La tentative d'assassinat de Park Chung-hee en 1974 survient le 15 août 1974 lorsque le zainichi tente d'assassiner le président sud-coréen Park Chung-hee au , à Séoul. L'attaque entraîne la mort de deux personnes, dont la femme de Park Chung-hee, Yuk Young-soo.
Tentative d'assassinat Ayant volé un revolver Smith & Wesson calibre .38 dans une cabine de police d'Osaka le 18 juillet 1974, Mun Se-gwang le cache dans ses bagages et s'envole pour la Corée du Sud le 8 août 1974 Keon, Michael, Korean Phoenix: A Nation from the Ashes, Prentice-Hall International, 1977 , utilisant un passeport japonais pour entrer dans le pays Oberdorfer, Don, The Two Koreas: A Contemporary History, Reading: Addison-Wesley, 1997 . Il réserve ensuite à l'hôtel Chosun.
Entrant au Théâtre National de Séoul, le jour d'une cérémonie célébrant l'indépendance de la Corée vis-à-vis du Japon, à laquelle assistent Park et sa femme, Mun a l'intention de tirer sur Park dans le hall du théâtre. Cependant, sa vue est obstruée et il est contraint d'entrer et de s'asseoir près du fond du théâtre. Lors du discours de Park, Mun tente de s'en approcher mais tire involontairement prématurément avec son revolver, se blessant lui-même à la cuisse. Le directeur de la sécurité, , se précipite immédiatement vers le président Park Chung-hee, qui est mit à couvert derrière un pupitre pare-balles et s'en sort indemne. Alors que le tir alerte la sécurité, Mun court dans l'allée du théâtre en tirant à toute vitesse. Sa deuxième balle touche le côté gauche du podium d'où Park prononce son discours. Sa troisième balle est un tir raté, mais la quatrième touche la femme de Park, Yuk Young-soo, à la tête, la blessant grièvement. Sa dernière balle traverse un drapeau décorant l'arrière de la scène. Une balle tirée par Park Jong-gyu, en réponse à l'attaque de Mun, ricoche sur un mur et tue une lycéenne, Jang Bong-hwa. Mun Se-gwang, continuant de courir vers la scène, trébuche sur la jambe de l'inspecteur des impôts Lee Dae-sang, assis dans la salle. À , les gardiens arrêtent le tireur. Blessé à la tête, Yuk Young-so est envoyé à l'hôpital universitaire national de Séoul. Immédiatement après la capture de Mun, Park reprend son discours prévu, malgré la blessure de sa femme et son évacuation de la scène. Après son achèvement, il prend le sac à main et les chaussures de sa femme et part. Malgré une opération importante, Yuk décède à le même jour.
Lors de son interrogatoire, Mun avoue avoir été aidé dans sa tentative d'assassinat de Park par un responsable d'une association de résidents nord-coréens au Japon. Cela, ainsi que le fait que Mun utilise un passeport japonais pour entrer en Corée du Sud, tend les relations diplomatiques entre le Japon, la Corée du Nord et la Corée du Sud. La Corée du Sud conclut que Mun agit au nom de la Corée du Nord, mais le Japon refuse d'accepter la position sud-coréenne. Par conséquent, Park menace de rompre les relations diplomatiques et de nationaliser les actifs japonais en Corée du Sud. La crise nécessite une médiation par des responsables de l'ambassade des États-Unis avant que le Japon ne publie une lettre de regrets, apaisant ainsi les tensions entre les deux pays.
Parallèlement, des responsables nord-coréens déclarent qu'ils ne sont pas impliqués dans la tentative d'assassinat, mais qu'ils l'approuvent, qualifiant Mun Se-gwang de "vrai communiste".
Exécution Lors du procès, Mun Se-gwang, par l'intermédiaire d'un interprète japonais, exprime ses regrets d'avoir échoué à tuer Park, et qu'une écolière innocente soit morte à cause de ses actes. Le 17 décembre 1974, il est reconnu coupable de tentative d'assassinat ayant entraîné la mort de deux personnes et condamné à mort. Quatre mois après sa tentative ratée, Mun est exécuté par pendaison au .
Conséquences Le gouvernement japonais répond par une lettre écrite de Kakuei Tanaka et une déclaration orale d', selon laquelle "l'incident a été malheureux pour les peuples de Corée et du Japon".
Notes et références
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