Les incendies de 2026 dans la forêt des Landes, en France, sont une série de feux de forêt qui affectent plusieurs secteurs du massif forestier des Landes de Gascogne, dans les départements de la Gironde et des Landes, à partir du .

Au total, au , de forêt sont détruits, sont blessés, plus de 240 bâtiments sont détruits par les flammes.

Les fumées dégagées par l'incendie de Saumos atteignent l'agglomération bordelaise et, plus au nord, sont aperçues à Royan, dans le département de la Charente-Maritime., et jusque dans les départements de la Vienne et des Deux-Sèvres..

Ces incendies sont considérés comme les plus dévastateurs depuis plus de 50 ans, sans pour autant surpasser ceux de 1949 qui ont entraîné la mort de 82 personnes et ont parcouru ..

Ils interviennent dans le contexte d'un épisode de sécheresse et de canicules en France et en Europe dont l'intensité élevée est rendue significativement plus probable par le changement climatique dû aux activités humaines (en particulier la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel). Par le biais de ces conditions météorologiques, le réchauffement climatique a augmenté le risque de feu de forêt dans la région des Landes et de Gironde où les incendies se sont déclarés.

Dans les Landes, les communes de Biscarrosse, Sanguinet et Parentis-en-Born sont également touchées par un incendie, brûlent, ce qui a entraîné l'évacuation de des communes de Biscarrosse, Parentis-en-Born et de Sanguinet. Cinq sapeurs-pompiers sont blessés dans cette zone..

En Gironde, les feux entrainent l'évacuation de des communes de Saumos, Arès, Marcheprime, Le Temple, Audenge, Andernos-les-Bains, Biganos, Cestas, Mios, Le Barp, Saint-Jean d'Illac, Martignas-sur-Jalle, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Aubin-de-Médoc, Eysines (extra-rocade), Mérignac (extra-rocade).

Les habitants et touristes sont évacués par voie terrestre (soit par des bus affrétés par la région Nouvelle Aquitaine, soit par leurs propres moyens) et même par voie maritime depuis la presqu'île du cap Ferret jusqu'à Lacanau au nord et Lanton à l'est.

Ces incendies se propagent en plusieurs phases, et nécessitent l'intervention de plus de venus de Nouvelle-Aquitaine, d'autres régions et d'autres pays. Plus de des forces de gendarmerie départementale et mobile, de la police nationale et de l'armée. sont également mobilisés en appui aux opérations de protection des populations et pour limiter la progression des incendies vers l'est, notamment en direction de l'agglomération bordelaise.. Des forces de police et de gendarmerie sont aussi déployées dans les communes évacuées afin d'éviter les pillages.

Les feux de forêt en Gironde entraînent une dégradation importante de la qualité de l'air sur une large bande NO-SE allant jusqu'à la mer Méditerranée, en raison de la grande quantité de particules fines propagées par les fumées.Les débats publics portent sur l'adaptation au changement climatique, sur les efforts pour le contenir, la trajectoire de réduction des émissions nettes, la disponibilité des moyens aériens de lutte contre l'incendie, ainsi que la gestion des forêts en monoculture de pins.

Contexte

Rôle du changement climatique Si le déclenchement des incendies peut être d'origine humaine (accidentelle ou volontaire) ou naturelle (par exemple déclenché par la foudre), le changement climatique a pour effet d'augmenter les risques de feu de forêt en France, en particulier du fait de la multiplication et de l'intensification des vagues de chaleur et des sécheresses, qui constituent deux des trois paramètres de la règle des trois 30....

Or la première moitié de l'année 2026 est, notamment en Europe occidentale, marquée par une sécheresse des sols causée par un déficit de précipitations et de fortes chaleurs ; une étude d'attribution du World Weather Attribution (WWA) publiée en conclut que le changement climatique a accru la sévérité de la sécheresse en question, par l'intermédiaire des températures élevées.... La canicule survenue en , qui a elle-même vu son intensité être amplifiée par le changement climatique.., a contribué à l'assèchement des sols et de la végétation en France, augmentant de ce fait le risque de feux de forêt.

Une étude d'attribution rapide publiée le par le WWA conclut, par comparaison avec des observations passées, qu'un risque de feu de forêt tel que celui observé lors des sept jours où il a été le maximum (du 6 au ) dans les départements de Gironde et des Landes aurait été au moins deux fois moindre en l'absence du changement climatique...

Moyens de lutte contre l'incendie Le secrétaire général adjoint du Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile explique que seuls sept des douze Canadair français sont disponibles pour lutter contre les incendies en France, en raison de la maintenance des autres avions, malgré les avertissements au début de l'été.. Plusieurs médias pointent également depuis plusieurs années le fait que les services publics ont été , l’Office national des forêts ayant vu ses effectifs rabotés depuis vingt ans passant de en 1985 à en 2025.

Déroulement vignette|Mobilisation des moyens de sécurité civile européen au 28 juillet 2026 en France et Espagne. vignette|Progression de l'incendie girondin, avec la zone évacuée en rouge. vignette|La végétation calcinée après le passage des flammes à l'entrée de la ville de Saumos, point de départ de l'incendie. Le en début d'après-midi, un départ de feu est signalé dans la commune de Saumos, commençant à ravager les monocultures de pins maritimes qui constituent le massif forestier local.. Selon les premiers éléments, le feu est provoqué accidentellement par des travaux de débroussaillage commandé par Enedis malgré des conditions défavorables mais autorisé jusqu'à . En fin de journée, ont brûlé.. La propagation rapide du feu est favorisée par la sécheresse qui sévit en Europe.

Feu en Gironde Le , le feu ravage et provoque l'évacuation de . Le vent étant orienté vers le sud-ouest, le feu atteint le bourg de Lège-Cap-Ferret où des maisons sont incendiées.. Le feu ayant atteint certaines maisons du bourg de Lège, les autorités et les pompiers craignent que le feu traverse et coupe la RD106, seule route permettant l'accès et la sortie de la presqu'île du Cap Ferret où se trouvent à cette période de nombreux habitants et touristes. Ainsi, une évacuation préventive de l'ensemble de la presqu'île est décidée dans la nuit du 23 au 24. Plus de 1200 personnes sont évacuées par voie maritime jusqu'à Arcachon. Le reste est évacué par voie terrestre, par bus ou leur propres moyens. Au total, 36 000 personnes sont évacuées de la presqu'île du Cap Ferret.

Le , le feu brule , sont évacuées, par voies terrestre ou maritime, de la presqu'île du Cap Ferret jusqu'à Lacanau au Nord ou Lanton à l'Est. Le feu parcourt et sont blessés. Poussé par des vents d'ouest, l'incendie menace l'agglomération bordelaise et expose la population à des fumées toxiques. Des moyens militaires sont déployés pour protéger l’agglomération et ses sites sensibles d'une propagation de l'incendie. À 18 h, se forme un pyrocumulonimbus capable de produire des , constituant un risque majeur pour l’agglomération. Des évacuations préventives d'une ampleur inégalée sont organisées dans les zones les plus exposées des communes hors rocade : Saint-Médard-en-Jalles (), Le Haillan (), Saint-Jean-d'Illac (), Martignas-sur-Jalle (), Saint-Aubin-de-Médoc () mais aussi de Mérignac () et d'Eysines (), pour ces deux dernières communes seules les populations habitant à l'extérieur de la rocade sont concernées; au total sont déplacées. Le feu détruit 140 maisons en Gironde. Des notifications sur smartphones par le système FR-Alert sont émises pour alerter la population et procéder aux évacuations ordonnées par les préfectures.. Le président de la République Emmanuel Macron fait appel au mécanisme européen de protection civile, qui permet aux forces engagées de recevoir le renfort de deux Canadair croates, deux Air Tractor portugais et deux Black Hawk tchèque et slovaque..

Dans la nuit du 24 au 25 en Gironde, la menace diminue grâce à l'humidité et au vent qui s'oriente vers le nord, exposant notamment les communes de Lacanau et de Sainte-Hélène. Le à la mi-journée, le bilan officiel pour le feu de Saumos en Gironde est de plus de brûlés, , avec un incendie qui n'est plus convectif mais reste dangereux.. Au Porge, 183 maisons brulent. Le département est placé en vigilance noire pour feux de forêt. Les vacanciers sont invités à reporter leur arrivée en Gironde ; les billets de trains concernés sont reportés ou remboursés. Un premier largage de retardant est effectué par un A400M de l'Armée de l'air et de l'espace française. Il fait partie d'un important déploiement de renforts de l'armée avec engagement de , l'appui d'un drône Reaper, d'un A330 MRTT et d'un hélicoptère NH90..

Le 26 au matin, le vent pousse l'incendie vers le sud-est. Une zone comprise entre Blagon et Croix d'Hins est en flammes. Sophie Brocas, la préfète de Gironde et de la région Nouvelle-Aquitaine ordonne l’évacuation préventive de supplémentaires à Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios et Cestas, ce qui porte le nombre d’évacuations à et en fait la plus importante évacuation depuis la guerre. Elle déclare que ont brûlé (soit en ). vignette|Animation satellite des images Sentinel-2 entre le 21 et . Au cours de la nuit précédente, l’axe routier de la A63 ferme sur près de , de l’échangeur 15 de la rocade bordelaise jusqu’à la sortie 23 de Marcheprime dans le sens Bordeaux-Espagne et de la sortie 17 de l’A63 de Liposthey à l’échangeur 15 de la rocade dans le sens Espagne-Bordeaux.

Les liaisons ferroviaires par TER Nouvelle-Aquitaine et TGV Sud depuis Bordeaux en direction de Dax et Hendaye, d'Arcachon, de Mont-de-Marsan, de Pau et Tarbes sont interrompues dans la matinée. vignette|Image satellite de l'incendie prise le par Sentinel-2. Le 27 au matin, à la veille d'une nouvelle canicule annoncée, les conditions météorologiques sont favorables en termes d'hygrométrie, température et vitesse de vent avec un faible vent de Nord. Les forces de sécurité mettent les conditions à profit pour élargir ou créer des pare-feux appropriés. Des municipalités prennent aussi des initiatives en ce sens. vignette|Évacuations et centre d'hébergement au . Le 28 au matin, l'incendie est stable mais l'annonce de vents orientés vers l'ouest / nord-ouest conduit les autorités à procéder à l'évacuation de des lieux de vacances de Lacanau. En contrepartie, des peuvent regagner leur domicile à Mérignac, Haillan ou Eysines, tout en restant prêts en cas d'aggravation de la menace.

Au , de pare-feux ont pu être réalisés, alors que les vents se réorientent vers l'Est. Le feu ne progresse plus territorialement mais les pompiers combattent pied à pied plusieurs reprises de feu. vignette|Situation au des zones brûlées et départs de feu, telle que restituée par Effis. Le 30 juillet, de neuf communes sont autorisés à rentrer chez eux : Mios, Le Barp, Cestas, Saint-Jean-d’Illac, Martignas-sur-Jalle, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Aubin-de-Médoc, Salaunes et Sainte-Hélène (soit au total). En soirée, le feu est jugé « stabilisé ».

Le , les habitants des communes de Biganos, Lanton, Andernos-les-Bains et Audenge peuvent regagner leur domicile, suivis le lendemain par ceux d'Arès, Marcheprime, Le Temple et Saumos.

Le , le feu est « fixé », c'est à dire qu'il continue à brûler, mais ne progresse plus à de nouveaux endroits.

Le 2 août, la préfète de Gironde, Sophie Brocas, annonce que les habitants de Lège-Cap-Ferret, de l'entièreté de la presque île ainsi que les habitants du Porge, sont autorisés à regagner leurs habitations.