La est un style de céramique japonaise développée à Himeji, dans l'actuelle préfecture de Hyōgo. Fondée en 1822 sous le patronage du domaine de Himeji, elle produit aussi bien de la porcelaine que de la céramique, notamment des porcelaines bleu et blanc (sometsuke) et des céladons.
Le nom Tōzan-yaki (東山焼) provient du village de Higashiyama (東山), où le premier four fut établi. Il ne doit pas être confondu avec Itō Tōzan, potier d'Awata actif à Kyōto, dont « Tōzan » constitue un nom d'art et non une référence à cette tradition céramique.
Histoire Le Tōzan-yaki est fondé en 1822 (5e année de l'ère Bunsei) dans le village de Higashiyama (東山村), situé au sud-est du château de Himeji. Le premier four est établi au pied du mont Kōzenji (興禅寺山), sous l'impulsion du conseiller du domaine de Himeji, Kawai Michiomi (河合道臣, également connu sous le nom de Kawai Sun'ō), qui cherche alors à développer de nouvelles productions artisanales afin de redresser les finances du domaine. Dès son ouverture, le four est placé sous le contrôle direct du domaine de Himeji.
Pour améliorer la qualité de la production, le domaine fait appel aux techniques des fours de Kyōto ainsi qu'au savoir-faire des porcelainiers d'Arita. Un second four est ensuite établi à Otokoyama (男山窯), où la production est principalement consacrée aux porcelaines décorées en bleu sous couverte.
Durant les années 1830 et 1840, le Tōzan-yaki connaît son apogée. Après la mort de Kawai Sun'ō, la gestion du four évolue progressivement et, à la fin de l'époque d'Edo, l'exploitation est reprise par plusieurs riches marchands de Himeji. Malgré la réduction de son activité après l'abolition des domaines féodaux en 1871, la production se poursuit durant une partie de l'ère Meiji avant de disparaître.
Production Le Tōzan-yaki produit aussi bien des céramiques que des porcelaines.
Les productions les plus réputées sont les porcelaines à décor bleu sous couverte (sometsuke) et les céladons (seiji). Les ateliers réalisent également diverses pièces destinées au service du thé et du saké, ainsi que des objets décoratifs et des ustensiles d'apparat. Les fours de Kōzenji privilégient notamment les céladons et les porcelaines bleu et blanc, tandis que le four d'Otokoyama est surtout connu pour ses porcelaines sometsuke, notamment des copies de porcelaines chinoises de style kosometsuke et shonzui.
Francis Brinkley indique, au début du , que les productions comprenaient principalement de petites pièces telles que des bouteilles à saké, bols, tasses, théières et aiguières. Il souligne également la qualité des décors bleu sous couverte, tout en jugeant les céladons inférieurs à ceux de Nabeshima. Cette description constitue un témoignage historique, bien que certaines données chronologiques avancées par Brinkley aient été révisées par les recherches ultérieures.
Caractéristiques Le Tōzan-yaki se distingue par :
une production de porcelaines et de céramiques ; des décors bleu sous couverte (sometsuke) d'inspiration chinoise ; des céladons à glaçure vert pâle ; une influence technique des ateliers de Kyōto et d'Arita.
Collections Des œuvres de Tōzan-yaki sont conservées au Musée de la céramique de Hyōgo, qui lui a consacré en 2025 une exposition intitulée Tōzan-yaki et les céramiques de Himeji. Elles sont également présentes dans plusieurs collections publiques de la région de Himeji.
Galerie
Voir aussi Céramique japonaise
Références
Catégorie:Style de céramique japonaise