Les relations entre la Bretagne et le Portugal s'inscrivent dans le cadre des relations entre la France et le Portugal. Elle se développent dès le dans un cadre économique puis politique entre le Duché de Bretagne et le Royaume de Portugal.

Historique Début des relations entre le duché breton et la couronne portugaise Les premières relations commerciales entre bretons et portugais sont enregistrées dès le . Elles sont ponctuellement émaillée d'actes de piraterie, ce qui entraine l'intervention de responsables politiques. La trace de la plainte d'un marchand breton auprès des autorité portugaises en 1369 est identifiée. Au début du le duc Jean V émet des lettre de marque pour lutter contre la piraterie portugaise sur les côtes bretonnes..

Un cadre politique commence à se structure en 1449 quand les bretons sont formellement autorisés à commercer avec le Portugal, et qu'une protection de leurs biens et personnes est affirmée par la couronne portugaise. Le roi du Portugal Alphonse V et le duc de Bretagne François II signent en 1459 un traité d'alliance et de commerce, qui est confirmé dix ans plus tard par un nouveau traité.

Des incidents liés à la piraterie perdurent cependant, et la couronne portugaise est parfois obligée d'intervenir directement pour faire cesser les attaques ou envoyer des ambassades au duché pour faire parvenir des excuses.. Un corsaire breton, Jean Coatanlem se met au service de la royauté portugaise dans les années 1480-1490. A la même époque la royauté portugaise favorise l'installation de bretons dans les Açores pour coloniser l'archipel..

Relations commerciales après la fin de l'indépendance du duché Un commerce régulier se met en place entre Nantes et les côtes portugaises après la réunion du duché à la couronne de France. La Bretagne exporte essentiellement des toiles et du vin vers le Portugal, qui en retour exporte des fruits et confitures (oranges, citrons, figues...), ou encore des herbes médicinales.

Les marchands portugais, encore peu présents dans la ville de Nantes au début du et dépendant pour beaucoup des marchands espagnols mieux implantés, commencent à être plus nombreux à partir du règne de Henri II au milieu du . Les troubles religieux qui agitent à la même époque le Portugal poussent à l'exil nombre de portugais, dont des « nouveaux chrétiens » ou « crypto-juifs ».. Une dizaine de bretons installés au Portugal sont aussi jugés par l'inquisition portugaise à la même époque. Outre les marchands, des profils plus divers s'installent alors en Bretagne, dont le cartographe Bartolomeu Velho, ou le prétendant au trône du Portugal Antoine de Portugal.. Nantes n'est souvent qu'un lieu de passage, l'ultramontisme présent dans la ville pousse souvent les juifs à chercher ailleurs un cadre plus accueillant. La famille de Spinoza après y avoir séjourné quelques années rejoint finalement Amsterdam..

La chambre des comptes de Bretagne enregistre une première naturalisation en 1561, et celles-ci deviennent plus nombreuses après 1580. Certains patronymes comme Vaz, Mendez, ou Rodriguez s'établissent durablement à Nantes à partir de cette date.. Plus d'une centaine de familles portugaise dans la province sont naturalisées avant 1600, et une migration venant du Portugal reste forte jusqu'au milieu du ., parfois au point de provoquer des tensions, comme en 1603 ou les États de Bretagne (qui cherche à les expulser la ville de Nantes, les jugeant trop nombreux) s'oppose à la royauté (qui cherche à les y maintenir). ou en 1636 quand le Parlement de Bretagne doit émettre un décret pour les protéger.. Deux familles portugaises, les Vaz et les Mello, gagnent en importance économiquement et professionnellement (notamment dans la médecine) à Nantes à compter du milieu du ..

Le commerce vers le Portugal périclite au , et très peu de nouvelles familles portugaises s'installent.. Si la Bretagne continue d'exporter des toiles, du blé, du sucre, et des eaux-de-vie, peu de produits sont importés du Portugal, et la balance commerciale devient très largement déficitaire pour le Portugal.. Le commerce se réduit très fortement au milieu du , au point d'être presque inexistant (un seul navire part de Nantes ) destination du Portugal en 1764)..

Accueil de réfugiés pendant la guerre civile de 1828-1834

Au début de la Guerre civile portugaise, quelques centaines de militaires et d'officiers libéraux portugais débarquent à Brest en , fuyant la prise de pouvoir Migueliste.. Ceux-ci sont cantonnés dans un premier temps dans l'est de la région par les autorités françaises, à Fougère, et dans des petites villes ddu secteur (Dol, Combourg, Tinténiac, Hédé).. Ils sont moins de 200 après qu'une partie ait rallié la Hollande, et mi-août la plupart sont rassemblée à Rennes.. Les familles de ces soldats et officiers rallient elles aussi la région à partir de 1832.. La plupart des portugais de la région ont rejoint le Portugal après la prise de Lisbonne en ..

Peintres portugais et la colonie de peintres de Pont-Aven dès la fin du XIXe upright|vignette|Rue d'une ville bretonne non localisée peinte par António Carneiro. Plusieurs peintres portugais se rendent en Bretagne dès la fin du , attirés par le dynamisme de l'École de Pont-Aven. José Júlio de Sousa Pinto. et . font partie des premiers peintres portugais à s'y illustrer, suivis dans les années qui précèdent la Première Guerre mondiale d'autres peintres comme Eduardo Afonso Viana. et Eduardo Afonso Viana..

Première guerre mondiale thumb|Débarquement du Corps expéditionnaire portugais à Brest en . Le Corps expéditionnaire portugais qui participe à la Première Guerre mondiale est présent à Brest à partir de , et occupe un espace sur la plaine de Kerangoff, au-dessus de la rade et du port de Brest, ainsi que caserne de la Pointe. Plusieurs mariages sont célébrés pendant et après la guerre, à l'origine d'une présence de descendants d'origine portugaise dans la ville... Une brestoise, Marie Marguerite Provost, se fait aussi connaitre à l'époque pour son action en faveur des soldats portugais stationnés dans la ville, ce qui lui vaudra plusieurs honneurs au Portugal après-guerre, et le titre officieux de ...

Un officier portugais déployé en Bretagne pendant la guerre, agit après guerre pour obtenir l'ouverture au sein de l'université de Rennes en 1921 d'enseignements de portugais, les plus anciens dans une université française en dehors de Paris..

Migrations économiques à partir des années 1970 Les difficultés économiques du Portugal dans la seconde moitié du salazarisme entraine une immigration importante en France. Rennes, où est inaugurée une importante usine automobile en 1961 capte une partie de ce flux. Ils sont 268 en 1968 à Rennes, puis en 1975.. A Brest, ils sont 330 en 1968, puis en 1970.. Dans l'île de Groix, ce sont 16 portugais qui arrivent dans les années 1960, puis représentent avec leurs descendants presque 10 % de la population de l'île au début des années 2020 (200 sur )..

Certains réfugiés politiques s'installent aussi dans la capitale bretonne, comme Mário Soares, futur président du Portugal de 1986 à 1996, et qui enseigne le portugais à l'université Rennes 2 de 1971 à 1973..

Relations économiques Le Portugal est le douzième partenaire économique de la Bretagne en 2023, dans le domaine des exportations avec , comme des importations avec ..

Populations de nationalité portugaise vivent en région Bretagne en 2021. Cette population est en hausse et représentait en 2011.

Sport Les Bretons Paul Loiseau et Victor Le Pape remportent en 2026 la première étape de la course Aventura au Portugal.

Jumelages Mamarrosa - Saint-Onen-la-Chapelle (2012) - Saint-Germain-en-Coglès (2010)

Sources Références

Bibliographie . . . .

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