L'exploitation illégale des plages en Algérie est une pratique contraire au principe de la gratuité des plages algériennes et ce malgré les mesures initiées, au fil des ans, par les autorités du pays pour mettre fin à cette « mafia des plages ».

En 2026, à la suite de la promulgation d'un décret réglementant les concessions de plages, le président Abdelmadjid Tebboune demande de renforcer la .

Description des pratiques Les termes « parkingueur » et « parasoleur » sont des néologismes recouvrant des activités illégales, mais souvent tolérées, le long des plages algériennes. À l'origine de cette « mafia des plages » un chômage estimé officiellement à 13,2 % en 2018 et une économie en difficulté..

« Parkingueur » Les « parkingueurs » sont, en Algérie, des « gardiens » auto-proclamés de parkings..

Dans les années 2010, le coût du stationnement clandestin journalier, était d'environ dinars algériens soit centimes d’euros au taux officiel ou 50 centimes d’euros sur le marché noir des devises. En 2023, il peut atteindre dans les endroits les plus courus soit 1,34 euro, ou 1 euro sur le marché noir, alors que le salaire minimum algérien s’élève à soit environ 135 euros.. Les usagers qui refusent de payer prennent le risque de retrouver leur voiture dégradéé..

Par ailleurs, certains gardiens de parking recrutés officiellement par les villes, augmentent les prix illégalement.

« Parasoleur » Arrivés sur la plage, les touristes doivent, pour s'installer, louer obligatoirement une table et un parasol pour un coût à . À défaut, ils doivent s'installer sur des places à l'écart du bord de la plage..

Sur certaines plages, cette activité illégale est tolérée par les autorités locales sous réserve que la plage ne soit pas occupée avant l’arrivée des usagers et que ces derniers ne soient pas obligés à recourir à ces pratiques. Mais ces conditions ne sont pas toujours suivies et des disputes, entre vacanciers et loueurs, surviennent.. Ainsi en 2019, la ville d’Ouled Boughalem loue une plage aux « parasoleurs » à la suite d'une mise aux enchères avec un prix de base de . Cette pratique de la collectivité contrevient aux directives du Ministère de l’Intérieur qui veut imposer la gratuité des plages ..

Interventions des autorités

Pour lutter contre cette « mafia des plages », la police et la gendarmerie interviennent régulièrement sur les plages pour chasser les exploitants illégaux.

En juin 2018, le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, exige le respect de l’accès libre et gratuit aux plages. Il demande aux walis des 14 wilayas de la côte méditerranéenne d'éradiquer cette « mafia des plages ».

En , un vacancier est tué par un « parkingueur » dans la wilaya de Béjaïa pour avoir refusé de payer sa place de stationnement à proximité de la plage de Lota. Du 1er juin au 22 juillet 2018, la Gendarmerie nationale algérienne mentionne dans les 14 wilayas côtières, affaires à savoir : concernant l’exploitation illégale des plages, affaires pour l’exploitation illégale des zones de stationnement et dossiers concernant une exploitation illégale de colonies de vacances.

En juin 2026, le président Abdelmadjid Tebboune demande de renforcer la . Cette intervention présidentielle fait suite à la promulgation d'un décret réglementant les concessions de plages. Il consacre l’obligation de mettre en place une adjudication pour l’attribution des concessions et réserve leur exploitation à des opérateurs qualifiés dans le domaine du tourisme. L'objectif est de professionnaliser la gestion des plages pour supprimer les abus. Le texte prévoit aussi de limiter les surfaces concédées à 30 % de la surface globale d’une plage ouverte à la baignade.

Références

Articles connexes Tourisme en Algérie

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