Albert Moutoudou, né le à Douala, est un ingénieur, essayiste et homme politique camerounais. Militant de l'Union des populations du Cameroun (UPC), il est élu président de l'UPC-Manidem en novembre 2017, après en avoir été le secrétaire général.

Il est l'auteur de plusieurs essais consacrés à la vie politique camerounaise, à l'histoire de l'UPC et au panafricanisme.

Biographie

Origines et formation Albert Moutoudou naît le 10 octobre 1949 à Douala. Il est le fils d'Alphonse Moutoudou, originaire de Bonalembe, dans le canton d'Akwa, et de Catherine Kwedi, originaire de Jebalè.

Il poursuit ses études supérieures en France à l'Université de technologie de Compiègne. Il obtient son diplôme d'ingénieur en 1977, puis le titre de docteur-ingénieur en 1980.

Il travaille pendant plusieurs années en France dans le secteur industriel, dont au sein du groupe Alstom. Il retourne au Cameroun au cours des années 1990.

Engagement étudiant et politique Pendant ses études en France, Albert Moutoudou milite au sein de l'Union nationale des étudiants du Kamerun (UNEK), dont il devient l'un des présidents. Il participe également aux activités de l'Amicale panafricaine.

Il rejoint l'Union des populations du Cameroun pendant la période où le parti agit encore dans la clandestinité. Il s'engage dans le courant qui utilise le Manifeste national pour l'instauration de la démocratie, publié en 1974, comme stratégie de reconstruction de l'UPC.

Au cours des années 2000 et 2010, il appartient à la branche de l'UPC appelée « UPC des fidèles ». Cette tendance revendique l'héritage politique des dirigeants historiques du parti et s'oppose aux courants proches du pouvoir camerounais. En 2013, Albert Moutoudou en est le secrétaire général, tandis qu'Alexis Ndéma Samè en assure la présidence.

Cette organisation, devenue UPC-Manidem, est distincte du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie, autre parti issu de l'UPC.

Arrestation en 2013 Le 26 février 2013, Albert Moutoudou et Alexis Ndéma Samè sont arrêtés à Douala alors qu'ils préparent une manifestation contre la gestion des inscriptions électorales par Elections Cameroon. Ils sont conduits à la brigade territoriale de Bonanjo et placés en garde à vue pour « trouble à l'ordre public » et « organisation d'une manifestation illégale ».

Les responsables du parti déclarent avoir informé les autorités de la tenue de la manifestation conformément à la législation camerounaise. Albert Moutoudou et Alexis Ndéma Samè sont ensuite remis en liberté sous caution dans l'attente de la suite de la procédure judiciaire.

Présidence de l'UPC-Manidem L'UPC-Manidem engage une procédure contre l'État camerounais devant la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples. En novembre 2016, la Commission reconnaît plusieurs violations des droits du parti et demande aux autorités camerounaises de lui permettre d'exercer légalement ses activités. Albert Moutoudou occupe alors le poste de secrétaire général de l'organisation.

Le 4 novembre 2017, il est élu président de l'UPC-Manidem au cours d'un congrès organisé à Douala. Il succède à Alexis Ndéma Samè. Il affirme vouloir poursuivre les actions du parti en faveur des libertés d'expression, de réunion et de manifestation, ainsi que les démarches visant à obtenir la reconnaissance juridique de l'organisation.

Publications Albert Moutoudou publie des ouvrages portant sur le rôle des élites camerounaises, l'histoire politique du Cameroun et l'unité politique de l'Afrique.

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Notes et références

Voir aussi Articles connexes Union des populations du Cameroun Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie Alexis Ndéma Samè Panafricanisme Liens externes

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