Diana Ürge-Vorsatz, née en 1968 à Berlin, est une climatologue et physicienne hongroise. Professeure au département des sciences et politiques de l'environnement de l'Université d'Europe centrale de Budapest, ses recherches portent sur l'atténuation du changement climatique, notamment sur l'efficacité énergétique des bâtiments, la réduction de la demande d'énergie et les politiques climatiques. Elle est vice-présidente du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) depuis 2023.

Biographie

Formation

Diana Ürge-Vorsatz naît en 1968 à Berlin et grandit à Budapest. De 1986 à 1992, elle étudie la physique à l'Université Loránd Eötvös, où elle obtient un master avec une spécialisation en astrophysique puis en physique de l'environnement.

Elle poursuit ensuite un doctorat en sciences et ingénierie de l'environnement aux universités de Californie à Los Angeles et de Berkeley, cette dernière dans le cadre d'une bourse Fulbright. Elle soutient sa thèse en 1996.

Carrière

Après ses études, Diana Ürge-Vorsatz rejoint la , où elle devient professeure au département des sciences et politiques de l'environnement. Elle contribue également à plusieurs réseaux internationaux de recherche sur le climat et conseille des organisations internationales sur les politiques d'atténuation du changement climatique

Élue membre de l' en 2017, elle participe à de nombreux groupes d'expertise internationaux consacrés au climat et à l'énergie. Recherches

Les recherches de Diana Ürge-Vorsatz portent sur l'atténuation du changement climatique, en particulier sur les stratégies permettant de réduire la demande d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur du bâtiment. Ses travaux associent les sciences de l'environnement, l'analyse des politiques publiques et l'économie de l'énergie afin d'identifier des solutions conciliant réduction des émissions, efficacité énergétique et développement durable.

Une grande partie de ses travaux porte sur le rôle des bâtiments dans l'atténuation du changement climatique. Responsables de près de 40 % de la consommation mondiale d'énergie et d'une part importante des émissions de gaz à effet de serre, ils offrent également l'un des plus importants potentiels de réduction des émissions. Diana Ürge-Vorsatz montre que celui-ci repose notamment sur la rénovation énergétique, l'amélioration de l'isolation thermique, des équipements plus performants et l'évolution des pratiques de construction.

Ses travaux portent également sur les politiques publiques favorisant la transition énergétique. Elle évalue l'efficacité des réglementations, des normes de construction, des programmes de rénovation et des instruments économiques destinés à accélérer la réduction de la consommation d'énergie dans le secteur du bâtiment.

À partir des années 2010, Diana Ürge-Vorsatz développe une approche fondée sur les co-bénéfices des politiques climatiques. Ses recherches montrent que les mesures d'efficacité énergétique peuvent simultanément réduire les émissions de gaz à effet de serre, améliorer la santé publique, diminuer la pollution atmosphérique, renforcer le confort thermique et contribuer à la lutte contre la précarité énergétique.

Elle contribue également aux recherches sur les trajectoires de neutralité carbone, la réduction de la demande d'énergie et le rôle des villes dans la transition énergétique. Elle montre que l'atteinte des objectifs de l'Accord de Paris repose autant sur les innovations technologiques que sur les politiques publiques et l'évolution des usages.

Contributions au GIEC

Diana Ürge-Vorsatz contribue au quatrième, au cinquième et au sixième rapports d'évaluation, ainsi qu'au Rapport spécial sur un réchauffement planétaire de .

En tant qu'autrice coordinatrice principale du chapitre consacré aux bâtiments dans le cinquième rapport d'évaluation, elle participe à l'évaluation du potentiel mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans ce secteur. Les travaux du GIEC soulignent que les bâtiments offrent l'un des plus importants potentiels de réduction des émissions à un coût faible ou modéré grâce à l'amélioration de l'efficacité énergétique, à la rénovation du parc immobilier et à l'évolution des pratiques de construction.

Lors du septième cycle d'évaluation, les États membres du GIEC l'élisent vice-présidente de l'organisation en juillet 2023. À ce titre, elle participe à la coordination scientifique des travaux du GIEC et au pilotage de ses activités internationales.

Responsabilités scientifiques

En parallèle de ses recherches, Diana Ürge-Vorsatz participe à plusieurs instances scientifiques internationales consacrées au climat, à l'énergie et au développement durable. Elle siège notamment au comité consultatif scientifique de la (GlobalABC), une initiative du Programme des Nations unies pour l'environnement visant à accélérer la décarbonation du secteur du bâtiment.

Elle contribue également aux travaux de plusieurs organisations internationales consacrés aux politiques climatiques, à la transition énergétique et à la réduction de la demande d'énergie dans le secteur du bâtiment.

En juillet 2023, elle est élue vice-présidente du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) pour le septième cycle d'évaluation.

Distinctions

Académies

2017 : élue membre de l'.

Décorations

En 2008, Diana Ürge-Vorsatz reçoit la croix de commandeur de l'Ordre du Mérite de la République hongroise (Magyar Köztársasági Érdemrend középkeresztje) en reconnaissance de ses travaux scientifiques.

Publications (sélection)

Voir aussi

Articles connexes

Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat Atténuation du changement climatique Efficacité énergétique Neutralité carbone Transition énergétique Bâtiment à énergie positive Précarité énergétique Références

Liens externes

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