Max Viterbo (1882-1952) est un dramaturge, metteur en scène, parolier, et journaliste français. Tout au long de carrière, il a dirigé de nombreux théâtres.

Biographie Né le 8 mai 1882 à Alexandrie, et de confession juive, fils de David Viterbo et Régine Suarès, le jeune Max Fortuné Viterbo fait ses débuts à Paris, au rendez-vous du Cornet. En 1904, il devient rédacteur dans la revue Arts et sports. En 1906, il rachète le quotidien Fin de siècle et le transforme en journal des spectacles, le rebaptisant Le Nouveau SiècleGérard Solo et Catherine Saint-Martin (dir.), Dico Solo. Dessinateurs de presse et supports en France de Daumier à l'an 2000, Vichy, AEDIS, 2004, ..

Dans la foulée, il monte une série de revues-spectacles, entre autres au Bataclan, et au Moulin-Rouge dont il prend brièvement la direction en 1906 ; en janvier 1907, la pantomime Rêve d’Égypte, mise en scène par Georges Wague, avec entre autres à la scène Colette et Missy, fait scandale, Viterbo doit interrompre les représentations sur l'intervention du préfet LépineAnnées 1900-1910 : 1907, Mémoire des sexualités.. En 1913, il dirige un nouveau lieu parisien, La Sirène, où se produit Montéhus Variety, avril 1913, .. Il collabore également au magazine Le Miroir.

En novembre 1917, il ouvre le Concert Damia, au 6 rue Fontaine, un lieu qui devient vite populaireAudrey Coudevylle, « Fréhel et Yvonne George, muses contrastées de la chanson ”réaliste” de l’entre-deux guerres », 14 sept. 2017, , sur HAL Sciences..

Après la Première Guerre mondiale, il est le secrétaire et le directeur de nombreux théâtres, café-concerts, et music-halls parisiens dont La Cigale et La ChaumièreLe Soir, Paris, 11 mars 1925, — sur Retronews..

En juin 1919, il épouse Germaine GragnonL'Intansigeant, Paris, 13 juin 1919..

Au début des années 1920, il dirige le bimensuel de spectacles Paris qui chante, remplaçant Oscar Dufrenne Paris qui chante, juin 1922.. En mai 1923, il lance la revue ArlequinArlequin, , mai 1923 — sur Gallica., basée au 42 rue Fortuny, qui disparaît en avril 1924, et dans laquelle Blaise Cendrars aurait contribuéNotice périodique, base bibliographique établie par Hughes Richard, Fonds Blaise Cendrars, Archives littéraires suisses.. En 1925, il fonde le café-concert La Fourmi« Café-concert », Grande Encyclopédie Larousse, 1971-1976..

Dans les années 1930, Viterbo écrit pour la scène théâtrale avec la complicité d'Alfred Gragnon, son beau-frère, avec lequel il est en collaboration depuis 1917. Dans une série d'articles publiés dans Je suis partout à partir du 15 avril 1938, Lucien Rebatet dénonce la présence des juifs dans l'industrie du spectacle et cite Viterbo, alors directeur du théâtre des CapucinesAntisémitisme et Juifs en France, Éditions du bon temps, 1999, ..

En 1941, il s'exile à Nice, où il tente de fonder plusieurs journaux en lien avec la Résistance puis revient à Paris. Le 30 juillet 1942, il est arrêté et transféré au camp de transit de Beaune-la-Rolande Liberté du judaïsme, , mai-juin 2023, .. Déporté à Auschwitz, libéré en janvier 1945, il fait partie des rares survivants La Musique internée, rxposition du 10 décembre 2013 au 9 mars 2014, Orléans, Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, ..

Il reprend son activité de dramaturge : en 1949, C’est moi qui ai tué le comte, écrit avec Marcel Dubois d’après Alec Coppel, et mise en scène par Raymond Maurel, est créé au théâtre de l’Humour ; il écrit également des pièces radiophoniques.

Max Viterbo meurt le 3 novembre 1952 à Paris (17 arrondissement)Archives de Paris, acte de décès et est inhumé au cimetière du MontparnasseParis-presse, 6 novembre 1952, — sur Gallica..

Écrits publiés Contes en mosaïque, avec Jules Moy, Paris, Ollendorff, 1910. Justice et police, Paris, Société parisienne d'imprimerie, 1919. Quelques chansons d'aventures de Max Viterbo, Paris, 1936. Quatre nouvelles policières d'après Joë Bridge, Paris, Éditions Pensée et musique, 28 rue Fortuny, 1947.

Édition Le Sonnet d'André Ibels, Paris, Max Viterbo, 58 rue du Rocher, 1916. Natacha, chanson russe. Paroles de Nazelles. Chant et piano d'André Mauprey, Paris, Max Viterbo ; En dépôt chez Labbé, 1925.

Partitions Les deux Saisons ! Valse chantée, musique d'Émile Rousseau, 1906. Couplets et rondeaux chantés dans : As tu vu mon nu ? revue en 3 tableaux, revue aux Ambassadeurs, 1908. L'Album des baisers, musique de Gustave Goublier, 1913. Les gueuses, musique de Vincent Scotto, 1922. Les Buttes Chaumont, avec Joris d'Hanswyck, 1924. Je m'ennuie, 1933. Une Chanson et Toutou, musique d'Hippolyte Ackermans, 1934.

Notes et références

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