Mr Djoul est un artiste mosaïste et street artiste français actif à Paris depuis 2016. Son travail, inspiré de la science-fiction et de la culture populaire, prend principalement la forme de mosaïques installées dans l'espace public. La figure de l'alien constitue le motif récurrent de son œuvre, qui comprend également des personnages de la culture populaire tels que Buzz l'Éclair et Monsieur Patate, ainsi que des compositions inspirées de l'environnement urbain. Son travail est documenté dans plusieurs ouvrages consacrés au street art et à la mosaïque urbaine, ainsi que dans la presse spécialisée.

Parcours

Passionné de science-fiction depuis l'enfance, notamment par le film E.T. l'extra-terrestre, Mr Djoul découvre la mosaïque urbaine à travers le travail d'Invader. Dans un entretien publié en 2018 dans Mosaïque Magazine, il explique avoir commencé par participer à la restauration de plusieurs mosaïques d'Invader avant de développer ses propres créations.

Sa première mosaïque personnelle est installée à Paris en juin 2016. Il développe alors un motif récurrent d'alien, qui devient progressivement l'élément le plus identifiable de son travail. Son univers reste toutefois plus large que cette seule figure et s'enrichit de personnages et de références empruntés à la culture populaire.

Son travail se développe ensuite au-delà de Paris et est installé dans de nombreuses villes françaises et étrangères. Un article du quotidien grec Kathimerini consacré au développement du pixel art urbain en Europe indique qu'en 2026 Mr Djoul a réalisé plus de 1 700 mosaïques dans une centaine de destinations à travers les cinq continents.

Cette diffusion internationale s'accompagne d'une présence croissante de son travail dans des publications consacrées au street art et à la mosaïque urbaine, ainsi que dans plusieurs expositions collectives.

Œuvre

L'œuvre de Mr Djoul s'inscrit dans le courant de la mosaïque urbaine développé et popularisé par Invader, tout en constituant un univers graphique distinct, nourri par la science-fiction, le pixel art et la culture populaire.

La figure de l'alien occupe une place centrale dans son travail. Elle est accompagnée de personnages issus de la culture populaire, parmi lesquels Buzz l'Éclair et Monsieur Patate. L'artiste réalise également des compositions directement liées à la ville et à son patrimoine, dont une représentation pixellisée de la tour Eiffel.

Ses créations sont conçues pour être intégrées à l'espace public et peuvent être adaptées au lieu dans lequel elles sont installées. Elles entretiennent ainsi un rapport avec l'architecture, l'environnement urbain ou certaines caractéristiques du quartier concerné.

Les mosaïques sont principalement réalisées en pâte de verre et en grès cérame, avec l'utilisation ponctuelle du miroir. Ces différents matériaux permettent de reproduire le langage visuel du pixel tout en l'adaptant aux contraintes des surfaces urbaines.

Implantation

Après ses premières installations parisiennes, le travail de Mr Djoul s'étend progressivement à d'autres villes françaises puis à l'étranger. En 2026, Kathimerini fait état de plus de 1 700 mosaïques réparties dans une centaine de destinations sur les cinq continents.

Parmi les destinations mentionnées dans cette diffusion internationale figurent notamment Londres, New York, Montréal, Athènes, Rome, Dakar, Tahiti et Nouméa.

Expositions

2020 : Summer Vibes Vol. 1, exposition collective inaugurale de la galerie ERBK, rue Mazarine à Paris. L'exposition réunit une douzaine d'artistes utilisant la mosaïque dans le champ de l'art urbain.

2024 : Street Art Madeleine, exposition collective organisée par la Galerie Roussard et Codex Urbanus dans la crypte de l'église de la Madeleine à Paris. Mr Djoul figure parmi les artistes présentés et y expose notamment une mosaïque intitulée Multicolore.

2026 : Tous ensemble pour l'hôpital, exposition collective organisée dans un cadre caritatif au profit de l'association du même nom.

Publications

Le travail de Mr Djoul est mentionné ou reproduit dans plusieurs ouvrages consacrés à la mosaïque et au street art.

En 2018, Mosaïque Magazine lui consacre un entretien intitulé « Les aliens de Mr Djoul », consacré à son parcours, à ses techniques de réalisation et à son univers graphique.

En 2020, le même magazine présente l'exposition inaugurale Summer Vibes de la galerie ERBK, consacrée à des artistes de street art utilisant la mosaïque.

Il est ensuite mentionné dans Street Art XXS d'Edith Pauly, dans Mosaïque de Renée Antoine Malaval, dans la deuxième édition du Guide du street art à Paris de Thom Thom et Chrixcel, dans Nantes, 9 balades street art et graffiti de Sarah Guilbaud et dans le Petit Atlas de poche du street art de Paris et sa banlieue de Codex Urbanus.

En 2026, Kathimerini publie un article consacré au développement du pixel art urbain dans plusieurs capitales européennes et présente le travail de Mr Djoul dans ce contexte.

Œuvres et implantation

La diffusion de ses mosaïques hors de Paris constitue une part importante de son activité. Le développement progressif de ce réseau d'installations accompagne l'élargissement de son univers, qui associe motifs récurrents, personnages de la culture populaire et interventions conçues en fonction du contexte urbain.

En 2026, les chiffres publiés par i Kathimerini font état de plus de 1 700 mosaïques collées à travers le monde.

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

Article consacré à Mr Djoul dans Kathimerini

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