (évaluation des émissions équivalent CO2), également pour le logement social en région Hauts-de-France au

Les consommations annuelles d'énergie finale pour toutes les énergies sont ramenées à deux indicateurs. Le premier, un indicateur de consommation d'énergie exprimé en énergie primaire kWhep /(m.an), la surface considérée est la surface habitable en logement ou la surface thermique (Surface utile x 1,1) en tertiaire ; et le second un indicateur d'impact sur les émissions de gaz à effet de serre exprimé en kgeqCO2 /m.an.

Le passage des consommations finales à la consommation d'énergie primaire se fait sur la base des facteurs de conversion suivants : facteur 1 pour tous les combustibles fossiles (fioul, gaz naturel…) ; facteur 0,6 pour le bois (choix politique et non physique, pour soutenir la filière bois renouvelable) et un facteur 2,58 pour l'électricité, pour prendre en compte le rendement « global » de l'outil de production de l'électricité en France. Le transport n'est pris en compte pour aucune des énergies. Le calcul des émissions de gaz à effet de serre se fait via le contenu CO2 par type d'énergie.

L'énergie primaire correspond aux consommations « réelles » de ressources. Par convention, l'énergie consommée pour le transport, raffinage et la distribution des énergies fossiles ne sont pas prises en compte (coef. : 1). Le facteur 2,58 affecté à l'électricité traduit les pertes en ligne (environ 3 %), mais surtout les faibles rendements des centrales thermiques (nucléaires ou fossiles). Suivant la réglementation environnementale 2020 (RE2020), ce facteur est ramené à 2,3.Positionnement en consommation et gaz à effet de serre (pour les logements)

Les deux images avec leur dégradé de couleurs (comme pour les réfrigérateurs, congélateurs) donnent une indication globale visuelle. On passe de la consommation annuelle en énergie finale à une consommation en énergie primaire ., exprimée en kWh/m/an. Jusqu'à 2021, les classes de consommation étaient définies comme suit :

0 - 50 classe A. Les logements les plus performants ; difficilement atteignable en rénovation mais accessible pour la construction neuve au logement conforme au label règlementaire « Bâtiment basse consommation » (BBC), 51 - 90 classe B. Atteignable en construction neuve à condition de disposer d'un système de chauffage et d'ECS performant (pompe à chaleur, chaudière à condensation, système solaire…), atteignable en rénovation. Concerne certaines constructions neuves conformes au label réglementaire BBC, 91 - 150 classe C. Standard dans la construction neuve des maisons chauffées au gaz en France (la RT 2005 impose par exemple à Paris au maximum 130 kWh/m/an). 151 - 230 classe D. Standard dans la construction neuve des maisons chauffées à l'électricité en France (la RT 2005 impose par exemple à Paris au maximum 250 kWh/m/an) Standard des années 1980 et 1990 pour les chauffages à combustibles. Des améliorations substantielles sont facilement atteignables notamment par le remplacement de chaudière et l'isolation des combles et fenêtres, ou par le passage à une pompe à chaleur pour les systèmes électriques. 231 - 330 classe E. Des logements avant le premier choc pétrolier ou des logements anciens chauffés à l'électricité. 331 - 450 classe F. Des logements anciens généralement construits entre 1948 et 1975. Les économies réalisables sont très importantes, le rendement économique (retour sur investissement) est évident. 451 et plus classe G

Le classement pour les bâtiments tertiaires (non explicité dans cet article) descend jusqu'à G également mais avec des variantes d'échelles selon le type de bâtiments. Le dégradé en émissions de gaz à effet de serre (GES) peut différer selon l'énergie. Par exemple : le bois a un impact faible en analyse du cycle de vie (13 géq/kWh) ; le gaz naturel (234 géq/kWh) a un impact plus faible que le fioul domestique (300 géq/kWh)..

La réforme du DPE appliquée à partir du modifie les seuils de passage entre ces classes et y introduit la prise en compte des émissions de Réforme du DPE : 600.000 logements chauffés à l'électricité sortent du statut de passoire, Batiactu, 15 février 2021.. Les nouvelles classes sont définies de la façon suivante (entre énergie primaire et émissions de , la classe la plus défavorable est conservée): Classe A : moins de et de Classe B : et Classe C : et Classe D : et Classe E : et Classe F : et Classe G : plus de et plus de