Le massacre de Ndzerem-Nyam a lieu dans la nuit du au lors de la crise anglophone au Cameroun.

Contexte Ce massacre survient moins de dix jours après la visite du pape Léon XIV à Bamenda, capitale de la région du Nord-Ouest du Cameroun, l’une des deux régions anglophones du pays, en proie à un conflit séparatiste depuis 2017. Au cours de sa visite, le pape dénonce une . À la suite de cette visite, douze organisations de la société civile réitèrent leur appel commun en faveur du lancement immédiat d’un dialogue inclusif visant à mettre fin au conflit.

Déroulement

Version officielle Selon le ministère de la Défense, du , une est menée dans le village de Ndzerem-Nyam, dans l'arrondissement de Jakiri, dans la région du Nord-Ouest. Cette opération aurait été lancée sur la base de fournis par la population locale. D’après le communiqué officiel, l’objectif des forces de défense et de sécurité est de , réunis sous le commandement d’un chef décrit comme le . Le ministère ne précise pas si c’est le bataillon d’intervention rapide (BIR), unité d'élite de l'armée camerounaise, qui a été déployé lors de cette opération. Selon le communiqué officiel, les séparatistes, décrits comme lourdement armés, auraient ouvert un feu nourri sur les soldats, qui ont riposté de manière .

Version médiatique Selon Radio France Internationale (RFI), l'opération aurait été menée par le BIR dans la nuit du au , entre 3h et 4h du matin. Selon les informations de RFI, l'opération visait un lieu où se trouvaient des membres d'un des groupes séparatistes actifs dans la région, ainsi que des habitants locaux lors d'un évènement culturel local. Plus de trente motos et plusieurs maisons auraient également été incendiées.

Bilan Le bilan officiel s'élève à : et trois femmes, décrits comme des combattants ou des logisticiens du . Les forces de sécurité affirment également avoir saisi des armes de guerre, des (EEI) et . Le communiqué mentionne également l'arrestation d'un adolescent de 16 ans, présenté comme son garde du corps, ainsi que celle de sa petite amie.

Depuis le , plusieurs sources locales et organisations de la société civile affirment qu'au moins ont été tués et que plusieurs personnes sont portées disparues.

Réactions

Organisations non gouvernementales La directrice exécutive de l’ONG Nouveaux droits de l’Homme, Cyrille Rolande Bechon, estime qu’il est urgent et nécessaire que le gouvernement camerounais fasse la lumière sur cette situation : .

Amadu Tarnteh, de l’ONG Conscience Africaine, souligne que, à maintes reprises depuis le début du conflit, les parties belligérantes, tant les forces gouvernementales que les groupes armés, ont commis des actes de violence sans respecter les principes de discrimination et de proportionnalité visant à protéger les civils : .

Dans un communiqué publié le , le Centre pour les droits de l'homme et la démocratie en Afrique (CHDHA) dénonce de graves violations des droits humains et appelle à l'ouverture d'une enquête indépendante. L'organisation accuse les forces de sécurité d'avoir mené une intervention meurtrière lors d'un rassemblement culturel. Le CDHDA estime que les circonstances de cette opération soulèvent des questions quant au respect du droit international humanitaire, en particulier les principes de distinction entre civils et combattants et de proportionnalité dans l'usage de la force.

Notes et références

Catégorie:Avril 2026 Catégorie:2026 au Cameroun Catégorie:Massacre de 2026 Catégorie:Massacre de la crise anglophone au Cameroun Catégorie:Incendie au Cameroun Catégorie:Incendie en 2026 Catégorie:Massacre des années 2020 en Afrique Catégorie:Massacre ou atrocité visant un village en Afrique Catégorie:Opération militaire