Ce recensement rassemble les sapeurs-pompiers décédés en service ainsi que hors service depuis l’année 2000 en France. Elle concerne uniquement les personnels exerçant effectivement la fonction de sapeur-pompier au moment de leur décès, qu’ils soient professionnels, volontaires ou militaires.
Les personnels retraités ou anciens sapeurs-pompiers ne sont pas inclus dans cette liste. De même, les personnels appartenant aux autres composantes de la Sécurité civile n’y figurent pas, afin de conserver un périmètre centré exclusivement sur les sapeurs-pompiers en activité.
Le périmètre couvre :
la France métropolitaine ; les territoires ultramarins et les collectivités d’outre-mer ; les formations et unités spécifiques de sapeurs-pompiers, notamment la BSPP, le BMPM et les UIISC.
Lexique
Notion de « service commandé » En France, un sapeur-pompier est considéré comme étant en « service commandé » lorsqu'il accomplit une mission relevant du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) auquel il appartient. Cette notion couvre le trajet effectué depuis son domicile ou son lieu de travail jusqu'au centre d'incendie et de secours, le trajet jusqu'au lieu d'intervention, l'intervention elle-même, ainsi que le trajet de retour, du lieu d'intervention jusqu'au centre de secours puis jusqu'à son domicile. Les séances de formation et d'entraînement sont également considérées comme relevant du service commandé, y compris les exercices spécialisés tels que ceux menés par les groupes de reconnaissance et d'intervention en milieux périlleux.
De même, un sapeur-pompier assurant une garde en caserne est considéré en service commandé pendant toute la durée de celle-ci, y compris la nuit et en dehors de toute intervention ou exercice actif, un décès survenant pendant une période de garde étant à ce titre qualifié de décès en service commandé. Cette qualification a des conséquences juridiques et sociales concrètes, notamment en matière de protection sociale et de réversion des prestations aux ayants droit : un sapeur-pompier volontaire décédé hors service commandé, par exemple à l'occasion d'une activité personnelle sans lien avec une mission du SDIS, n'ouvre pas les mêmes droits à réversion pour son conjoint survivant qu'un décès survenu en service commandé.
Un décès est en revanche qualifié de « hors service » lorsqu'il survient en dehors de toute mission confiée par le SDIS, y compris lorsque le sapeur-pompier se trouvait, au moment des faits, sur le trajet habituel vers sa caserne mais qu'il a interrompu ce trajet de sa propre initiative pour porter secours à des personnes en détresse sans en avoir reçu l'ordre par le centre de traitement de l'alerte. C'est le cas notamment du sergent Mathieu Cornu, décédé le 24 novembre 2025 après s'être arrêté spontanément pour porter assistance aux victimes d'un carambolage sur l'autoroute A16, alors qu'il se rendait à sa garde ; les autorités locales ont explicitement qualifié son intervention de « hors service ».
Promotion de grade à titre posthume Un sapeur-pompier professionnel cité à titre posthume à l'ordre de la Nation fait l'objet d'une promotion automatique au grade, ou à défaut à l'échelon, immédiatement supérieur à celui qu'il détenait avant son décès. Ce principe a d'abord été fixé, pour les seuls sapeurs-pompiers professionnels, par le décret du 12 avril 1995 en application de l'article 125-II de la loi de finances pour 1984, qui établit une grille précise de correspondance entre grades. Jusqu'en 2023, les sapeurs-pompiers volontaires, qui représentent environ 80 % des effectifs, ne bénéficiaient d'aucun droit équivalent. La loi n° 2021-1520 du 25 novembre 2021 relative à la sécurité civile, dite « loi Matras », et son décret d'application du 22 février 2023, qui abroge le décret de 1995, étendent ce dispositif aux sapeurs-pompiers volontaires tout en l'élargissant, pour les deux statuts, aux cas d'acte de bravoure ou de blessure grave, au-delà du seul décès.
Les pompiers militaires de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris et des unités d'instruction et d'intervention de la sécurité civile (UIISC, renommées régiments d'instruction et d'intervention de la sécurité civile depuis le 1 juillet 2025, au sein de la Brigade des militaires de la sécurité civile) sont rattachés à l'Armée de terre, tandis que le Bataillon de marins-pompiers de Marseille relève de la Marine nationale ; aucun d'eux ne dépend du cadre réglementaire ci-dessus, propre aux services départementaux d'incendie et de secours. Leur avancement, y compris à titre posthume, est régi par le statut général des militaires. Le décret du 12 septembre 2008 relatif à l'avancement à titre exceptionnel des militaires prévoit qu'un militaire mortellement blessé en service, déjà inscrit à un tableau d'avancement ou en position d'être promu à l'ancienneté, est inscrit sur un tableau d'avancement complémentaire lui permettant d'être directement promu au grade correspondant.
Sapeurs-pompiers décédés