Le Syndicat des agents du Port autonome de Lomé (SYAPAL) est une organisation syndicale togolaise représentant des travailleurs du Port autonome de Lomé (PAL).

Il est créé le lors d'un congrès constitutif organisé à Lomé. Selon les informations publiées lors de sa création, le syndicat entend défendre les intérêts matériels et moraux, individuels et collectifs des travailleurs du Port autonome de Lomé.

Histoire Le SYAPAL est créé le lors d'un congrès constitutif. Lors de cette réunion, Belegaï Gnimdou est élu secrétaire général de l'organisation.

Lors de sa création, le syndicat se présente comme une organisation regroupant différentes catégories de travailleurs du Port autonome de Lomé. Selon la presse, il rassemble notamment des dockers, des manutentionnaires, des treuillistes, des pointeurs et des encadreurs. Un bureau exécutif de onze membres est élu à l'issue du congrès constitutif.

La création du SYAPAL intervient dans un contexte syndical déjà marqué par l'existence de plusieurs organisations représentant différentes catégories de travailleurs du Port autonome de Lomé. Le nouveau syndicat affirme vouloir regrouper les différentes catégories de personnel autour de revendications communes.

Revendications et dialogue social À partir de 2025 et surtout en 2026, le SYAPAL porte plusieurs revendications relatives aux conditions de travail et au statut des travailleurs du Port autonome de Lomé.

Parmi les revendications présentées par le syndicat figurent notamment l'établissement d'un statut applicable à l'ensemble du personnel, le respect des dispositions relatives au temps de travail et au repos, la régularisation des congés annuels, le paiement des heures supplémentaires, la déclaration des dockers occasionnels à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), ainsi que l'application de certaines dispositions conventionnelles et réglementaires concernant le personnel portuaire.

Mouvements de grève de 2026 Préavis de juin Le , le SYAPAL dépose un préavis de grève de 72 heures, prévoyant une cessation de travail du 25 au 27 juin. Le mouvement doit concerner plusieurs catégories de travailleurs du Port autonome de Lomé.

Le syndicat suspend finalement le mouvement à compter du 22 juin, à la suite de discussions avec l'administration portuaire et l'Inspection du travail. Lors d'une assemblée générale tenue le 20 juin, les travailleurs décident de privilégier le dialogue social et accordent à l'administration un délai de trente jours, jusqu'au 21 juillet, pour répondre à leurs revendications.

Nouveau préavis de juillet Après l'expiration du délai accordé à l'administration, le bureau exécutif du SYAPAL dépose, le , un nouveau préavis de grève de 72 heures. Celui-ci prévoit une cessation de travail du 11 août à 5 heures au à 23 h 59. Le syndicat invoque notamment l'absence de réponse à ses douze points de revendication et dénonce ce qu'il qualifie de .

Le SYAPAL annonce également son intention d'engager des procédures judiciaires afin d'obtenir des réparations collectives et individuelles pour les préjudices qu'il estime avoir été subis par les travailleurs.

Grève d'août 2026 Le mouvement de grève débute le . Des médias rapportent une interruption du travail de plusieurs catégories d'agents du Port autonome de Lomé et une perturbation de l'activité sur les quais.

Selon L'Alternative, des tensions apparaissent également entre le SYAPAL et d'autres organisations syndicales présentes au Port autonome de Lomé. Le journal rapporte notamment que plusieurs syndicats de dockers se sont opposés au mouvement du SYAPAL et ont appelé les travailleurs à privilégier la poursuite des négociations.

Recrutement de dockers À la suite de la grève en , le Port autonome de Lomé recrute de nouveaux dockers afin de renforcer les équipes affectées aux opérations de manutention.

Les nouvelles recrues participent le à une session de formation portant notamment sur les droits et devoirs des dockers, leurs responsabilités professionnelles, la sécurité au travail et le fonctionnement de la chaîne portuaire.

Cette formation vise notamment à familiariser les nouveaux travailleurs avec les procédures applicables aux opérations portuaires et avec les différents intervenants de la chaîne logistique. Leur recrutement intervient dans un contexte de développement des activités du Port autonome de Lomé.

Réactions de la direction du Port autonome de Lomé Dans le contexte de la grève lancée par le SYAPAL en , la direction générale du Port autonome de Lomé publie une mise au point concernant la situation sociale sur les quais. Elle dément notamment les accusations de remplacement de dockers formulées par certains grévistes et affirme qu'il s'agit d'un réaménagement interne du personnel destiné à assurer la continuité des activités portuaires.

La direction rappelle que le droit de grève et la liberté syndicale sont garantis par la législation togolaise. Elle souligne toutefois la nécessité de maintenir les activités du port, compte tenu de son rôle dans les échanges commerciaux et l'approvisionnement de plusieurs pays de la sous-région.

Concernant les douze revendications présentées par le SYAPAL, l'administration portuaire affirme que certaines ont été satisfaites et que d'autres font encore l'objet d'un examen dans le cadre du dialogue social.

Le SYAPAL conteste cette présentation et maintient que ses revendications n'ont pas reçu de réponse formelle de la direction malgré les démarches engagées avant le déclenchement de la grève. Le différend porte ainsi notamment sur l'état d'avancement des négociations entre le syndicat et l'administration portuaire.

Suite du mouvement de grève À la suite du mouvement de grève d', le SYAPAL engage de nouvelles discussions avec la direction générale du Port autonome de Lomé. Selon une déclaration du syndicat publiée le 24 août, ces échanges font suite à une demande de réexamen présentée le 17 août par un collectif de dockers dont les contrats n'avaient pas été reconduits.

Le syndicat indique avoir été reçu par Edem Tengue, le directeur général du Port autonome de Lomé le 18 août. À l'issue de cette rencontre, plusieurs engagements ont été pris concernant les revendications des travailleurs. Le SYAPAL affirme que la direction s'est engagée à examiner les douze points de revendication du syndicat.

La déclaration mentionne également plusieurs mesures relatives aux conditions de travail et aux services sociaux, parmi lesquelles la distribution de protections respiratoires aux travailleurs du quai minéralier, la mise à disposition de lait pour les travailleurs à chaque vacation, ainsi que l'aménagement de blocs sanitaires et la création d'une cantine.

Concernant les dockers dont les contrats n'ont pas été reconduits, le SYAPAL affirme que la direction générale s'est engagée à permettre leur réintégration et leur reprise des activités au plus tard le . D'autres mesures annoncées concernent le transport des travailleurs entre le point de rassemblement et le quai ainsi que la prise en charge d'un repas par vacation.

Le SYAPAL accueille favorablement ces engagements et indique vouloir poursuivre le dialogue avec la direction générale du Port autonome de Lomé.

Ces annonces interviennent après plusieurs semaines de tensions sociales liées aux revendications portées par le syndicat.

Organisation Lors de son congrès constitutif de , le SYAPAL élit un bureau exécutif composé de onze membres. Belegaï Gnimdou est élu secrétaire général et coordonnateur des activités. Le bureau comprend également un secrétaire général adjoint, un trésorier général, un trésorier général adjoint ainsi que plusieurs commissaires et conseillers chargés notamment de la formation syndicale, de l'organisation, de la sécurité et de la santé au travail, de la communication, des relations syndicales, des revendications et de la promotion de la femme travailleuse.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Port autonome de Lomé Syndicalisme au Togo Économie du Togo Confédération syndicale des travailleurs du Togo

Liens externes

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