Maître Jean Frolo L’auteur Le Roux de Lincy mentionne un Claude Frolo, qui est la même personne, tandis que les autres sources citées donnent le nom de Jean Frolo. est un auditeur des basses juridictions du Châtelet, né à une date inconnue. Reconnu coupable du meurtre de Rabet Emangart, un sergent à vergeSergent à verge : sergent autorisé à remplir les fonctions de juré-priseur et de vendeur de biens. CNRTL. https://www.cnrtl.fr/definition/sergent au Châtelet, il est condamné, en 1539, à avoir la tête tranchée et à être pendu au gibet de Montfaucon. Ayant échappé aux recherches de la justice, il ne peut être exécuté en personne. Les autorités décident alors de procéder à son exécution en effigie. Fabrication de l’effigie Dans le cas d'une exécution en effigie, la représentation du contumax doit être aussi fidèle que possible. Pour cette raison, les autorités dépensent une somme considérable pour l’époque, soit 7 livres parisis — l'équivalent d'environ un mois de travail, voire davantage pour un ouvrier qualifié — pour fabriquer une effigie représentant Jean Frolo. Cette figure en cire est destinée à remplacer symboliquement le condamné absent et à subir les différentes étapes de la peine prononcée contre lui : mutilation, décapitation, puis pendaison. Le peintre Étienne Le Febvre est chargé de réaliser la figure du condamné absent. Sauval et Le Roux de Lincy donnent les détails suivants concernant la fabrication de l'effigie : les honoraires du peintre chargé de réaliser l’effigie ; une torche de cire, pesant deux livres, destinée à la fabrication de la figure ; une chemise froncée pour vêtir la figure ; une paire de chausses noires (culottes) pour l'habiller ; la location d’un pourpoint de velours noir ainsi qu’une robe d’avocat garnie de parements de demi-ouate. Exécution en effigie Selon Firmin Maillard, dans Le gibet de Montfaucon, l’effigie est soumise aux différentes étapes de l'exécution prévue pour Frolo. Elle fait d'abord amende honorable sur le parvis du Châtelet. Elle est ensuite traînée sur une claie lors d’une parade d'infamie, depuis le Châtelet jusqu’à la demeure du défunt, son poing est coupé. De là, elle est traînée jusqu’à la place du pilori des Halles où on lui tranche la tête avant que son corps ne soit suspendu au gibet de Montfaucon. Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Homicide Catégorie:Homicide en France Catégorie:Lieu de décès inconnu Catégorie:Exécution en effigie