Jean Alary ou d'Alary, né à Toulouse au début des années 1570 et mort au , est un avocat et écrivain français.

Biographie Fils d'un président du présidial de Toulouse estimé d'Henri III et de Catherine de Médicis, il participe aux concours de jeux floraux à Toulouse en 1597 alors qu'il termine ses études de droit, puis les deux années suivantes. En 1599, il est avocat au parlement de Toulouse puis est aussi reçu avocat au parlement de Paris.

Il publie en 1605 son Premier Recueil des récréations poétiques, qu'il dédie à Marguerite de Valois. Dix ans plus tard, il publie après sa mort un hommage en vers de 16 pages à la « mère des beaux esprits » intitulé La Mort immortelle de la royne Marguerite. Il publie également d'autres textes en vers de louanges à d'autres nobles de son temps, comme la reine mère Marie de Médicis en 1622 ou le prince d'Orange en 1624.

Il s'intéresse aussi à l'alchimie, concevant une « pierre philosophale des sciences », qui vise à apprendre sans effort afin d'être capable de « discourir doctement et dissertement de tous sujets ». Il évoque cette invention en particulier dans son Discours au roi, sur son instruction, adressé en 1615 à Louis XIII, et se plaint quelques années plus tard de s'être fait dérober certaines de ses règles secrètes par un écrivain, Esmé Noël. Il dévoile en 1622 le programme de ce cours dans L’Abrégé des longues études, ou Pierre philosophale des sciences, qu'il fait imprimer à Paris. Cette méthode d'apprentissage fait également l'objet de publications en italien à Venise en 1632.

Réception Jean d'Alary est tourné en ridicule par plusieurs auteurs, en particulier son contemporain Charles Sorel dans l'. Victor Hugo reprend à son sujet le surnom de « philosophe crotté » donné par Guillaume Colletet dans son manuscrit désormais disparu, Vies des poëtes françois, repris dans l'Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus d'Antoine-Alexandre Barbier. Dans la notice par Charles Weiss qui le concerne dans la Biographie universelle ancienne et moderne de Louis-Gabriel Michaud, Le Lys fleurissant pour la majorité du Roi est décrit comme un « ouvrage singulier par un grand nombre de métaphores outrées, de citations, et d’allusions ridicules ».

Henri Lafay décrit le style poétique de Jean d'Alary comme « recherché, imagé, ingénieux, à la manière de Laugier de Porchères », précisant qu'on peut regretter ou apprécier dans ses vers « leur habile artifice » et « leur apparemment frivole gratuité ».

Œuvre

Notes et références

Catégorie:Naissance à Toulouse Catégorie:Poète français du XVIIe siècle