Le de dragons ( RD) est une unité de cavalerie de l'armée française, créé sous la Révolution à partir du régiment Royal dragons, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime et dissous en 1997.
Création et différentes dénominations : Le comte Raimondo Montecuccoli qui désire passer au service de la France envoie quatre compagnies de dragons allemands sous les ordres de son compatriote italien le comte César degli Oddi qui prend le nom de dragons étrangers du Roi 1688 : le régiment est dédoublé en deux régiments, Royal-dragons et Colonel-Général 1791 : à la Révolution, tous les régiments sont renommés en fonction de leur arme, et prennent un numéro d’ordre suivant leur ancienneté. Royal Dragons est renommé de dragons 1811 : transformé en de chevau-légers lanciers, le disparait et le 1 devient vacant. 1815 : Création du régiment de dragons du Calvados (1) 1825 : renommé de dragons 1831 : renommé de dragons d'Orléans 1848 : renommé de dragons 1919 : dissous 1924 : reformé sous le nom de de dragons 1929 : dissous, recréé avec les éléments du de chasseurs cyclistes ( DC) et du de dragons sous le nom de de dragons portés 1937 : devient de dragons portés 1940 : dissous 1945 : reformé sous le nom de de dragons 1946 : dissous 1951 : reformé sous le nom de de dragons 1962 : dissous (à partir du de hussards de retour d'Algérie) 1963 : reformé sous le nom de de dragons 1997 : dissous
Chefs de corps
: Claude-Antoine-Gabriel duc de Choiseul-Stainville ; : David-Maurice de Barreau-Champoulies de Muratel, général de brigade en 1792 ; : Louis de Tolozan, général de brigade en 1793 ; : Louis-Charles-François-Benoît du Blaisel ; : Jean-Baptiste-Théodore Vialanes, général de brigade en 1803 ; : Jean-Thomas Arrighi de Casanova, général de division en 1809 ; : Stanislas Marie Joseph Ignace Laurent d'Oullenbourg, général de brigade en 1807 ; : Paul Dermoncourt, général de brigade en 1813 ; : Baron Jean-Baptiste-Nicolas Jacquinot ; : Jean Baptiste Dubessy.
1815 : Général-Comte Eugène Gabriel Louis d'Hautefeuille 1819 : Dérivaux 1830 : Puissant de Suzainnecourt 1831 : Thomas 1832 : Duport de Saint-Victor 1832 janvier : Y de Résigny 1868 : Alphonse Benoît Forceville 1871 : Félix Eugène Letourneur 1887 : Étienne Teillard 1893-1896 : Émile Darricau 1896-1901 : Louis Benoit "Armand" Papilloncarnet de contrôle de MM les officiers du Régiment de Dragons 1907 : du Bahuno de Liscoet .... 1940 : Henri Roger Marie Méric de Bellefon Général de brigade Méric de Bellefon .... 1955 : Hubert de Maupeou d'Ableiges 1957 : Louis de Maupeou d'Ableiges 1960 : Agnès 1963 : Poirier 1963 : Chevant 1965 : O'Mahony 1967 : Dupont de Dinechin 1969 : Mehu 1970 : Doussau 1973 : Lecouffe 1975 : Fayolle 1977 : Roux 1979 : de Germay 1981 : Faure 1983 : Hussenot de Senonges 1985 : Ossent 1987 : Durand 1989 : Drion 1991 : Roumain de la Touche 1993 : de Labarthe 1995 : Deschard
Historique des garnisons, batailles et combats du de dragons Guerres de la Révolution et de l’Empire 1791 Le , il est basé à Commercy et doit aider à la fuite de Louis XVI, qui échoue à Varennes. 1792 : Armée de la Moselle, expédition de Trèves 1799 Bataille de Stockach 1806 : Campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : Bataille d'Iéna 1807 : Corps d'observation de la Gironde. Le 14 juin 1807 les 3 escadrons du regiment participent à la bataille de Friedland 1808 : Armée de Portugal - Guerre d'indépendance espagnole
De 1815 à 1848
Second Empire
De 1871 à 1914
1871 1874 : garnison à Fontainebleau 1876 1891 : garnison à Gray (Haute-Saône) 1897 - 1914 : garnison à Joigny
Première Guerre mondiale
Ordre de bataille initial
Le régiment de dragon est membre, avec le régiment de dragons, de la brigade de dragons commandée par le général de Sailly.
La brigade de dragons fait partie de la division de cavalerie ( armée) sous les ordres du général de Lespée.
de cuirassiers (Tours), colonel de Mitry de cuirassiers (Tours) de cuirassiers (Tours) de dragons (Nantes), général de Sailly de dragons (Luçon) de dragons (Nantes) de dragons (Rennes), général Gombaud de Séréville de dragons (Rennes) de dragons (Angers) Infanterie : cycliste du de chasseurs à pied (Saint-Mihiel) Artillerie : (10 et à cheval) du d'artillerie de campagne (Angers) génie : sapeurs cyclistes du du génie (Angers).
État-major : Colonel Emé de Marcieu, commandant le régiment capitaine Mignot, adjoint du colonel, chef d'état-major Janin, vétérinaire Médecin-major Frizac Médecin aide-major Boubée Lieutenant Plantaz, officier payeur Lieutenant Rossignol, approvisionnement Cursan, vétérinaire
demi-régiment Chef d'escadrons Nivière, commandant le demi-régiment
escadron Capitaine Pastourel, commandant l'escadron Lieutenant de Marancour, chef de peloton Lieutenant Mérat, chef de peloton Lieutenant de Brécey, chef de la section de mitrailleuses Lieutenant de Vaux de Foletier, chef de peloton
2e escadron Capitaine Surtout, commandant l'escadron Lieutenant de Boisgelin, chef de peloton Lieutenant Saunier, chef de peloton Lieutenant Domet de Mont, chef de peloton Lieutenant Kaly, chef de peloton
2e demi-régiment Chef d'escadrons de Guinebauld, commandant le 2e demi-régiment
escadron Capitaine Bossut, commandant l'escadron Lieutenant de Vaulchier, chef de peloton Lieutenant de Grifollet, chef de peloton Lieutenant Baruteau, chef de peloton Lieutenant Bayol, chef de peloton
escadron Capitaine André, commandant l'escadron Lieutenant de Kergolay, chef de peloton Lieutenant Roullet, chef de peloton Lieutenant Houdrille, chef de peloton Lieutenant Renouard, chef de peloton
1914 août
Le , le régiment de dragons, alors en garnison à Luçon et aux Sables-d'Olonne, reçoit l'ordre de mobilisation. L'annonce est accueillie avec enthousiasme par les soldats, désireux de se porter à la rencontre de l'ennemi.
Le , le régiment embarque et les quatre convois ferroviaires arrivent le 5 à Mussey, près de Bar-le-Duc, avant de se rassembler en cantonnement à Rumont. Le , le régiment se dirige au nord, longeant la lisière est de l'Argonne, puis la Meuse.
Le , le régiment essuie son baptême du feu près de Longuyon. L'escadron du capitaine Bossut, en reconnaissance, signale la présence d'une division de cavalerie ennemie dans la région de Villette-Marville. Les forces allemandes tiennent le bois de Marville, que la Division attaque. Les mitrailleuses du régiment de Dragons ouvrent le feu, faisant reculer l'ennemi vers Colmey. Plus tard, l'ennemi revient en force, mais deux charges successives du lieutenant de Marancour arrêtent leur avance, permettant à la 16e brigade de Dragons de se dégager. Le même jour, le sous-lieutenant Bayol est mortellement blessé, devenant le premier tué du régiment.
Du 12 au , le régiment effectue plusieurs reconnaissances, notamment vers Carignan, Neufchâteau, l'abbaye d'Orval (en Belgique), Virton et Ethe. Ces actions mènent à divers engagements, dont un combat à pied de l'escadron du capitaine Pastourel près de l'abbaye d'Orval et un autre au Pin, où le sous-lieutenant de Vaux est grièvement blessé et le maréchal des logis Guillois est tué.
Le , le régiment est engagé dans un combat d'artillerie près de Jamoigne, et le 20, la division se porte sur Neufchâteau. Le régiment, en avant-garde, trouve Neufchâteau libre, mais les villages à l'est sont tenus par l'ennemi. La Division de cavalerie attaque et oblige l'adversaire à déployer une brigade d'infanterie qui engage le combat. Dans une situation critique, l'escadron du capitaine Pastourel combat à pied au pont du chemin de fer d'Hamipré, permettant à la brigade de se replier sur Neufchâteau.
À partir du , le régiment de dragons entame la retraite, repassant la frontière au nord-ouest de Sedan et se portant sur Warnécourt. Le 25, il effectue un crochet de 30 kilomètres au nord-ouest de Rocroy, qu'il défend avec un détachement belge. Le 27, il redescend sur la Vence, au sud de Mézières, après un combat à Saint-Marcel près de Charleville. Le 28, il tient les passages de la Meuse entre Mézières et Donchery, puis se retrouve près de Novion-Porcien. Les 29, 30 et , le régiment couvre la retraite sur Rethel, empêche l'ennemi de déboucher de Château-Porcien et Thuisy, et de passer l'Aisne, avant de se porter vers Reims, p. 3-4. .
septembre
Le , le régiment reconnaît la région de Neufchâtel-sur-Aisne et Proviseux, avant de poursuivre sa retraite. Le , il atteint la Suippe à Orainville, le 3 la Vesle à Beaumont, le 4 la Marne à Châlons, et le Coole à Coolus.
Après un combat d'arrière-garde dans la région de Mourmelon, près du camp de Châlons, le régiment continue de couvrir la retraite de l'infanterie dans une région boisée de sapins, déjouant les tentatives ennemies de s'infiltrer. Le , les mitrailleuses du Dragons arrêtent la progression ennemie dans le bois de Cheniers, subissant des pertes.
Le , le régiment se trouve à Sommesous. Le 6, il couvre le flanc droit de la division en marche sur Mailly, et le sous-lieutenant Merat capture un prisonnier d'une patrouille ennemie. Le 7, le régiment défend à pied la voie ferrée au sud de Sommesous, en attendant l'arrivée de l'infanterie de la division d'infanterie (division Joppé).
Cependant, la division Joppé se révèle insuffisante pour contenir l'ennemi, et les cavaliers du régiment de dragons l'aident à défendre les crêtes au nord de Mailly pendant toute la journée du 8. Le 9, la division Joppé abandonne Mailly à 2 heures du matin et se retire vers Arcis-le-Ponsart. Le régiment occupe alors seul Mailly-le-Camp, défendant le village sous un feu intense et organisant les lisières défensives sans aucun renfort. À 15 heures, le régiment reçoit l'ordre de se replier sur Allibaudières, à plus de 20 kilomètres au sud, et atteint Granville à 17 heures. Là, l'ordre d'offensive générale du général en chef est annoncé.
Le régiment fait demi-tour et atteint l'Arbre de la Justice au sud de Mailly à la tombée de la nuit. Le 10, il repart à l'avant-garde et traverse Mailly, que l'ennemi a peu occupé. À 16h30, le Dragons est chargé de se porter au nord de Sommesous et de le contourner par l'est. Une heure et demie plus tard, il atteint la route nationale Paris-Vitry près de Sommesous, s'étant infiltré entre deux colonnes ennemies à travers les bois. À la nuit, le colonel suit une patrouille lancée sur Sommesous, fortement tenue par les Allemands. La position du régiment au nord-est de Sommesous étant intenable sous le bombardement, il regagne Mailly de nuit à travers bois.
Le 11, la marche en avant reprend. Le 12, le régiment retraverse la Marne à Saint-Germain et atteint Somme-Vesle, délogeant les forces allemandes après une progression de plus de 25 kilomètres. Le 13, la poursuite continue vers Suippes, qui est fortement occupé. L'escadron du capitaine Sartout enlève à pied la voie ferrée entre Somme-Suippe et Somme-Tombe, puis le reste du régiment, chargeant au galop sous le feu, détermine la retraite ennemie de Somme-Suippe et de Suippe. Cependant, l'ennemi tient les hauteurs au nord de Suippe, rendant impossible le débouché du village, qui est solidement occupé par l'infanterie dans la soirée. Le 14, la division traverse le camp de Châlons et reste en expectative dans les environs jusqu'au 18, où le front se fixe progressivement dans la région.
Jusqu'au , le régiment stationne au sud et dans la forêt de Reims où il assure principalement un service de police, p. 5-6.
octobre
À partir du le régiment, avec la division de cavalerie, se porte vers Compiègne où il arrive le . Il en repart le 20, après avoir reçu quelques chevaux frais, et se dirige droit vers le Nord. Quelques jours après, il traverse à nouveau la frontière belge entre Steenvoorde et Poperinghe.