Luigi Guelpa, né le à Biella (Piémont) et mort le dans la même ville, est un avocat, enseignant, syndicaliste, journaliste, historien et homme politique italien.
Proche des idées de Giuseppe Mazzini, il est député à la Chambre des députés du royaume d'Italie de 1890 à 1895.
Biographie
Jeunesse Luigi Guelpa naît le dans une famille bourgeoise de Biella, chef-lieu de la province éponyme, au nord du Piémont. Il est scolarisé au séminaire, où il s'intéresse à l'histoire et à la philosophie, puis étudie le droit à Turin. Il suit les cours d'histoire de la philosophie de Domenico Berti, député et ministre libéral, à l'Université de Rome. Ils le marquent profondément, et influencent certainement sa vision giobertienne de l'histoire de l'Italie et de sa primauté humaniste.
Carrière Il devient professeur d'histoire et de géographie au lycée de Biella. Il y publie en 1875 l'ouvrage (), dans lequel il défend l'importance éducative des études humanistes, en faisant référence entre autres aux penseurs catholiques Terenzio Mamiani, Cesare Balbo et . Il greffe à sa pensée des apports mazziniens et s'éveille à la question sociale et à la lutte des classes en observant les conditions de vie et de travail des ouvriers de la région de Biella, qui font grève en 1877. En tant qu'avocat, il défend des ouvriers agricoles grévistes qui encourent des peines de résidence surveillée. Il devient porte-parole du mouvement mazzinien et se lie au mouvement des coopératives de Biella, dont il fonde la fédération en 1888. Politiquement, il prône une collaboration entre capital et travail pour atteindre l'élévation morale et matérielle du travailleur et maintenir paix sociale. Il rallie Felice Cavallotti, meneur de l'extrême gauche historique à la Chambre des députés.
Il expérimente le journalisme à l'université puis devient directeur de la section littéraire de (). En 1881, il fonde le bimensuel (), organe des démocrates de la ville. Il tient une ligne ouvrière jusqu'en 1885 puis radicale de 1885 à 1886, tandis que Luigi Guelpa, lui, se dit (). Il se distingue par un discours tenu devant l'Association démocratique subalpine à Turin le sur Giordano Bruno, le Risorgimento et l'anticléricalisme, dans une réadaptation mazzinienne de Berti. En 1886, il salue Benedetto Cairoli, venu à Biella pour y inaugurer un monument à Giuseppe Garibaldi, comme (), montrant que son mazzinisme ne transparait pas vraiment au delà des questions sociales. Après la fondation de , Luigi Guelpa s'implique plus en politique, faisant de son journal un lieu de rassemblement pour l'extrême gauche de la ville, des radicaux aux anarchistes.
Député Il se présente aux élections législatives de 1890 dans la circonscription de Cossato. Le , il est élu en deuxième position avec plus de . À la chambre des députés, il débat et interpelle le gouvernement pour demander l'amélioration des conditions des travailleurs. Le , il interpelle le gouvernement pour demander s'il prévoyait de légiférer en matière de social. Il effectue une série de propositions sur la responsabilité de l'employeur en matière d'assurance. Il réclame d'urgence la reconnaissance du droit de la classe ouvrière à la satisfaction de ses besoins primaires en matière de logement, alimentation, éducation, santé, sécurité, sécurité sociale, etc. Il met en garde la Chambre face à l'avancée des classes ouvrières qui, sans ces droits, endommagerait la paix sociale et favoriserait la division du pays. Le gouvernement et les députés refusent le texte . Luigi Guelpa propose alors la création d'une . Le , lors d'un discours à Rome, il évoque un organe similaire, une , dont il impulse la constitution le . Il est présent lors de la signature du pacte fédératif.
En , il réunit à Biella les représentants de vingt-deux sociétés ouvrières pour qu'elles se coordonnent et qu'elles nomment leurs délégués au congrès socialiste qui se tient les et suivants à Gênes. Réformiste et démocrate, il s'oppose aux anarchistes. Par crainte d'un retour au pouvoir de Francesco Crispi, il se rapproche du gouvernement de Giovanni Giolitti, de la gauche historique modérée. Néanmoins, le , il exhorte Giolitti à élargir sa majorité à gauche. Faute d'avoir pu concilier la gauche réformiste et l'extrême gauche radicale, il est battu lors des élections législatives du . Il déclare alors dans une lettre aux électeurs de la circonscription de Cossato : .
Dernières années Redevenu avocat, il défend des accusés touchés par les mesures répressives du gouvernement Crispi, tels que le socialiste en 1897. Il reprend ses recherches historiques sur le Risorgimento. Il est l'auteur d'une étude historique sur la bataille de Mentana parue en 1889 à Novare et rééditée à Rome en 1891. Dans ses dernières années, sa réflexion historico-politique se concentre sur la perpetuation de la tradition mazzinienne en opposition avec le marxisme. En 1902, il tient à l'université de Gênes un cours de vingt-et-unes sur (édité en un livre la même année à Biella). La dernière leçon est dédiée à l'opposition entre le mazzinisme et le matérialisme et l'internationalisme marxiste. Dans la même université, le , il fait une conférence intitulée , édité à Gênes l'année suivante dans le livre Mazzini du comité pour la célébration du centenaire de sa naissance. Il y explique que.
Il meut le à Biella. Le syndicaliste Rinaldo Rigola lui rend hommage, disant .
Publications
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Résultats électoraux
Élections législatives AnnéeCirconscriptionTour uniqueIssueVoix%Rang188232,70Battu188429,13Battu18866,46Battu188735,47Battu188815,79Battu189049,15Élu189271,56Élu189532,25Battu
Références
Annexes
Bibliographie
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