Le référendum constitutionnel bissau-guinéen de 2026 se tient le en Guinée-Bissau afin d'approuver une révision de la Constitution de la Guinée-Bissau.
Le texte proposé accroit les pouvoirs du président de la République au détriment du parlement, dans le contexte du coup d'État organisé neuf mois plus tôt, ainsi que de l'élection présidentielle prévue le .
La révision est approuvée à un peu plus de 70 %, avec une participation de 62 %.
Contexte
Les élections générales bissau-guinéennes de 2025 se déroulent dans le calme. Le taux de participation est alors annoncé à 65 %.. Un coup d'État militaire intervient cependant trois jours après le scrutin, avant que les résultats n'aient pu être annoncés. Le président sortant Umaro Sissoco Embaló et le candidat d'opposition Fernando Dias sont tous deux incarcérés par les militaires.
Le , des coups de feu éclatent à proximité du palais présidentiel. L'incident se produit en plein jour, dans un contexte déjà marqué par une forte nervosité trois jours après la tenue des élections présidentielle et législatives, dont les résultats sont toujours attendus pour le lendemain. Vers midi, le président sortant annonce à Jeune Afrique qu'un coup d'État est en train de se produire à son encontre. Quelques heures plus tard, l'armée annonce prendre le pouvoir et suspendre le processus électoral. Selon l'opposant Domingos Simões Pereira, des militaires ont tenté de prendre d'assaut le siège de la commission électorale pour la forcer à proclamer la victoire du président sortant, plutôt que de celle de Fernando Dias, qui aurait remporté le scrutin.
L'opposant Domingos Simões Pereira est également arrêté et détenu dans une base aérienne à Bissau. L'arrestation de Dias est également annoncée., avant que celui-ci n'annonce être dans un lieu sûr dans le pays. Le , Umaro Sissoco Embaló quitte le pays pour Dakar, via un avion affrété par le gouvernement sénégalais. Le , l'Union africaine suspend le pays de ses rangs, ainsi que la Cédéao..
Le , Embaló quitte le Sénégal pour la République du Congo.. Le , Dias obtient l'asile politique du Nigeria..
Par ailleurs, le fil des événements pousse certains observateurs à supposer que le putsch est factice dans le but d'interrompre le processus électoral. D'abord, Embaló, en contact avec des médias internationaux, annonce lui-même à ceux-ci qu'un putsch est en train de se produire. Ensuite, le chef de la junte, Horta Inta-A Na Man, et chef d'état-major de l'armée, est un proche du président. Lui aussi proche du président, Tomas Djassi, ancien chef d'état-major particulier du président, est devenu chef d'état-major de l'armée. Dinis Incanha, porte-parole de la junte, qui a annoncé la prise de pouvoir de celle-ci, est également un proche d'Embaló. Pour sa part, le Premier ministre, Ilídio Vieira Té, était directeur de campagne du président-candidat, tandis que la plupart des nouveaux ministres font partie des proches d'Embaló... Membre de la mission d'observation du scrutin, l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan estime également que le putsch est , tandis que le Premier ministre du Sénégal Ousmane Sonko le qualifie de .. Fernando Dias estime également que le putsch est factice..
Le , la commission électorale annonce ne pas pouvoir proclamer les résultats du fait de la destruction et de la confiscation du matériel électoral et des procès-verbaux par des hommes armés le jour du putsch.. Cette impossibilité est contestée par Fernando Dias , qui argue que les représentants des candidats ont obtenu des copies des procès-verbaux et qu'il connaît son score. Son constat sur l'existence des procès-verbaux est appuyé par des groupements de la société civile, qui estiment que la commission électorale est sous pression de la junte..
En , la junte annonce que la transition aura lieu au-delà de la période d'un an initialement annoncée..
Étapes du projet En , à la suite du coup d'État de 2025 en Guinée-Bissau, le Conseil national de transition, installé par la junte, adopte une révision de la Constitution. Celle-ci met en place un régime présidentiel, tandis que l'Assemblée nationale populaire, dont le président de la République dispose désormais du droit de dissolution, est rebaptisée Assemblée nationale..
Le , après avoir été annoncé par la médiation de la Cédéao, le référendum est fixé au suivant....
Résultats +Résultats... Choix Votes %Pour 70,42Contre29,58Votes valides95,00Votes invalides2,95Votes blancs2,05Total100Abstention37,37Inscrits/Participation62,63
Conséquences Les résultats partiels au soir du scrutin montrent une majorité nette en faveur de la réforme, laissant peu de doute à l'entérinement de la propositionEn Guinée-Bissau, victoire du oui au référendum pour passer à un régime présidentiel fort, France 24, septembre 2026. La commission nationale électorale annonce peu après que le « oui » l'a emporté à ..
Notes et références
Voir aussi Lien externe Présidence de la République de Guinée-Bissau
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