La d'infanterie (), devenue d'infanterie motorisée (), est une division d'infanterie de l'Armée de terre française qui a participé à la Première et à la Seconde Guerres mondiales.

Dénominations

1873 : d'infanterie 1935 : d'infanterie motorisée 1940 : légère d'infanterie puis dissolution 1944 : d'infanterie 1946 : dissolution

Les chefs de la d'infanterie - : général Lecointe - : général Billot - : général Hartung . : général Comte : général Gueytat - : général Maurand . - : général Courbassier : général Chamoin : général Nicolas : général Desoille - : général Gallet - : général Bro - : général de Riols de Fonclare - : général Grégoire . 1925 : général Aubert - : général Mittelhauser . - : général Prételat . : général Condé - : général Doumenc . 1939 - 1940 : général Malivoire-Filhol de Camas 1940 : général Welvert 1944 - 1946 : général Callies 1946 : général Bertrand

De 1873 à 1914 vignette|Le () lors des grandes manœuvres de l'Est de 1901. La division est créée par le décret du . Située en région militaire (Lille), elle est constituée de deux brigades à deux régiments :

brigade d'infanterie : d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne brigade d'infanterie : d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne

Première Guerre mondiale Mobilisée dans la . Affectée au d'armée.

Composition au cours de la guerre infanterie : d'infanterie d' à d'infanterie d' à d'infanterie d' à d'infanterie d' à d'infanterie de à d'infanterie de à 1 bataillon de pionniers du d'infanterie territoriale d' à

artillerie : 3 groupes de 75 du d'artillerie de campagne de la mobilisation à l'armistice de 58 du d'artillerie de campagne de à de 58 du d'artillerie de campagne de fin 1917 à de 155C du d'artillerie lourde de juillet à cavalerie : du de chasseurs du au 1917 du de chasseurs du 1917 à l'armistice génie : compagnie 1/1 du du génie d' à compagnie 1/51 (ex-1/1 bis) du du génie de mi-1915 à compagnie 1/21 du génie de fin 1916 à

Historique 1914 5 – : transport par V.F. dans la région d'Aubenton ; puis, mouvement vers Sécheval et couverture sur la Meuse, dans la région Mézières, Monthermé. 13 – : mouvement, vers le nord, par Surice, sur Anthée. À partir du , occupation du front de la Meuse, entre Hastière et Anseremme, puis mouvement, par Ermeton-sur-Biert, en direction de Charleroi. 23 – : engagée dans la Bataille de Charleroi, vers Saint-Gérard. À partir du 24, repli par Mariembourg et Signy-le-Petit, sur Guise. : combat de Mariembourg. – : engagée dans la Bataille de Guise, au nord-ouest de Sains-Richaumont. À partir du , repli, par Crécy-sur-Serre, Breuil-sur-Vesle et Reuil, vers le sud d'Esternay. 6 – : engagée dans la Bataille de la Marne. 6 - : Bataille des Deux Morins : combats dans la région d'Esternay, puis vers Maclaunay et Margny. À partir du 10, poursuite, par Dormans et Ville-en-Tardenois, jusqu'au-delà de Reims. – : engagée dans la Bataille de l'Aisne : combats vers la Neuvillette et les Cavaliers de Courcy. À partir du , mouvement de rocade vers Roucy ; combats vers la ferme du Choléra et vers Berry-au-Bac. Puis, stabilisation et occupation d'un secteur vers Gernicourt et Berry-au-Bac, étendu à droite, le , jusqu'au sud de la Neuville. 12 - : attaques françaises vers Sapigneul. – : retrait du front et mouvement vers Bazoches. À partir du , engagée dans les contre-attaques françaises, à la suite de l'action allemande sur Soupir : passage de l’Aisne. : attaque et reprise de Soupir. 7 - : combats vers Soupir et Chavonne. Puis, occupation et organisation d'un secteur vers Chavonne et le canal de l'Oise à l'Aisne. 7 – : retrait du front. Repos vers Rosnay. À partir du , transport par V.F., de la région de Fismes, Fère-en-Tardenois, dans celle de la Cheppe. À partir du , stationnement vers Suippes et Bussy-le-Château.

1915 – : de Champagne, occupation d'un secteur vers la ferme de Beauséjour. : attaques françaises sur le fortin de Beauséjour ; puis violents combats dans cette région. – : retrait du front et repos vers Champigneul-Champagne (éléments maintenus en secteur jusqu'au ). À partir du , transport par V.F., de Sommesous, dans la région de Longeville, puis mouvement vers le sud-est de Verdun. 5 – : engagée dans la de Woëvre, à l'est de Braquis et d'Hennemont, puis occupation, dans cette région, d'un secteur étendu à gauche, le , jusqu'au bois de Buzy. 20 – : retrait du front ; mouvement par étapes et transport par camions vers la région de Sainte-Menehould. À partir du 23, transport par V.F., à Fismes. – : mouvement vers le front ; occupation d'un secteur vers le sud du Godat et Berry-au-Bac, étendu, à droite, le , jusqu'à Loivre. – : retrait du front vers Branscourt ; travaux de et repos. – : occupation d'un secteur vers Loivre et la Neuville (guerre de mines) : extension du front, à gauche, jusque vers Sapigneul. : réduction, à droite, jusqu'au Godat. : nouvelle extension, à gauche, jusque vers Berry-au-Bac.

1916 20 – : retrait du front. À partir du 23, transport, par camions et par V.F., dans la région de Vitry-le-François, puis, le 25, dans celle de Verdun et de Belleville. – : engagé dans la bataille de Verdun, vers Bras, la côte du Poivre et les carrières d'Haudromont. 7 – : retrait du front ; transport par camions et regroupement vers Saint-Dizier. À partir du , transport par VF dans la région de Dormans ; repos. – : mouvement vers Fismes. À partir du , occupation d'un secteur entre le moulin Pontoy et la route de Paissy à Ailles, étendu, à gauche, le , jusque vers Troyon. – : retrait du front ; repos dans la région Ville-en-Tardenois, Épernay. À partir du , transport par VF vers Breteuil ; puis repos et instruction vers Crèvecœur-le-Grand. À partir du , mouvement vers le Sud-Ouest d'Amiens ; repos. – : mouvement vers le front. À partir du , engagé dans la bataille de la Somme, devant Maurepas, (sauf du 6 au , où la DI est retirée vers Sailly-Laurette) 24, prise de Maurepas. : coopération à la prise de Combles. – : Retrait du front. À partir du ; transport par VF dans la région du camp de Châlons ; repos. – : Mouvement vers le front, occupation d'un secteur vers la cote 193 et le sud de Sainte-Marie-à-Py. – : retrait du front ; repos vers Courtisols. À partir du , instruction.

1917 4 – : mouvement vers le front, occupation d'un secteur vers la cote 193 et le chemin de Souain à Sainte-Marie-à-Py. – : retrait du front ; repos et instruction vers Châlons-sur-Marne et Suippes. – : Mouvement vers Fismes. À partir du , préparatifs d'offensive sur l'Aisne, dans la région de Beaurieux. 9 – : occupation d'un secteur vers Craonne. Engagée à partir du 15 avril : Bataille du Chemin des Dames, prise du plateau et du village de Craonne. Puis, organisation et défense du terrain conquis. – : retrait du front. Transport par camions vers Chéry-Chartreuve, puis mouvement, par Troissy, vers la région de Montmirail ; regroupement. À partir du , mouvement, par Bergères-lès-Vertus et Lhuitre, vers le camp de Mailly ; instruction. : mouvement, par Coclois, Marcilly-le-Hayer et Gouaix, vers le Sud de Provins ; repos. – : Transport par V.F. vers Dunkerque et Bergues. À partir du 27, placé en , au sud-ouest de Het-Sas. À partir du , relève de l'armée belge et occupation d'un secteur vers Het-Sas et Boesinghe (du 15 au , l'infanterie est retirée du front et mise au repos au sud de Bergues) – : engagée dans la des Flandres : attaque et prise de Bikschote. 5 – : retrait du front ; repos dans la région de Bergues. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Bixschoote et Langemark. – : retrait du front ; repos et instruction dans la région de Calais. 16 – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Langemarck et Merkem. Les 22 et , attaques françaises ; progression au-delà du Saint-Jansbeek : réduction du front, à gauche, jusqu'au sud de Kloosterschool. – : retrait du front ; repos au sud de Bergues. – : mouvement, par Lillers, Bouquemaison, Villers-Bocage, Breteuil, Saint-Just-en-Chaussée et Chamant, vers la région de l'Ourcq ; repos et instruction vers Lizy-sur-Ourcq.

1918 – : mouvement vers le front. À partir , occupation d'un secteur vers la forêt de Vauclerc et le Ployon. 9 – : retrait du front ; repos vers Arcis-le-Ponsart. – : mouvement vers Romain, puis, le 24, transport par camions vers Noyon. Engagée, le 25, au sud de Guiscard, dans la de Picardie : combat en retraite et défense de l'Oise aux abords de Noyon ; combats au mont Renaud. Puis stabilisation du front entre Ourscamps et Pontoise ; extension à droite, le , jusqu'à Varesnes. 12 – : retrait du front ; repos vers Choisy-au-Bac. À partir du , transport par camions vers Venizel et Ciry-Salsogne. – : engagée dans la de l'Aisne, combats en retraite jusqu'à la lisière nord-est de la forêt de Villers-Cotterêts. 5 – : retrait du front ; travaux vers Villers-Cotterêts. – : occupation d'un secteur à la lisière est de la forêt de Villers-Cotterêts, vers Corcy et la ferme. Combats violents vers la ferme Chavigny ; reconnaissances vers Longpont. 13 – : retrait du front ; mouvement vers Dammartin-en-Goële ; repos. : transport par camions à l'est de Crépy-en-Valois. 18 – : engagée, le 18 au soir, vers Blanzy, dans la bataille du Soissonnais ( de la Marne) : offensive vers Grand-Rozoy et Le Plessier-Huleu. – : retrait du front ; repos à l'ouest de Compiègne. – : transport par V.F. en Alsace. À partir du , occupation d'un secteur vers Leimbach et la vallée de la Lauch, étendu à gauche, le , jusqu'à Metzeral. – : retrait du front ; repos vers Masevaux, puis mouvement par étapes vers Darney. À partir du , instruction au camp de Darney. 7 – : mouvement vers Mirecourt ; préparatifs d'offensive.

L'entre-deux-guerres La loi du , sur l’organisation générale de l’armée, et la loi des cadres et effectifs du , fixent le nombre des divisions d’infanterie métropolitaines à vingt. Elles sont considérées comme des forces de territoire affectées à la défense du sol métropolitain. Ces grandes unités d’infanterie sont de trois types, dix divisions d’infanterie de type « nord-est », sept divisions d’infanterie motorisées et trois divisions d’infanterie alpine.

La division d'infanterie est stationnée à Lille. En 1935, elle devient division d'infanterie motorisée, formé comme division d'infanterie motorisée type renforcé (soit apte au combat dès le début des hostilités).

Le début de la Seconde Guerre mondiale Composition Le , la DIM, sous les ordres du général de Camas, est rattachée au corps d'armée qui est intégré à la armée.

À cette date la division se compose de : d'infanterie motorisée : Cambrai d'infanterie motorisée : Lille d'infanterie motorisée : Dunkerque d'artillerie divisionnaire : Douai d'artillerie Lourde divisionnaire groupe de reconnaissance de division d'infanterie de Saint-Omer, génie: 1/1 et 1/2 compagnie de sapeurs mineurs. groupement de transport . 1/81 compagnie télégraphique 1/82 compagnie radio 201/1 compagnie automobile du Quartier Général. 301/1 compagnie automobile de transport. 1/1e groupe d'exploitation divisionnaire. groupe sanitaire divisionnaire parc d'artillerie divisionnaire Elle disparait à l'issue de l'échec de la manœuvre Dyle-Breda. Elle est reconstituée à partir du comme légère d'infanterie (format réduit).

Reconstitution en 1945