Giovanni Allevi, né le 25 novembre 1870 à Offida et mort le 6 juin 1932 à Milan, est un médecin, journaliste, syndicaliste et homme politique socialiste italien.

Biographie

Syndicalisme révolutionnaire, médecine et socialisme réformiste D’abord engagé dans les rangs républicains et médecin de profession, Giovanni Allevi s’installa à Milan en 1900 où il fut employé à l’hôpital local. À partir de 1904, il devint conseiller sanitaire de la Chambre du Travail. Hostile au réformisme de Filippo Turati, comme en témoigne son livre L'utopia riformista (1901), Allevi commença en 1904 à collaborer au journal Avanguardia socialista d'Arturo Labriola et à des journaux républicains. Devenu proche du syndicalisme révolutionnaire, il participa à la grève générale de 1904.

Parallèlement à son engagement politique, Allevi s'intéressa, en tant que médecin, aux maladies professionnelles et aux conséquences de l'alcoolisme.

Signataire du Manifeste des syndicalistes révolutionnaires en 1906, il resta au sein du Parti socialiste italien (PSI) même après la scission syndicaliste. Il milita par la suite dans les rangs de l'aile révolutionnaire, se rangeant aux côtés de Benito Mussolini. Cependant, après la victoire en 1914 de la liste socialiste-réformiste dirigée par Emilio Caldara, Allevi occupa la fonction d’adjoint à la Santé de la municipalité de Milan.

Interventionnisme démocratique, après-guerre et fascisme En 1915, partisan de l'intervention de l'Italie aux côtés des Alliés, Allevi démissionna du PSI et de sa charge d'adjoint pour s’engager volontairement comme soldat. Selon Antonio Alosco, « son interventionnisme avait davantage une inspiration démocratique que révolutionnaire ». Aux élections de 1921, il se présenta comme tête de liste du camp radical-réformiste dans les Marches, où il fut élu.

Par la suite, Allevi adhéra au fascisme, s’investissant principalement dans le domaine professionnel de la médecine sociale, dans lequel il « conserva une inspiration socialiste ». Il semble avoir apprécié les mesures sociales prises par le régime, notamment en matière de lutte contre la tuberculose. Il écrit à cette époque que le hachisch pourrait être un « ennemi de la race » et une « drogue de Noirs », suggérant des mesures préventives pour défendre le peuple italien. Dès 1926, il occupa le poste de rédacteur scientifique au journal La Sera de Milan. Il mourut le 6 juin 1932 à Rome.

Publications

L'utopia riformista, Ascoli Piceno, 1901. La medicina sociale, Milano, Hoepli, 1909. La crisi del socialismo, Bari, Humanitas, 1913. La consulenza medico : legale della « Società Umanitaria » di Milano, 1921. Alcoolismo e lavoro, Milano, Casa Éditrice Sociale, 1922. Il tabacco : nell'agricoltura, nella patologia, nella legislazione e nell'igiene, Istituto editoriale scientifico, 1930. Gli stupefacenti : oppio, morfina, eroina, etere, cocaina, ecc., caratteri, danni e rimedi; contrabbando e traffici clandestini tossicomanie e difesa della razza, Hoepli, 1931.

Notes et références

Bibliographie

Antonio Alosco, I socialfascisti. Continuità tra socialismo e fascismo, Luni Éditrice, 2021, . Willy Gianinazzi, Intellettuali in bilico. Pagine Libere e i sindacalisti rivoluzionari prima del fascismo, Milano, Unicopli, 2006.

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