Mekri Ahmed Ould el Hadj Saïd ben Mekri (en ), né en 1863 à Oued Imbert (département d'Oran) et mort le 28 mars 1928 dans la même commune, est un notable, érudit musulman, grand propriétaire terrien et homme politique oranais de la période coloniale, chevalier de la légion d'Honneur.
Issu d'une lignée de nobles et chérifs affiliée aux Idrissides, il est caïd d'Oued Imbert de 1899 à 1928.
Biographie
Origines, formation et famille Ahmed Mekri naît en 1863 à Oued Imbert. Il est le fils de Saïd ben Mekri et appartient à la famille princière et chérifienne des Mekri, rattachée aux Idrissides par leur ancêtre Sidi MaachouLes recherches effectuées au douar maachia kbar lors de la création de l'état civil.
Il suit une formation religieuse traditionnelle et devient taleb, maîtrisant l'apprentissage du Coran. Au cours de ses trajets réguliers en calèche entre Oued Imbert et Les Trembles, il récitait un chapitre coranique pour mettre ce temps à profit. centré|vignette|391x391px|Portrait du Caïd Mekri Ahmed Ould El Hadj Said avec son épouse Reguieg Khadra Bent El Hadj Miloud benabderrezak Ahmed Mekri a eu deux épouses : Arbi Kheira bent si Belkacem ould Si Mohamed bel Arbi; Reguieg Khadra bent el Hadj Miloud benabderrezak El Mhadji (morte après 1933). Portrait aristocratique de la famille Mekri, avec au centre, assise sur la chaise, la mère Reguieg Khadra Bent El Hadj Miloud et ses filles de droite à gauche Zoulikha, Orkia et Aicha (années 1920)|vignette|393x393px
Il laisse une importante descendance comprenant notamment : Mekri Boumediène (Boumediène ould Ahmed ould el Hadj Saïd), qui deviendra plus tard agha ; Mekri Abdelkader ; Mekri Mama bent Ahmed (épouse de Bouchentouf Driss el Hadj ould Abdelkader) ; Mekri Halima bent Ahmed (épouse de Reguieg Hadj Miloud ould Habib) ; Mekri Kheïra bent Ahmed (épouse de Djilani-Kobibi Bouamrane ould Mohamed) ; Plusieurs enfants mineurs sous tutelle de Reguieg Khadra lors de son décès : Orkia, Zoulikha, Fafa, Aïcha, le futur Moudjahid Mohamed, Laredj et le futur Chahid Bouazza. Par sa famille et ses alliances, il est lié à plusieurs personnalités de la région d'Oran, notamment les frères de son épouse M. Habib Reguieg (bachagha des Trembles) et M. Abdelkader Reguieg (agha de la commune mixte de la Mékerra), l'époux de sa fille Orkia M.Mohamed Reguieg (bachagha de la commune mixte de la Mékerra), l'époux de sa fille Fafa M. Reguieg El Hadj (Caïd des Trembles) ainsi qu'aux juristes et universitaires de la famille Azza.
Carrière politique et engagements locaux Le 14 février 1899, Ahmed Mekri est nommé caïd d'Oued Imbert en remplacement de Mohamed ben Marref décédé un mois plus tôt. Il occupe ce poste d'autorité administrative durant un quart de siècle. Parallèlement à cette charge, il s'investit dans les institutions de la commune. En avril 1905, il exerce en tant qu'adjoint au sein de la municipalité. Le 14 mai 1905, un décret du ministère de l'Agriculture lui attribue la distinction de chevalier du Mérite agricole. en reconnaissance de sa contribution à la « propagation des meilleures méthodes de culture » dans la région..vignette|327x327px|L'Écho d'Oran journal d'annonces 5 mai 1908 p2Lors des élections municipales de mai 1908 à Oued Imbert, il est élu conseiller municipal musulman en obtenant 95 voix sur 138 votants.. vignette|315x315px|L'Écho d'Oran journal d'annonces 20 septembre 1914 souscription a Oued Imbert.|gauche Au déclenchement de la Première Guerre mondiale en septembre 1914, il participe à l'effort de solidarité locale en instituant et coprésidant un comité de souscription patriotique au profit des blessés de guerre, permettant de collecter 1 068 francs versés à l'Union des femmes de France.. Sa carrière au sein du corps des caïds du département d'Oran fut récompensé par décret publié au Journal officiel de la République française le 17 juin 1922, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.. La même année, en juin 1922, il est désigné par le sort pour siéger comme assesseur juré musulman lors de la session du troisième trimestre de la Cour criminelle d'Oran présidée par le conseiller Gour..vignette|330x330px|image de l'Agha Mekri Boumediene (G) avec son père le caïd Mekri Ahmed (D) et au centre un spahis qui fut décoré de la légion d'honneur a Oued ImbertPar la suite, il préside la Djema’a (assemblée locale) d'Oued Imbert et participe régulièrement à l'animation de la vie publique et des festivités du souk local, notamment lors des remises de récompenses agricoles et administratives.
Patrimoine et œuvres religieuses En tant que grand propriétaire foncier, Ahmed Mekri détient un patrimoine immobilier et agricole étendu, comprenant plus de 126 hectares de terres de labour et de cultures réparties entre les communes de Tafraoui, Oued Imbert et des Trembles (notamment aux lieux-dits Kenabza, Gorat Ettine, Dayat ben Doul et Hammam Ezga)., ainsi qu'un ensemble de magasins et logements à Sidi Bel Abbès. A sa mort, ses enfants héritent de ses biens et une partie est vendue aux enchères et rachetée par la famille Reguieg.. vignette|317x317px|Entrée de la mosquée de Ahmed Mekri et son épouse Sur le plan communautaire, il fait bâtir conjointement avec son épouse Khadra Reguieg une mosquée à Oued Imbert afin de doter la population locale d'un lieu d'enseignement et de prière.
Nécrologie et Héritage Ahmed Mekri meurt en 1928 à Oued Imbert. En mars 1952, un hommage rendu dans la presse locale à son fils, l'agha Boumediene Mekri, rappelle le souvenir du caïd Ahmed Mekri comme un serviteur dévoué pour la bonne cause de la commune de Oued Imbert jusqu'à la fin et dont le labeur fut récompensé par de nombreuses distinctions..
Décorations (décret du 17 juin 1922). (décret du 14 mai 1905) (par décision présidentielle du 24 mars 1905)
Notes et références
Voir aussi
Presses biographique
Presses héritage Mekri
Articles annexes vignette|316x316px|la mosquée de Hadj Ahmed Mekri et Reguieg Khadra a Oued Imbert|gauchela mosquée de Hadj Ahmed Mekri et Reguieg Khadra a Oued Imbert Algérie coloniale Aïn El Berd Taleb Reguieg Habib Reguieg Abdelkader Ould El Hadj Miloud Reguieg Mohamed Ould El Hadj Habib Reguieg el Hadj Ould Mohamed
Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance en 1863 Catégorie:Décès en 1929 Catégorie:Personnalité algérienne du XXe siècle Catégorie:Décès en Algérie française Catégorie:Personnalité de l'histoire algérienne Catégorie:Chevalier du Mérite agricole