C. S. Pacat est une autrice australienne de fantasy, connue pour ses séries Prince captif et Dark Rise. Initialement publiée en ligne avant d'être rééditée par un éditeur traditionnel, sa trilogie Prince captif rencontre un succès international et contribue à la visibilité de la fantasy mettant en scène des personnages LGBT+. Elle est également la créatrice de la série de bandes dessinées . Elle reçoit le prix Aurealis du meilleur roman de fantasy en pour Dark Rise.

Jeunesse et formation C. S. Pacat est originaire de Melbourne... Ses parents encouragent très tôt son intérêt pour l'écriture : bien qu'elle écrive depuis l'enfance, elle ne tente de rédiger un roman qu'à partir de la vingtaine. Pacat vit plusieurs années au Japon, où elle commence à élaborer l'intrigue de la trilogie Prince Captif. Elle rédige les deux premiers volumes de cette série alors qu'elle étudie la géologie à l'université de Melbourne.

Elle explique avoir commencé à écrire les récits qu'elle aurait aimé lire durant son adolescence, mais qu'elle ne trouvait pas dans la production traditionnelle de fantasy, notamment en raison du manque de représentation des personnages queer..

Carrière littéraire C. S. Pacat commence par publier le Prince captif en ligne, à partir de .. L'œuvre rassemble progressivement un lectorat important : après avoir essuyé plusieurs refus d'éditeurs et d'agents littéraires, Pacat décide d'autoéditer les deux premiers volumes de la série en . Les ouvrages rencontrent rapidement le succès et atteignent notamment la première place de la catégorie d'Amazon. Leur réception positive attire l'attention de médias, tels que USA Today, qui salue la construction de l'intrigue et de la relation entre les personnages principaux..

À la suite de ce succès, un agent littéraire new-yorkais contacte Pacat, et les droits de la série font l'objet d'une mise en concurrence entre plusieurs maisons d'édition américaines. Pacat signe finalement un contrat pour les trois livres avec Penguin, qui réédite la série à partir de . La trilogie Prince Captif, se compose des volumes L'Esclave (, ), Le Guerrier (, ) et Le Roi (, ) et est traduite en français chez Bragelonne... Elle est finaliste du prix Sara Douglass, du prix Aurealis, pour l'année .. Selon The Guardian, la série Prince captif contribue à l'essor d'univers de fantasy dans lesquels l'homosexualité n'est pas systématiquement associée à la marginalisation ou à la tragédie, participant ainsi à une évolution des représentations queer dans le genre.

En 2017, C. S. Pacat lance, avec l'artiste Johanna The Mad, la série de bandes dessinées , publiée par Boom! Studios.. Cette œuvre suit un jeune escrimeur dans un pensionnat d'élite et s'inspire notamment de mangas sportifs. Elle est finaliste du GLAAD Media Award for Outstanding Comic Book en ..

En 2019, Pacat cède les droits d'une nouvelle trilogie de fantasy jeunesse, intitulée Dark Rise, à HarperCollins. La série se présente comme une urchronie et se déroule dans une version alternative de Londres, au . Le premier volume, Dark Rise, paraît en . L'ouvrage reçoit le prix Aurealis du meilleur roman de fantasy en .. Sa suite, Dark Heir, figure sur la liste des meilleures ventes du New York Times..

Réception La série Prince captif rencontre un important succès auprès du public. Les critiques consacrées à la trilogie soulignent la place accordée aux intrigues politiques et aux rapports de pouvoir, en mettant en avant la richesse de ses intrigues de cour, de ses conflits militaires et de sa « moralité grise »... La relation entre les personnages de Damen et Laurent est en effet particulièrement valorisée par la critique, qui salue la progression lente de leur romance, la complexité psychologique des deux protagonistes ainsi que l'évolution de leur dynamique au fil de la trilogie..

La série Dark Rise reçoit, elle aussi, un accueil favorable. Les critiques saluent la construction de son univers, ses retournements de situation, la complexité de ses personnages et sa réinterprétation des oppositions traditionnelles entre le bien et le mal en fantasy..... Les thèmes du destin, du libre arbitre et de l'identité occupent une place importante dans la saga, dont la romance à l'évolution progressive constitue, d'après les recensions, un point fort..

Analyse de l'œuvre Plusieurs chercheurs analysent l'œuvre de C. S. Pacat dans le cadre des études queer et de l'évolution de la fantasy contemporaine. La trilogie Prince captif est notamment étudiée comme un exemple de fiction queer issue des communautés de lecteurs en ligne et ayant contribué à la reconnaissance éditoriale de la fantasy centrée sur des personnages LGBT+.. Selon Bettina Burger, le succès initial de la série sous forme numérique démontre l'existence d'un lectorat important pour ce type de récits et participe à leur légitimation auprès des éditeurs traditionnels. Burger souligne également que le monde du Prince captif se distingue par la normalisation de l'homosexualité au sein de son univers fictionnel : contrairement à une grande partie de la fantasy inspirée de l'Europe médiévale, Pacat puise dans l'Antiquité grecque pour construire des sociétés où les relations homosexuelles sont socialement acceptées et où les personnages queer occupent des positions de pouvoir.

Dans une étude consacrée aux représentations LGBT+ dans la littérature young adult, Madison Victoria Johnson analyse la série Prince captif à travers le concept d'homonormativité : elle considère que la série inverse les mécanismes de l'hétéronormativité en faisant de l'homosexualité la norme sociale dominante dans le royaume de Vere.. Cette inversion se manifeste notamment par le fait que certains personnages supposent spontanément l'homosexualité de leurs interlocuteurs et que le protagoniste, Damen; dissimule son attirance pour les femmes afin d'éviter la stigmatisation.

Johnson estime que le Prince captif réinvestit plusieurs mécanismes du « » (« récit de coming out »), en les déplaçant vers d'autres aspects de l'identité : si la sexualité n'est pas l'objet principal de la dissimulation, la tension narrative repose largement sur le secret entourant l'identité et la position politique de Damen, et sur les conséquences potentielles de sa révélation. Johnson considère ainsi que la série conserve les dynamiques caractéristiques de nombreux récits queer, tout en les appliquant à des enjeux politiques et identitaires plutôt qu'à l'orientation sexuelle elle-même.

La série de bande dessinée a quant à elle fait l'objet d'une analyse portant sur les rapports entre sport, classe sociale et mobilité sociale.. Selon Paul Venzo, Sue Chen et Kristine Moruzi, l'œuvre présente l'escrime comme un espace très marqué par les inégalités économiques et culturelles, dont le protagoniste est initialement exclu en raison de son origine populaire. Pour eux, le récit met en scène la remise en cause de ces hiérarchies à travers les performances sportives du personnage principal, lequel parvient progressivement à concurrencer des adversaires bénéficiant d'un capital économique et culturel supérieur. Ils soulignent également que Fence associe cette réflexion sur la classe sociale à des représentations queer implicites et à une exploration des relations entre les jeunes sportifs.

Vie privée C. S. Pacat est une personne genderqueer et utilise en anglais les pronoms et ...

Œuvres

Série Prince captif

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Série Dark Rise

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Prix et distinctions

Lauréate

: prix Aurealis du meilleur roman de fantasy pour Dark Rise.

Finaliste

: prix Sara Douglass du prix Aurealis, pour la série Prince captif. : GLAAD Media Award for Outstanding Comic Book pour Fence.

Notes et références

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