Le Bandama est un fleuve qui traverse la Côte d'Ivoire du nord au sud. Le nom fleuve vient de l'expression « gbanda-ma » qui signifie « fils de la mer »Raymond Borremans, Le grand dictionnaire encyclopédique de la Côte d'Ivoire, Tome 1 : A-B, Abidjan, NEA, 1986, 287 p. , p. 184. Il est formé de la conjonction des Bandama blanc et Bandama rouge (Marahoué). Le Bandama blanc constitue le cours supérieur du fleuve.
Géographie
Source Le Bandama (Bandama blanc) prend sa source dans le nord du pays, à l'ouest de la ville de Korhogo qu'il contourne par le nord, avant de s'orienter droit vers le sud. Sur son cours moyen, au nord-ouest de Yamoussoukro, a été construit le barrage de Kossou qui a formé le vaste lac de Kossou.
Il se jette dans la lagune de Tagba et le golfe de Guinée à Grand-Lahou.
Sa longueur totale est de et son bassin couvre près de . Ses principaux affluents sont le N'Zi, le Kan, le Sélémougou et le Bou.
Affluents La Marahoué. Le N'Zi
Hydrologie vignette|gauche|Le Bandama à Tiassalé. Le débit du fleuve a été observé pendant 38 ans (1954-1991) à Tiassalé, station hydrométrique située en aval du confluent avec la Marahoué (Bandama Rouge), et à plus ou moins de son embouchure au niveau de Grand-Lahou Unesco - Le Bandama à Tiassalé. vignette|gauche|Le Bandama à Broubrou(mission J. Eysséric, 1896-1897).
À Tiassalé, le débit annuel moyen ou module observé sur cette période était de pour un bassin versant de , ce qui représente plus de 97 % de la superficie totale de son bassin.
La lame d'eau écoulée dans le bassin versant atteint ainsi le chiffre de par an, ce qui doit être considéré comme assez modeste.
Le Bandama est un cours d'eau assez irrégulier et son débit varie d'après les saisons et suivant les années. Le débit des mois de la période des basses eaux est de plus de quinze fois inférieur au débit mensuel moyen de la période de crue. Celle-ci se déroule en septembre-octobre et suit de peu le maximum de la saison des pluies.
Sur la durée d'observation de 38 ans, le débit mensuel minimum observé a été de (en ), tandis que le débit mensuel maximal se montait à (en ). vignette|Récolte de gravier dans la région de Yamoussoukro. Le fleuve présente des variations annuelles importantes : de moyenne pour l'ensemble de l'année 1957, puis seulement l'année suivante. Le maximum annuel observé est de en 1963, tandis que le minimum annuel se montait à en 1978. D'une façon générale on constate une forte baisse des débits moyens depuis le début des années 1970, ce qui correspond aux problèmes d'assèchement de la région du Sahel.
Notes et références
Bibliographie
Charles Henri Pobeguin, « Notes sur les lagunes de Grand-Lahou, de Fresco et les rivières Bandama et Yocoboué », Bull. Soc. et Géogr., 18, série, 1897. Joseph Esseyric, « Exploration du Bandama (Côte d'Ivoire) », Annales de Géographie, , 1898, , . Joseph Esseyric, « Rapport sur une mission scientifique à la Côte d'Ivoire. Exploration du Bandama », Nouv. arch. scient. et litt., 9, 1899, J Bonvallot, Étude géographique d'un fleuve de la Côte d'Ivoire : le Bandama, ORSTOM, Adiopodoumé, 1970, 13 p. multigr. J. Lecolle, Répartition des eaux du Bandama dans le milieu marin, variations saisonnières, ORSTOM, Abidjan, 1969, 106 p., J. Lecolle, L'embouchure du Bandama Grand-Lahou (Côte d'Ivoire). Variations morphologique saisonnières, ORSTOM, Abidjan, 1970, 24 p. .
Liens externes
Voir aussi Articles connexes Le barrage de Kossou L'Autorité pour l'aménagement de la Vallée du Bandama La liste de fleuves dans le monde classés par continents La caldeira de Bandama est un impressionnant cratère éteint sur l'île Grande Canarie aux îles Canaries. Rallye de Côte d'Ivoire (ou rallye du Bandama)
Bandama * Catégorie:Fleuve en Afrique