Perrette Mauger est née à une date inconnue. Reconnue coupable de vol et de recel, cette « larronnesse »Voleuse. est condamnée par sentence du prévôt à être enterrée vivante devant le gibet en 1460. Accusation et châtiment Voleuse et receleuse de profession, Perrette Mauger commet ses délits durant des années. En plus du vol, elle cache plusieurs voleurs qui commettent également de nombreux délits dans la ville de Paris. Elle écoule ensuite, pour ces voleurs, les objets volés et, sur l’argent perçu, leur distribue leur part tout en conservant la sienne . Pour ces faits et d’autres qu’elle confesse, elle est condamnée par une sentence rendue par le prévôt de Paris, messire Robert d'Estouteville, chevalier, à subir la mort et à être enterrée vivante devant le gibet. Elle interjette appel de cette sentence devant la cour du Parlement, ce qui en diffère l'exécution .
Après examen du dossier, la cour confirme la sentence prévôtale par un arrêt du ParlementArchives nationales (France), X2a 31, fol. l, arrêt du 21 novembre 1460, déclare l'appel injustifié et ordonne l'exécution de la peine. La cour précise : . Afin de retarder à nouveau son exécution, Perrette Mauger déclare qu'elle est enceinteNicole Gonthier, dans Le châtiment du crime au Moyen Âge, souligne que . L'exécution est de nouveau différée le temps qu'elle soit examinée par des « ventrières et matrones »Les matrones et ventrières désignent des femmes qui assistaient les accouchements, l’équivalent ancien de la sage-femme ou de l’accoucheuse.. Ces dernières concluent qu'elle n'attend pas d'enfant. Les sources indiquent qu'elle : .
Dès la remise du rapport, Perrette Mauger est conduite aux champs devant le gibet par Henry Cousin, exécuteur des hautes œuvres (bourreau) de la haute justice, qui l'entraîne au supplice malgré ses cris et ses larmes. Maillard situe l'exécution au gibet de Montfaucon, tandis que Roye la situe au gibet de Montigny . Disposition de ses biens Tous les biens acquis par Perrette Mauger sont confisqués au profit du roi . Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie DUFOURNET, Jean. À propos d'un article récent sur Villon et Robert d'Estouteville. Romania, 1964, vol. 85, nos 338-339, p. 342-354, ici p. 344. DOI : 10.3406/roma.1964.2949. Disponible sur : https://www.persee.fr/doc/roma_0035-8029_1964_num_85_338_2949 GAUVARD, Claude. De grace especial : Crime, État et société en France à la fin du Moyen Âge. Paris : Éditions de la Sorbonne, 1991. (Histoire ancienne et médiévale, no 24). LXXXV-1025 p. ISBN numérique 979-10-351-0239-5. DOI : 10.4000/books.psorbonne.35658. GONTHIER, Nicole. Le châtiment du crime au Moyen Âge : XIIIe-XVIe siècles. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 1998, p. 39-110. Disponible sur OpenEdition Books : https://doi.org/10.4000/books.pur.8962. GOURDON DE GENOUILLAC, Henri. Paris à travers les siècles : histoire nationale de Paris et des Parisiens depuis la fondation de Lutèce jusqu'à nos jours. Vol. 1. Paris : F. Roy, 1890. 1221 p. MAILLARD, Firmin. Le gibet de Montfaucon : étude sur le vieux Paris. Paris : Auguste Aubry, 1863. 106 p. ROYE, Jean de. Journal de Jean de Roye, connu sous le nom de Chronique scandaleuse, 1460-1483. Éd. Bernard de Mandrot. Tome I. Paris : Librairie Renouard, 1894, p. 4.
Catégorie:Date de naissance non renseignée (XVe siècle) Catégorie:Condamné à mort exécuté en France au XVe siècle Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Décès en 1460 Catégorie:Personnalité française du Moyen Âge Catégorie:Condamnée à mort exécutée Catégorie:Hautes œuvres