Victor Couchery dit le jeune, né le à Besançon et mort le à Paris, est un secrétaire parlementaire et journaliste français.

Actif durant la période de la Révolution française, du Premier Empire et de la Restauration, son parcours politique et éditorial est marqué par sa défense des idées contre-révolutionnaires et son opposition au régime napoléonien.

Biographie Fils de Claude-Françoise Carisey et du marchand Léonard Couchery (1737-1804), il grandit dans un milieu lettré et bourgeois. Durant sa jeunesse, il côtoie plusieurs figures de la vie intellectuelle et politique locale, à l'instar de l'écrivain Charles Nodier, de l'ingénieur Joseph Fourier ou du général général Griois..

Dès le début de la Révolution française, il adopte des positions résolument contre-révolutionnaires, proches du royalisme. Admis au collège de Besançon comme professeur d'humanité, le , il professe jusqu'au 7 aout de l'année suivante, date à laquelle il s’engage dans le bataillon de volontaires du Doubs. Passant successivement par le grade de caporal fourrier, sergent, sous-lieutenant, il reste en service jusqu'au ..

Ensuite employé en qualité de vérificateur au Bureau central des vivres du Nord et de l'Est, du au , il passe à l'Inspection générale de la gendarmerie comme chef de bureau, le .

Sous le Consulat et le Premier Empire, son opposition à Napoléon Bonaparte lui vaut d'être étroitement surveillé par la police d'État. Le , il est renvoyé de l'Inspection générale, où il travaillait sous les ordres du général Moncey, parce qu’on a surpris les lettres qu’il adressait à son frère ainé, Jean-Baptiste à Londres., sur le soupçon de correspondance avec le général Pichegru..

Lorsque Pichegru se rend à Paris, il se met à sa disposition, par reconnaissance pour , selon lui. Arrêté, dans la rue de Babylone où il se cachait., comme prévenu de complicité dans la conjuration de 1804 contre Napoléon, il est acquitté, lors du procès du général Moreau mais, impliqué dans le complot de Cadoudal., malgré les dénégations de ce dernier, qui affirme ne pas le connaitre., subit une détention arbitraire sous le régime de la « mesure de haute police », réservée aux individus jugés suspects ou hostiles au pouvoir impérial. Il adresse à cette occasion plusieurs lettres à la Commission sénatoriale de la liberté individuelle pour contester son incarcération..

Détenu dans plusieurs prisons de l’État jusqu’à la chute de l’Empire, il exerce, au retour des Bourbons sur le trône lors de la Restauration, du jusqu'au les fonctions de censeur de journaux. Il est ensuite nommé secrétaire, rédacteur de la chambre des députés, le .

Parallèlement à des fonctions de secrétaire parlementaire qui lui permettent de suivre les débats des assemblées, il s'investit dans la presse d'opinion et exerce la fonction de censeur pour plusieurs journaux, dont le Journal des Débats et le , et travaille comme lecteur pour le comte d’Artois..

À sa mort, il a été inhumé au cimetière de Montmartre. Il avait épousé Jeanne-Charlotte Pougny (1770-1865) à Paris.

Notes et références Notes

Références

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