vignette|Incendie dans la forêt de Fontainebleau, en 1911.

Les incendies dans le massif forestier de Fontainebleau sont les principaux feux recensés dans ce massif, en France, comprenant essentiellement les trois forêts domaniales de Fontainebleau, des Trois-Pignons, et de la Commanderie. Attestés depuis plusieurs siècles, ces incendies ont touché des superficies très variables, depuis des foyers limités à la végétation basse jusqu'à des sinistres affectant plusieurs secteurs du massif. Des dispositifs ont progressivement été mis en place pour prévenir leur déclenchement, surveiller leur propagation et organiser leur extinction.

Dispositifs de prévention vignette|Pylône de surveillance de Franchard. Photographiée le . La prévention des incendies repose sur une surveillance permanente du massif, dont le sol sablonneux s'assèche rapidement et dont certaines formations végétales, notamment les pinèdes et les landes à bruyère, sont particulièrement combustibles.

Dans les années 1930, les tours de guet sont assurés en semaine par les gardes forestiers et les auxiliaires, tandis qu'ils le sont par les secouristes le dimanche. Ces derniers effectuent ainsi de guet en 1935, en 1936 et en 1937, soit sur ces trois années. Ils sont appelés fréquemment afin de seconder les préposés lors des incendies. L'année 1938 connaît d'ailleurs une avec une première alerte intervenant tôt dès le .

En 1938, la prévention des incendies repose notamment sur l'aménagement de pare-feux dans les cantons exposés. Les chemins y sont élargis à 8 ou et soigneusement décapés. Plusieurs pare-feux sont en outre bordés de plantations d'essences d'ombre destinées à constituer des écrans. Le dispositif est complété par l'accroissement des points d'eau, avec le nettoyage des mares et l'aménagement de leurs abords pour permettre l'accès des tonnes, ainsi que par la mise en service, en 1937, d'un puits avec réservoir de au poste de Macherin. Les moyens de lutte contre les incendies comprennent une deuxième camionnette, venue compléter les moyens de transport existants, ainsi que deux tonnes Renault d'une capacité de chacune, équipées de puissantes pompes de refoulement.

La forêt, fréquentée par environ 15 millions de visiteurs par an au , connaît en moyenne une quarantaine de départs de feu annuels, dont près de 90 % sont attribués à des activités humaines, telles que les jets de mégots, les barbecues ou les bivouacs interdits.

À partir de , le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de Seine-et-Marne expérimente, avec la société Pyronear et TDF, un dispositif de détection précoce des incendies fondé sur l'intelligence artificielle. Huit caméras, installées sur quatre pylônes couvrant le massif, prennent des images toutes les trente secondes, analysées localement par un micro-ordinateur. Lorsqu'une fumée est détectée, une alerte est transmise aux sapeurs-pompiers, qui peuvent orienter les caméras à distance et localiser le départ de feu par triangulation. Le système permet notamment d'évaluer l'importance d'un sinistre avant l'engagement des moyens, malgré la persistance de faux positifs causés par les nuages, la condensation ou les poussières. Son déploiement opérationnel est prévu pour l'.

Le SDIS de Seine-et-Marne dispose par ailleurs d'une quarantaine de véhicules adaptés aux feux de forêt. Cinq citernes enterrées de sont réparties dans le massif, tandis que les aqueducs de la Vanne et du Loing qui traversent la forêt peuvent servir de point d'approvisionnement en eau. Des moyens aériens nationaux ou des hélicoptères affrétés peuvent également être mobilisés en renfort lors des incendies importants.

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