Cet article présente la chronologie de la crise anglophone au Cameroun pour l'année 2017.
Septembre
Le , un engin explosif vise une patrouille de la gendarmerie nationale à Bamenda. Le , un commando de trois hommes attaque une base militaire à Besongabang, tuant trois soldats et en blessant gravement un autre, avant de prendre la fuite. Le , un premier attentat à la bombe vise le marché de Bamenda, suivi quelques minutes plus tard par un second dans le quartier d'Hospital Round About. Une seule des deux bombes explose, deux autres bombes de fabrication identique sont découvertes au Palais des congrès de la ville. Aucune des explosions n'a fait de blessés. Toutes ces actions sont revendiquées par les Forces de défense de l'Ambazonie (FDA), qui se définissent comme l' et affirment s'être déployées dans les régions anglophones. À la suite des attaques, l'armée ratisse le terrain. Le même jour, un cocktail Molotov est lancé contre le dortoir d'un collège à Mankon, près de Bamenda. Le , trois policiers sont grièvement blessés dans une explosion à Bamenda. Le , une double explosion a lieu à Douala, près de la Société camerounaise de dépôts pétroliers (SCDP), sans faire de victime. Les autorités évoquent une double explosion d'origine bien qu'elle ne soit pas revendiquée. Des séparatistes prennent d'assaut la maison du Fon Angwafo III de Mankon pour y hisser le drapeau de l'Ambazonie.
Octobre Le , le leader séparatiste Sisiku Julius Ayuk Tabe déclare symboliquement l'indépendance des régions anglophones sous le nom de république fédérale d'Ambazonie, dont il devient le , provoquant des manifestations de soutien. Les manifestants sont violemment dispersés et au moins 17 personnes sont tuées dans les régions anglophones, selon Amnesty International et des sources officielles. Cinq détenus sont tués lors d'une tentative d'évasion de la prison de Kumbo. Dans la nuit du 2 au , une bombe artisanale explose à proximité de locaux de la police à Bamenda, sans faire de blessés. L'explosion n'est pas revendiquée. Le , les forces de sécurité découvrent et neutralisent une bombe artisanale devant une école à Bamenda. Dans la nuit du au , deux écoles sont incendiées à Jakiri. Le , la résidence familiale de l'avocat Felix Agbor Balla, l'un des leaders de la contestation anglophone, est incendiée, après qu'il eut demandé la reprise de l'école.
Novembre Le , un collège est incendié à Bafut. Le , un gendarme est tué à Jakiri. Le , deux gendarmes sont tués à Bamenda. Ce dernier incident porte à trois le nombre de gendarmes tués en deux jours dans cette région. Dans la nuit du 9 au , un gendarme est égorgé dans la localité d'Akwem, près de Mamfé. Il s'agit du quatrième militaire tué depuis une semaine. Ces assassinats sont revendiqués par le Conseil de gouvernement de l'Ambazonie (AGovC). En réaction, un couvre-feu est instauré dans le département du Mezam et dans toute la région du Sud-Ouest. Le , incendie le dortoir des jeunes filles d'un collège, dans la région du Sud-Ouest. Dans la nuit du 12 au , quatre bombes artisanales explosent à Bamenda sans faire de victimes. Dans la nuit du 18 au , au moins quatre personnes, dont un policier, sont blessées à Bamenda, où plusieurs coups de feu sont entendus. Dans la nuit du , un lycée bilingue est incendié à Fontem. Dans la nuit du 28 au , quatre soldats sont tués dans la région du Sud-Ouest. Ce dernier incident porte à huit le nombre de soldats tués dans la zone anglophone en moins d'un mois. Dans la nuit du 29 au , deux policiers sont tués et un autre policier et un soldat sont blessés lors d'une attaque dans la localité d'Otu. La mort de ces deux policiers porte à dix le nombre de membres des forces de sécurité tués dans les régions anglophones en moins d'un mois.
Décembre Dans la nuit du au , un groupe armé attaque un poste militaire à Kembong, blessant deux gendarmes. Le , l'armée entre dans la Manyu, reprenant deux villages. vignette|Impact de balle sur une fenêtre de la gendarmerie de Nsanakang, le .Dans la nuit du 7 au , des assaillants tentent de prendre possession d'un poste de gendarmerie à Nsanakang. Les affrontements qui ont suivi ont tué une dizaine d'assaillants et un gendarme. Cinq soldats sont également blessés. Dans la nuit du 9 au , des assaillants attaquent l'armée à Kumba. Selon des sources sécuritaires, l'affrontement qui s'est ensuivi a fait un bilan provisoire de plusieurs blessés et morts dans les rangs des assaillants, et de cinq blessés dans les rangs de l'armée. Le , un lycée bilingue est incendié à Kumba. Le , des affrontements entre l'armée et des séparatistes présumés éclatent dans la localité de Dadi, près de Mamfé. L'armée annonce qu'elle a repris le contrôle de la localité et que plusieurs séparatistes ont été neutralisés. Le , le gouvernement affirme avoir repoussé une attaque de séparatistes contre une brigade de gendarmerie dans une localité de la Manyu. L'armée sécurise la ville de Mamfé, en partie avec des troupes d'élite. Le , en représailles aux attaques séparatistes, l'armée commence à détruire des dizaines de maisons de civils et tue plusieurs personnes. Quatre gendarmes sont tués par des séparatistes présumés à Kembong. Cette attaque porte à quinze le nombre de membres des forces de sécurité tués en moins de deux mois. Le , une trentaine d'assaillants attaquent une brigade de gendarmerie à Toko. Le même jour, la résidence du sous-préfet de Toko est incendiée. Dans la nuit du au , une quinzaine d'hommes armés attaquent un poste de gendarmerie à Mamfé, tuant trois gendarmes.
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