Jan Pieter Brueghel ou Jan Peeter Brueghel ou Breugel, baptisé à Anvers le 29 août 1628, qui serait mort en Italie avant 1684, est un peintre brabançon spécialisé dans les natures mortes florales et les tableaux de guirlande. Membre de la famille Brueghel, il est le fils de Jan Brueghel le Jeune et le petit-fils de Jan Brueghel l'Ancien.

Biographie Famille

Issu de la famille Brueghel, Jan Pieter Brueghel est le fils du peintre Jan Brueghel le Jeune et d'Anna Maria Janssens, fille du peintre d'Histoire Abraham Janssens. Il est ainsi le petit-fils de Jan Brueghel l'Ancien, figure majeure de l'école anversoise du début du XVIIe siècle. Plusieurs de ses frères, Ferdinand, Philips et Jan Baptist Brueghel, exercèrent également le métier de peintre, et notamment Abraham Brueghel, un peintre actif principalement à Rome et à Naples.

Parcours de vie et descendance Jan Pieter Brueghel est baptisé à Anvers, paroisse Saint-GeorgesAnvers, registre des baptêmes de Sint-Joris (1625 - 1633) : Augustus 1628 29 Joannes Petrus (fils de) Joannes Breugel (et) Anna Maria Janssens (et les parrain et marraine sont) Hieronimus van Kerke (et) Maria Janssens., le 29 août 1628. Il s'établira à Bruxelles en 1664 ou 1665, et écrit Alphonse Wauters, c'est dans cette ville que la famille va s'éteindre au bout de trois générations.

De son épouse Elisabeth Bonnaerden - ou autres orthographes - il aura quatre enfants, nés à Bruxelles et baptisés à Sainte-Gudule de 1665 à 1676, à savoir Jérôme Pierre Breugel (° 1665), Paul Pierre Breugel (° 1669), Jean Baptiste Breugel (° 12 juin 1673) et Catherine Breugel (° 7 septembre 1676).

Son fils aîné Jérôme Pierre ou Hieronimus Petrus Breugel, baptiséBruxelles, registre des baptêmes de Sainte-Gudule, 20 mai 1665. Il avait pour parrain et marraine, d'après Alphonse Wauters, Georges Ringler, représentant le curé de Wolverthem (erronément écrit par Wauters : Georges) Hieronimus Bulincx et Madeleine Minne. Il doit donc son prénom à son parrain. le 20 mai 1665, peintre de fleurs, apparaît dans le recensementHerman Swinnen (réd.) et autres, De volkstelling van 1702 in Brussel en omgeving, Familiekunde Vlaanderen, 2018, page 816, section 33, rue du Persil. Hieronimus Breugel est qualifié de blommeschilder. de Bruxelles en 1702, ayant pour voisin, établi dans la maison contigüe à la sienne, à la rue du Persil, le peintre Lancelot Volders. Il entra dans le métier des peintres comme "reconnu" en 1696, et y paya alors une somme de 50 florins du Rhin, probablement pour droit d'admission écrit Alphonse WautersAlphonse Wauters, La famille Breughel, op. cit., page 70., qui le dit être aussi peintre paysagiste. Hieronimus Breugel avait épouséAlphonse Wauters, La famille Breughel, page 70, et Registre des mariages de Bruxelles, paroisse Sainte-Gudule, 26 novembre 1690, acte dans lequel le nom de l'épouse est Waudé. Catherine Wauters - ou parfois Waudé - à Bruxelles, Sainte-Gudule, le 26 novembre 1690, et dans ce recensement de 1702, il est dit à cette date avoir quatre enfants en vie. Il fut inhumé à Sainte-GuduleBruxelles, registre des inhumations de Sainte-Gudule, 14 juillet 1725, un service à 16 prêtres pour Sieur Hieronimus Breugel van bij de Maijboom. Il s'agit du quartier du Meyboom, qui englobait la rue du Persil où il demeurait. le 14 juillet 1725. Ses sept enfants avaient été baptisés à Sainte-Gudule, et Alphonse Wauters les dit être presque tous morts célibataires. Il s'agissait de :

Gilles ou Egide (° Sainte-GuduleEnfant baptisé sous condition. Parrain et marraine : Aegidius Waudé et Catharina Clement. 20 janvier 1691, + Sainte-Gudule 28 décembre 1728), Jean Pierre (° Sainte-Gudule 14 juin 1692), Barbara (° Sainte-GuduleParrain et marraine : Paulus de Breugel et Barbara van der Vinnen. 2 avril 1694, + Sainte-Gudule 23 octobre 1728), Corneille (° Sainte-GuduleEnfant baptisé sous condition. Parrain et marraine : Cornelius van der Belen et Catharina van Lac. 16 août 1696, + Finistère 11 octobre 1730), peintre, qui fut le doyen du métier lorsqu'il mourut, Elisabeth (° Sainte-GuduleParrain et marraine : Paulus Breugel et Elisabetha Dozyn. 30 juillet 1698, + Bruxelles Hôpital Saint-Jean 28 avril 1716), Paul (° Sainte-GuduleParrain et marraine : Paulus Breugel et Barbara Vander Elsken. 21 juin 1701), Michel (° Sainte-GuduleParrain et marraine : Michael Doré et Catharina Van Lack. 20 juin 1703), qualifié d'artiste peintre en 1729, qui épousa à Bruxelles, à l'église du Finistère le 27 décembre 1727 Jeanne Catherine Raimon ou de Raymond. Il mourut le 6 décembre 1756, n'ayant eu qu'un fille nommée Susanne, baptiséeSes parrain et marraine sont Paul Breughel et Susanne Colet. le 7 septembre 1729 et inhumée le 3 février 1757 à l'église du FinistèreBruxelles, registre des inhumations de Sainte-gudule : Febry 1757 3. Fin : ter : 16. Een Sincke met 16 heeren ad Fin : ter : Susanna Breughel jonghe dochter woonende in de lange nieuwstraete pro jure Palla 6 =13.., la dernière des Brueghel.

Le frère de Hieronimus Petrus, Paul Pierre Breugel, qui sera également peintre à BruxellesDe volkstelling van 1702 in Brussel en omgeving, op. cit., page 601 : il est recensé Tengenover de Ossemerckt, où on le dit Aldaernaest woont Pauwel Breugel, schilder, met sijne huijsvrouwe, eene arme weese (die hij voor niet hout). Op de camer woont eene soldaete vrouwe. La maison était située à côté du débit de boissons Int Panshoff de Robert vanden Bosch., baptisé à Bruxelles, Sainte-Gudule, le 30 mars 1669, avait épousé à Bruxelles, paroisse Sainte-Catherine, en juinEn juin 1696 et l'acte, placé entre les 23 et 30 juin 1696, semble dire qu'une partie de la procédure matrimoniale avait déjà été accomplie ailleurs ou qu'une situation particulière justifiait une publication abrégée : (trad.) Il y a huit ans, Paul Breugel et Catharina Van Lack avaient contracté mariage mais comme un doute s'était fait naître quant à validité de ce mariage, celui-ci a été renouvelé par mesure de précaution et dans la mesure où cela s'avérait nécessaire Joannes Heijmberge et Joannes Josephus Kattenbek, en tant que témoins, et moi-même, soussigné, avons renouvelé ce mariage, sur autorisation de l'honorable et érudit Monsieur van den Nesse, curé de cette église. Henricus de Becker, prêtre. 1696 Catherine Van Lack. Il apparaît également dans le recensement de 1702. Il mourut à Bruxelles le 11 décembre 1738 et fut inhumé le 14 du même mois dans l'église du FinistèreRegistre des inhumations de la paroisse du Finistère de décembre 1738 : 11 is gestorven paulus breugel 14 is begraven in de parochiale kercke van onse lieve vrouwe finis terre H. van Slabbeeck vice past. Mention de cette inhumation également au 14 décembre 1738 dans les registres de Sainte-Gudule..

Quant à Jan Pieter Brueghel lui-même, ses biographes en perdent la trace et le disent probablement mort en Italie avant 1684. L'on ne mentionne pas non plus d'actes concernant le décès de son épouse à Bruxelles. Quoiqu'il en soit, même si ses enfants sont nés et morts à Bruxelles, il n'apparaît pas comme étant le parrain ou le témoin d'actes concernant ceux-ci.

Formation et parcours artistique Formé dans l'atelier familial, Jan Pieter Brueghel est reçu en 1645 à la guilde Saint-Luc d'Anvers comme wijnmeester (ou fils de maître). Il séjourne ensuite brièvement à Liège, où il travaille dans l'atelier de Walthère Damery. Il est encore attesté à Anvers de 1662 à 1664, après un séjour à Paris en 1664 et cette même année 1664, il effectue un séjour à Venise. On le retrouve ensuite à Bruxelles, de 1665 à 1676.

Lorsqu'il s'établit à Bruxelles, vers 1665, Jan Pieter Brueghel gagne alors la capitale politique des Pays-Bas espagnols. Autour de la cour du Coudenberg gravitent gouverneurs, grands officiers, prélats et familles nobles qui entretiennent une importante demande en œuvres d'art, dans une tradition de mécénat illustrée au siècle précédent par les collections de l'archiduc Léopold-Guillaume et les commandes passées à Rubens ou à Jan Brueghel l'Ancien.

Œuvre

Jan Pieter Brueghel est principalement connu pour ses compositions florales et ses tableaux de guirlande de fleurs. Son œuvre a longtemps souffert de confusions d'attribution avec celle de son père Jan Brueghel le Jeune et son grand-père Jan Brueghel l'Ancien, l'artiste ayant parfois simplement signé Jan Br..

Le petit nombre d'œuvres conservées portant une signature complète a néanmoins permis de lui rattacher plusieurs peintures autrefois attribuées à d'autres peintres brabançons ou flamands spécialisés dans la nature morte florale.

Son style s'inscrit dans la tradition de la peinture florale anversoise héritée de son grand-père et montre également l'influence de Jan Davidszoon de Heem. Comme de nombreux peintres de fleurs du XVIIe siècle, il composait ses bouquets à partir d'études réalisées séparément plutôt que d'après un arrangement de fleurs observé directement.

Il collabore régulièrement avec des peintres de figures pour la réalisation de tableaux de guirlandes, genre caractéristique de l'école anversoise. Parmi ses principaux collaborateurs figure Érasme Quellenius II, avec lequel il réalise plusieurs œuvres associant des guirlandes florales à des scènes religieuses ou allégoriques.

Bibliographie Alphonse Wauters, La famille Breughel, dans les Annales de la Société d'Archéologie de Bruxelles, tome Ier, 1888, pages 7 à 79, à lire en ligne . Voyez les nombreux ouvrages bibliographiques cités dans le lien externe du RKD ci-après.

Liens externes RKD Research, biographie de Jan Peeter Brueghel, sous le lien suivant .

Notes et références

Catégorie:Peintre flamand Catégorie:Peintre belge du XVIIe siècle