Édouard Covillot, né le 8 janvier 1882 à Paris. et mort le 6 novembre 1949Commune Les Bréviaires Service de l'Etat-Civil aux Bréviaires (Yvelines), est un artiste-peintre français et créateur de dessins pour tissus d'ameublement de la première moitié du . Il a été médaillé d'or et récompensé d'un diplôme d'honneur à l'Exposition internationale des arts décoratifs de Paris en 1925exposition internationale des arts décoratifs de paris 1925 Liste des récompenses médaille d or classe 13 textiles page 87 et diplôme d'honneur classe 34 textiles page 166

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3154628/f95.item.

Biographie

Édouard Covillot naît le 8 janvier 1882 à Paris. Sa famille s'installe à Neuilly-sur-Seinearchives municipales Neuilly-s/Seine

https://archivesenligne.neuillysurseine.fr/ où il grandit. Son père est comptable, sa mère, couturière.

Il commence sa carrière professionnelle à l'âge de 14 ans, comme dessinateur industrielarchives municipales Neuilly-s/Seine recensement 1896

https://archivesenligne.neuillysurseine.fr/ puis se forme à l’École Nationale des Beaux Arts de Paris où, sous l'enseignement de maître Deschamps, il se perfectionne aux techniques du dessin classiqueJournal L'Echo d'Alger 25 décembre 1918 n° 2467

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75798233/f2.item.

À partir de 1905, il partage son activité entre la France et l'Angleterre et réalise à Londres, une frise panoramique intitulée La Seine pour l'entreprise Allan, Cockshut and Co, la plus importante compagnie anglaise de production de papiers peints. Il est présent en 1911, au 4e salon of the Allied Artists', au Royal Albert Hall de Londres et expose le portrait de Madame T.C. Cockshut ainsi qu'un paysage intitulé La vallée de l'EssonneCatalogue The London Salon July 1911 Royal Albert Hall 4e année pages 61 et 81

https://archive.org/details/AAALondonSalon1911/page/n71/mode/2up

https://archive.org/details/AAALondonSalon1911/page/n91/mode/2up.

Pendant la Première Guerre mondiale, il participe en 1916 à la Bataille de la Somme. Blessé, il est décoré de la médaille de la Victoire puis incorporé dans le 9e Régiment de Zouaves à AlgerMinistère de la Culture Grand Mémorial Edouard Covillot

https://archives.paris.fr/archives-numerisees/sources-genealogiques-complementaires/recrutement-militaire-de-la-seine/consulter-les-registres-matricules-du-recrutement-1887-1921 où, en tant que peintre-soldat, il organise en 1918 une première exposition pour laquelle il présente trois grandes fresques de sa composition acquises par l'armée et destinées à l'École des élèves-officiers indigènes de Miliana.

Démobilisé, il reste à Alger où est déjà installée une branche de sa famille et croise les peintres : Louis-Ferdinand Antoni, Léon Cauvy et Maurice Bouviolle. Il participe avec eux à la 4e exposition de guerre du Salon des OrientalistesJournal l'Echo d'Alger 21 avril 1919 n° 2584

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7576673c/f2.item, puis organise en mai une seconde exposition de peinture avec l'aquarelliste Louis GermanJournal l'Echo d'Alger 22 mai 1919 n° 2614

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75767032/f1.image. Lors de la Foire Exposition d'Alger en 1922, il est à nouveau présent au Salon des Orientalistes où il expose : "La Mauresque assise sur un mur"Centre de Documentation historique pour l'Algérie Archives Cazenave Cote 44 ARC 313 Annales africaines 11 mai 1922 Edmond Esquirol

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5704390c/f12.item.

Revenu en région parisienne, il concourt en 1925 à l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris. Avec comme membre du jury, la prestigieuse maison de soieries lyonnaises Bianchini Férier, il est récompensé d'une médaille d'or et se voit attribuer un diplôme d'honneur dans la catégorie Textile. Ses créations de dessins sont favorablement remarquées par la Revue Française des Arts Décoratifs Appliqués du 1er février 1925 et realisées sur textiles par le fabricant de tissus d'ameublement renommé, Cornille FrèresRevue Française des Arts décoratifs appliqués mobilier et décoration d'intérieur 5e année février 1925 n° 111

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32817402q/date1925.r=.

Au cours de la décennie 1930, Édouard Covillot effectue un voyage en Chine dont il rapporte plusieurs objets d'art qu'il utilise accessoirement pour décorer ses fonds de tableauxJeune Femme blonde au collier, nue devant son miroir hst collection privée. En 1936 et 1937, il réalise des gouaches pour la Société Française de Papiers Peints "Essef décors muraux"E. Hardvillier-Cacheux commissaire priseur judiciaire Hôtel des Ventes de Beauvais, archives de la Société Française de papiers peints ESSEF Vente du 24 mars 2007 hôtel des Ventes de Beauvais

https://www.docantic.com/ph/essef.pdf.

De nouveau à Londres à la veille de la seconde guerre mondiale, il évolue dans le quartier de Fitzrovia où il approche le groupe d'artistes qui fréquente, rue Charlotte, la librairie-café de Lucie Kronig et se lie d'amitié avec Robert Buhler (1916-1989), artiste-peintre anglais d'origine suisse.

Après guerre, il s'installe définitivement au hameau du Matz, dans la commune des Bréviaires (Yvelines) où il décède le 6 novembre 1949 à l'âge de 67 ans.

Œuvre

Le style d'Édouard Covillot se caractérise par des compositions figuratives, des formes précises, une touche lisse parfois légèrement empâtée, des teintes sobres rehaussées de tâches claires provoquant des effets de lumière et de vibration.

Marqué par la guerre, L'Echo d'Alger rapporte que l'artiste-peintre témoigna de la réalité du champ de bataille dans "le lanceur de grenades", "les poilus en embuscade" et "la sortie d'une tranchée bouleversée par un bombardement intensif" présentés lors de ses expositions à AlgerJournal L'Echo d'Alger 25 décembre 1918. Il peignit aussi quelques paysages, des scènes de pêche dont certaines furent estampillées "Peintre de la Marine" pendant la guerre 14-18, des compositions floralesStill Life of Flowers in a vase hst 45 x 36 collection privée, des portraits et des nus féminins dont la figuration évolua. Ainsi, aux jeunes beautés gracieusement représentées dans un écrin végétalVenus en Forêt hst 1925 collection privée, il substitua des femmes faites et voluptueuses offertes sans ciller au regard du spectateurFemme allongée tenant un livre hst 60 x 73cm collection privée.

Vie privée En 1905, Édouard Covillot épouse Alice Vaquette à Suresnes. Il fait la connaissance vers 1920 de Marie Laléchère, 21 ans. Une liaison se noue dont naîtra en 1922, son fils Raoûl. En 1923, il se sépare d'Alice, élève et reconnaît l'enfant. En 1942, il épouse à Paris, la jeune soeur de l'artiste-peintre anglais d'origine suisse, Robert Buhler. Deux enfants naîtront de cette union.

Références

Catégorie:Peintre français