Le Lioré et Olivier Leo 4 est un projet de Lioré et Olivier pour un biplan de reconnaissance dont l'étude commence en 1916. Il se base sur le Sopwith 1½ Strutter mais avec un moteur plus puissant et une aile supérieure à la forme trop compliquée. L'instabilité de l'avion et sa faible autonomie le font rejeter par le Service technique de l'aéronautique. Une version d'après-guerre, le LeO-4 bis à l'aile supérieure plus classique, est proposée pour le transport, sans plus de succès dans un marché inondé de surplus militaires.

Histoire Le bureau d'études de Lioré et Olivier étudie en 1916 ce biplan biplace destiné à la reconnaissance. L'ingénieur Leflot, chargé du projet se base sur le Sopwith 1½ Strutter que la société fabrique en sous-traitance et sur lequel il monte un moteur Clerget rotatif de à la place du Clerget de . L'aile supérieure est gratifiée d'une forme très compliquée aux nombreuses variations de corde qui donnent un bord de fuite constitué de cinq rayons tangents mais de direction opposée (après une échancrure pour favoriser la visibilité du pilote la corde augmente avant un rayon qui initie une diminution de corde puis un dernier rayon qui provoque une nouvelle augmentation de la corde) et un « dièdre »J'utilise dièdre comme une caractéristique aéronautique mais la forme arrondie de l'aile vue de face en fait un non-sens géométrique. arrondi vers le haut au centre de l'aile avant que l'arrondi ne change de direction vers la mi-envergure et que les bouts d'ailes pointent vers le bas. Cette complexité n'a aucune influence positive sur les performances mais influe sur les qualités d'un appareil au vol instable. De plus, la consommation du gros moteur réduit largement son autonomie. L'avion ne fera que quelques vols d'essais avent d'être refusé par le Service technique de l'aéronautique. Il termine sa carrière comme banc d'essai volant pour un moteur Anzani.

Après la fin de la guerre un second prototype LeO 4 bis est construit avec une aile supérieure de forme plus classique. Destiné au transport aérien, sa configuration est tellement proche des avions issus des stocks de guerre que les débouchés sont inexistants et l'avion est abandonné.

Notes et références

Bibliographie

Gérard Hartmann, Lioré et Olivier : Un grand constructeur aéronautique, ETAI, 2002, 192 p. .

Catégorie:Avion des années 1910 Catégorie:Avion biplan Catégorie:Avion monomoteur Catégorie:Avion à hélices Catégorie:Aéronef Lioré et Olivier

Catégorie:Premier vol en 1916