DMG Mori Global One, deuxième du nom, est un voilier monocoque japonais de course au large de (), répondant aux normes de la classe Imoca. Destiné au navigateur Kōjirō Shiraishi, il est mis à l’eau le .
Contexte
Après le Vendée Globe 2024 accompli à la barre du premier DMG Mori Global One (Spirit of Yukoh V), l'envie personnelle de Kōjirō Shiraishi, à bientôt , le porterait à un nouveau projet plus modeste. Il éprouverait autant de plaisir, dit-il, à naviguer à la barre d'un bateau sans foils. Mais il estime que s'ouvre à lui une nouvelle partie de sa carrière, où son défi n'est pas seulement le sien. Il veut rester capable d'incarner les valeurs de DMG Mori, . Et il veut continuer à transmettre le goût de la course au large au Japon, à . En optant pour un bateau performant, il se sent capable d' et de Jacques Guyader, « Kojiro Shiraishi : « Je veux transmettre le goût de la course au large aux jeunes Japonais », sur ouest-france.fr, 4 juin 2026 (consulté le 7 juin 2026)..
Conception
Le projet est lancé en juillet 2024« DMG Mori Sailing Team lance la construction d’un nouvel Imoca en vue de The Ocean Race 2027 », sur theoceanrace.com, 30 septembre 2024 (consulté le 28 juillet 2026).. L'architecte choisi est Guillaume Verdier. Shiraishi lui laisse une grande liberté de création. Pour ce qui concerne la carène, Verdier propose un choix entre deux axes de recherche : des solutions classiques ou des solutions très innovantes. Considérant qu'il s'agit probablement de son dernier bateau neuf, Shiraishi opte pour .
Construction
vignette|alt=Vu de trois quarts arrière, bateau gris, noir et rouge posé sur un ber. Les trois câbles d'une grue s'apprêtent à le soulever.|gauche|redresse=1|Mise à l'eau.
La construction commence en novembre 2024 chez Multiplast, à qui l'on doit déjà le premier DMG Mori. La forme particulière de la carène a contraint les architectes à réinventer la structure interne du bateau. Ce qui oblige le chantier à changer complètement sa façon de fabriquer un ImocaLaurène Coroller, « Les bateaux gîtent de moins en moins : le cabinet Verdier décrypte la carène de l'Imoca DMG Mori », sur voilesetvoiliers.ouest-france.fr, 8 juin 2026 (consulté le 8 juin 2026).. Le , le bateau arrive dans le hangar du team. La mise à l'eau se fait le à Lorient« Naissance de DMG Mori. Le nouvel Imoca de Kojiro Shiraishi, plan Verdier, touche l'eau à Lorient – Images », sur scanvoile.com, (consulté le 28 juillet 2026)..
Caractéristiques Longueur de coque : Largeur : Hauteur du mât : Tirant d'air : Surface de voilure près : portant : « DMG Mori Global One », sur imoca.org, 2026 (consulté le 30 juillet 2026).
C'est un concept novateur, un Imoca gîtant moins grâce à la forme de sa carène et à ses foils, ce qui lui permet de passer dans la vague de façon plus douce.
Carène vignette|alt=Vu en contre-plongée, voilier noir, rouge et gris, sans mât, sans foils, sans safrans, soulevé par une grue.|droite|redresse=1|Mise à l'eau. Le est la partie inférieure rouge de la carène.
La carène est remarquable par son important (sa tournure, son « faux cul », en français), excroissance longitudinale apparue en 2020 sur les AC75 de la Coupe de l'America, mais inédite en Imoca« Les nouveaux Imoca de Thomas Ruyant et Kojiro Shiraishi décryptés par leurs architectes », sur sailorz.com, 29 juin 2026 (consulté le 4 juillet 2026).. Elle sert à naviguer avec peu de surface mouillée et une gîte faible, comme sur une coque centrale de trimaran, et ce, le plus souvent. Les impacts sont réduits, les mouvements sont amortis et l'on passe plus doucement dans la vague. Ce confort de navigation devrait permettre au marin d'être plus performant. Et de temps en temps on tombe sur le côté, comme sur un vélo à roulettes, on revient sur une coque d'Imoca.
Foils
Pour que la carène fonctionne bien, elle doit rester plus horizontale que celle des autres Imoca. Les foils sont donc conçus de manière à lui éviter de trop gîter (pas plus de 10°).
Safrans
Comme sur Charal 2, les safrans sont en V, mais assez écartés. Ils sont longs d'un mètre environ de plus que ceux du premier DMG Mori Global One, générant une force à l'arrière qui, en vol au portant, confère au bateau un comportement plus linéaire, avec moins de traînée.
Pont
Sur le pont, en avant du rouf, une petite superstructure est là pour créer du volume, pour faciliter le redressement du bateau dans les testsMaxime Leriche, « Dans les entrailles de DMG Mori : bustle, foils et cockpit avancé, visite guidée d'un Imoca atypique », sur bateaux.com, 8 juin 2026 (consulté le 9 juin 2026).. Sur les côtés du rouf, émergent les deux protections « en bulle » des deux postes de pilotage. Le mât est encastré dans le pont. La bôme est donc au ras du rouf. On crée ainsi un « effet de plaque » : la voile laisse passer très peu de vent en dessous, ce qui améliore le rendement. Si l'on souhaite déborder la bôme (ce qui se fait de plus en plus rarement), elle monte, et passe au-dessus de la « bulle ».
Aménagement
DMG Mori Global One est aménagé dans un premier temps pour la course en équipage. Mais il est conçu de façon à pouvoir être facilement adapté à la course en solitaire après The Ocean Race 2027, en vue du Vendée Globe 2028Jacques Guyader, « Kojiro Shiraishi est un skipper qui sort des sentiers battus » : Jacques Caraës raconte son engagement avec le Japonais », sur ouest-france.fr, 3 juin 2026 (consulté le 7 juin 2026)..
Le cockpit est juste derrière le mât. Chacun des deux postes de pilotage est équipé d'une barre franche et d'un volant, volant qui n'est pas relié au système de barre mécanique : il permet d'agir sur le pilote automatique, autorisant des corrections très fines, de l'ordre du quart de degré.
La cellule de vie est à l'arrière.
Restructuration du team
Le , Jacques Caraës est nommé team manager« A58 », sur histoiredeshalfs.com, 2026 (consulté le 27 juillet 2026).. Léo Gonin devient responsable composite et responsable du suivi du chantier. Stan Delbarre et Yvan Joucla, anciens de l'équipe de Yannick Bestaven, deviennent respectivement boat captain et responsable du gréement« Comment le nouveau projet DMG Mori Sailing Team s’est mis en place », sur sailorz.com, 24 février 2026 (consulté le 7 juin 2026)..
Les navigants arrivent peu à peu. En février 2026, Nicolas Lunven () et Samantha Davies rejoignent l'équipe. Ils ont à leurs côtés Alexandre Demange, qui a intégré en 2022 la DMG Mori Sailing Academy, qui est à présent ingénieur au bureau d'étude du team, et qui s'est classé , sur un prototype DMG Mori, dans la Mini Transat 2025. Charlotte Yven est également du nombre, de même qu'une jeune Japonaise, Arisa Moriya, qui a fait le tour du Japon avec Shiraishi. Elle doit participer à plusieurs courses et à certaines étapes de The Ocean Race.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes 60 pieds IMOCA Guillaume Verdier Kōjirō Shiraishi
Catégorie:60 pieds IMOCA Catégorie:Voilier Catégorie:Bateau japonais Catégorie:Bateau lancé en 2026