Le régiment de cavalerie de la Garde républicaine est une unité de cavalerie montée servant de police montée, dernière unité montée de l'armée française, appartenant à la Gendarmerie nationale française, faisant partie du corps de la Garde républicaine.

Stationné principalement à la caserne des Célestins ou se trouve l'état major de la Garde républicaine, au quartier Carnot et au quartier Goupil à Saint-Germain-en-Laye, ce régiment est chargé de la sécurité et des honneurs au profit des hautes autorités de l'État, en particulier la Présidence de la République.

Histoire gauche|vignette|Cavalier du régiment de cavalerie en 1879 par Giovanni Boldini (Metropolitan Museum of Art). Le régiment de cavalerie comme les reste des régiments et unité de la garde républicaine descende du Guet royal, unité fondée en décembre 1254 par Louis IX pour assuré la sécurité notamment la nuit de Paris. Certains font remonté l'ascendance du régiment au Guet fondé par Clotaire II qui en 595 donne à cette unité parisienne son premier règlement écrit, et qui est alors composé de membres des différents corps de métiers de la ville de Paris. Cette unité est réformé au Xe siècle par un Guet soldé, composé de l’élite des milices parisiennes. Et en 1032, le prévôt de Paris (fonction fondée probablement par Hugues Capet) prend le commandement de cette force parfois nommée “Archers de Paris”. La fondation du Guet royal par Saint Louis est une réforme ou le Guet Royal est soldé par la Couronne et est sous l’autorité du chevalier du guet et le Guet Assis (ou dormant), qui est une variante du Guet des Métiers qui lui dépend de la prévôté. Charles V va réformer cette unité, il fait du Guet royal une troupe d’arbalétriers à pied et à cheval. En 1559 Henri II va supprimer le Guet royal qui est recréer par Henri IV en 1594. Face à l'inefficacité du Guet royal Jean-Baptiste Colbert va le remanier en 1666, en y ajoutant une compagnie d’ordonnance de 50 cavaliers placés sous les ordres d’un lieutenant général de police. Il rattache par la suite cette compagnie à la Garde des Quais et des Remparts. Au XVIIIe siècle le Guet royal se transforme en Garde de Paris par la fusion des trois entité chargé du maintient de l'ordre dans la capitale qui a toujours pour mission de patrouiller et d'intervenir dans Paris. Cette nouvelle unité adopte la devise Vigilat ut quiescant. En 1792 comme les unités encore existante de la Maison militaire du roi la Garde de Paris est supprimée. Les éléments de la Garde de Paris sont reversé dans la Garde nationale de Paris. Le décret du 4 octobre 1802 (12 vendémiaire an XI) créer officiellement la Garde municipale de Paris qui est rattachée alors à la Grande Armée. La Garde municipale de Paris comporte un régiment de dragons ancêtre de l'actuel régiment de cavalerie. C'est en 1848 les dragons de la Garde municipale de Paris sont renommé en régiment de cavalerie de la Garde municipale de Paris. En 1849 cette unité est ensuite rattaché à la Gendarmerie par décision de Louis Napoléon Bonaparte futur Napoléon III, elle comprend alors le régiment de cavalerie et un seul régiment d'infanterie. Lors de l'occupation des membres de la garde rejoignent la Résistance, sous l’autorité du chef d’escadron Jean Vérines qui est arrêté le , il est interné au secret pendant 2 mois au centre pénitentiaire de Fresnes puis déporté en Allemagne le à la prison de Düsseldorf. Condamné à mort en par le Tribunal du peuple de Berlin, il est fusillé le à Cologne. En 1979 la Garde républicaine de Paris devient la Garde républicaine par décision du président Valéry Giscard d'Estaing. Comme pour le Guet royal et ses descendant le régiment de cavalerie et les autres régiment de la Garde républicaine ont toujours les mêmes missions que sont, les missions d’honneur et de sécurité au service du chef de l’État, des hautes autorités politiques françaises comme le président du sénat ou le président de l'assemblée nationale et des autorités étrangères en visite en France.

Organisation Le régiment est composé d'un état-major, de quatre escadrons de cavalerie et d'unité spécialités ce qui représente un peu plus de 500 militaires et civils pour 460 chevaux. Principalement organisé dans des escadrons.

Les escadrons sont commandés par un capitaine ou un chef d'escadron et sont divisés en trois pelotons organiques commandés par un lieutenant ou un major, ils possèdent chacun une forge et un groupe de commandement. Chaque escadron se composent d'une centaine de cavaliers (sous-officiers de gendarmerie). Chaque escadron doit être en mesure d’envoyer des cavaliers pour des missions de sécurité publique et maintient pour cela en permanence 8 cavaliers et chevaux près à être déployé. Chaque escadron est également responsable de postes à cheval permanents auxquels ils doivent fournir chevaux et personnel.

Escadrons et unités vignette|Cavaliers du régiment de cavalerie le 11 novembre 2016. Le régiment compte trois compagnies d'infanterie dont la mission principale est double : assurer la sécurité des palais nationaux et rendre les honneurs militaires. 1 escadron : escadron de marche, effectue des services d’honneur à cheval ou à pied, missions de sécurité publique. Basé à la caserne des Célestins, a la particularité de monter des chevaux alezan. 2 escadron : escadron de marche, effectue des services d’honneur à cheval ou à pied, missions de sécurité publique. Basé au quartier Carnot, a la particularité de monter des chevaux bai. 3 escadron : escadron de marche, effectue des services d’honneur à cheval ou à pied, missions de sécurité publique. Basé au quartier Carnot, a la particularité de monter des chevaux bai-brun. 4 escadron : escadron hors rang (de soutien) dédié plus particulièrement à la sécurité publique mais inclut aussi les maréchaux-ferrants et les artisans du régiment que sont les fourbisseurs de sabre, l'atelier sellerie/harnachement, l'atelier forge/maréchalerie et l'atelier casque de cavalerie. Dépend aussi de cet escadron : fanfare de cavalerie : dédié aux missions d'honneurs, basée à la caserne des Célestins. Les cavalier de la fanfare peuvent être déployer pour des missions de sécurité publique. a la particularité de monter des chevaux alezan, à l'exception des timbaliers montant des chevaux gris généralement des Percherons. groupe vétérinaire : Basé à la caserne des Célestins et ayant des antennes dans les autres sites du régiment de cavalerie (dépend du service de Santé des Armées). Le formée de 4 vétérinaires du service de santé des armées et d’auxiliaires vétérinaires qui sont d’anciens cavaliers du rang ayant reçu une formation d’infirmier vétérinaire. mess : Basé à la caserne des Célestins au 18 boulevard Henri IV. Centre d'instruction : Basé au quartier Goupil à Saint-Germain-en-Laye, chargé de la formation des nouveaux cavaliers du régiment ainsi que du débourrage des jeunes chevaux.

Missions Les missions du régiment de cavalerie se divisent en quatre catégories principales :vignette|Cavaliers du régiment de cavalerie dans le jardin des Tuileries en mars 2015. Sécurité publique générale à cheval Le régiment de cavalerie assure des missions de sécurité publique générale comme les autres gendarmes, que cela soit à Paris ou dans l'ensemble du territoire français, il est dit « force équestre projetable » par le ministère de l'Intérieur.

Le régiment dispose de :

15 postes à cheval permanents à Achères, à Chambord, à Chantilly, à L'Isle-Adam, à Saint-Chéron, à Saint-Nom-la-Bretèche, à Népoui (PSIC, Peloton de Surveillance et d’Intervention à Cheval), à Deauville, dans la forêt domaniale de Fontainebleau, dans le domaine national de Rambouillet, à Saint-Arnoult, au Lion-d'Angers, au Touquet-Paris-Plage au bois de Boulogne et au bois de Vincennes. vignette|Cavalières du régiment de cavalerie à Chambord.15 postes à cheval saisonniers agissant en appui des unités de gendarmerie départementale, comme dans le Puy-de-Dôme, dans le Grand Parc Miribel Jonage près de Lyon, dans la communauté de communes de Puisaye-Forterre, à Annecy, à La Londe-les-Maures ou à Parthenay. 2 groupes de cavalerie à Paris et Marseille 1 détachement du peloton de surveillance et d'intervention à cheval de Bourail en Nouvelle-Calédonie

Les principales missions effectué par les cavaliers du régiment de cavalerie pour ce qui est de la sécurité publique générale à cheval sont : La surveillance de zones difficiles d'accès La recherche de personnes La surveillance de secteurs touristiques La sécurité de grands rassemblements de personnes et maintien de l'ordre autour des stades. vignette|Cavaliers du régiment de cavalerie à la fête du bois de Vezzani en 2016. Il ne s'agit pas de la seule force équestre en France, la police nationale dispose d'une cinquantaine de chevaux et certaines polices municipales en sont aussi doté. Le régiment apporte le moyen du cheval qui permet la surveillance d’une zone particulière (en général massif forestier), ou le cheval contrairement à un véhicule à la faculté de pouvoir se déplacer plus facilement dans ce genre de terrains accidentés, mais aussi contrairement à un piéton, le cavalier dispose d'une plus grande autonomie de mouvement avec le cheval et peut parcourir une distance plus grande et peut aussi en étant à cheval voir beaucoup plus loin. Les missions dans les zones naturelles portent essentiellement sur des atteintes à l’environnement comme le braconage, mais aussi les atteintes à la tranquillité publique, mais aussi le travail illégal ou la détention de produits stupéfiants. Les patrouilles du régiment de cavalerie était autrefois plus tourné vers les zones naturelles, aujourd'hui les patrouilles se font aussi en zone urbaine, c'est en tout entre 8 000 et 9 000 patrouilles qui sont faites chaque année en dehors de Paris. vignette|Cavaliers du régiment de cavalerie escortant le cortège de la manifestation contre l'Équitaxe en novembre 2013. A Paris et dans les bois de Boulogne et de Vincennes le régiment de cavalerie assurent des patrouilles de surveillance au profit de la Police nationale, dans des zones fréquentées et touristique comme le Champ-de-Mars ou le jardin des Tuileries, ce qui représente près de 5 000 patrouilles par ans. Le cheval par sa taille est aussi un élément dissuasif, c'est aussi un mode de transport écologique. Dans les différents poste à cheval les cavaliers participent à l'opération sentinelle, ce qui est le cas du poste à cheval de Deauville qui a participé à l'opération pour sécuriser le Prix Bayeux-Calvados Normandie des correspondants de guerre à Bayeux.

Les postes à cheval saisonniers, sont des postes à cheval qui renforcent la gendarmerie départementale généralement durant la saison estivale et se situe généralement sur le littoral français. En 2013 18 postes à cheval étaient actif pendant deux mois et ont mené près de 2 000 patrouilles. Si les cavaliers du régiment mènent des patrouilles pour lutter contre la délinquance comme la prévention des cambriolages, le régiment peut aussi venir en renfort des unités territoriale concernant des situation imprévu comme la disparition d'une personnes ou la fugue de mineurs.