Séguin/Seguin ou Sévin/Sevin (Sewin, Sevinus, Sewinus), né vers 947 et mort le , est un évêque de Sens de la fin du . Le pape Jean XIV lui confère le vicariat apostolique (à titre personnel) des Gaules et de la Germanie.

Biographie Origines Séguin/Seguin ou Sévin/Sevin. (Sewin, Sevinus, Sewinus). (Communication faite en 2013 devant la société archéologique de Sens). naît vers 947. Originaire de l'Orléanais, il est probablement d'origine saxonne et appartient à la famille comtale de Sens (Fromonides). Selon la Chronique de Saint-Pierre-le-Vif, il est le neveu par sa mère du comte . Sa mère est la fille du premier comte héréditaire de Sens .

Il a un frère, Isembard. Il a aussi une sœur, grand-mère de l'évêque d'Orléans, Thierry II.

Élection Prêtre, archidiacre, il est élu pour succéder à , deux jours après sa mort, le (Gallia Christiana). Les Annales de Sainte-Colombe de Sens plaçait l'élection le . La Chronique de Saint-Pierre-le-Vif de Sens, dite de Clarius donnait le .. Enfin, la Chronique de l’abbaye de Saint-Pierre-le-Vif de Sens de Geoffroy de Courlon (1876) mentionnait le ..

Cette élection déplaît au comte , son oncle, qui lui refuse l'entrée dans la ville de Sens. Il est alors consacré le , dans la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre. Le nouvel archevêque lance alors une excommunication contre le comte et ses proches.

En 984/85, il reçoit, à Rome, du pape Jean XIV le pallium et à titre personnel le vicariat apostolique des Gaules et de la Germanie..

Épiscopat Son archiépiscopat se situe au cours du changement dynastique, marquant le fin de la dynastie carolingienne et le début des Capétiens. La situation du diocèse est elle aussi difficile, il a subi les incursions normandes et hongroises, la lutte entre les princes de Troyes et de Sens, des soulèvements populaires ainsi que l'épiscopat de Archambaud de Troyes jugé « scandaleux et fort ruineux ».

Les sources mettent en avant sa participation à la reconstruction des édifices, notamment la restauration de Saint-Pierre-le-Vif de Sens, et plus tard celle de Saint-Pierre de Melun. Il poursuit l'œuvre de son prédécesseur, Anastase, en rendant aux moines de Saint-Pierre-le-Vif ce qu'Archambaud leur avait retiré, et en faisant venir de nouveaux moines. Il donne la direction du monastère à son neveu, Renard ou Raynard. Il fait don de plusieurs revenus à ce dernier.

Il fait reconstruire la dédicace d'saint Ebbon de la cathédrale de Sens, en présence des évêques de Troyes, d'Auxerre et de Nevers.

Fidèle à la dynastie carolingienne, il ne prête pas serment à Hugues Capet, n'assistant ni à l'élection, ni au sacre. Seul le pape l'oblige à modifier son attitude.

En 991, Hugues Capet convoque le concile de Saint-Basle en l'abbaye Saint-Basle de Verzy afin de juger l'archevêque de Reims et carolingien, Arnoul, fils de Lothaire, pour trahison, en effet ce dernier a ouvert les portes de son archevêché de Reims à son oncle Charles de Lorraine, dernier prétendant carolingien.. Séguin préside le synode, mais tente de résister à la volonté d'Hugues Capet, en apportant son soutien à Arnoul. Toutefois, il souscrit au jugement final. Arnoul est emprisonné et remplacé par Gerbert, non reconnu par le pape Jean XV qui frappe d'interdit ceux qui ont participé au synode. En 995, Arnoul retrouve Reims et Gerbert est transféré à Ravennes.

L'attitude de Séguin n'est pas connue pour cette suite, il applique seulement la décision du pape. Il ne participe ni au synode d'Aix-la-Chapelle de 992, ni à la convocation à Rome des rois et évêques français par le pape Jean XV. Il n'est pas non plus présent lors du concile de Mouzon, en 995, convoqué par le légat du pape.

Il participe au concile de Saint-Denis (vers 993/96) concernant la proposition de retirer les dîmes versées aux monastères. Il est victime de violence de la part des moines et du peuple.

En 996, il participe à la translation du corps de saint Aigulphe de Fleury, à Provins. Cet épisode est connu à travers le récit Invention des reliques de saint Aigulphe, probablement rédigé par un moine du prieuré de Saint-Ayoul de Provins..

Mort et sépulture Séguin meurt le . Son corps est inhumé à Saint-Pierre-le-Vif.

La même année ou l'année suivante, Liéry monte sur la chaire de Sens.

En 1278, son corps est transféré dans la chapelle de la Vierge de l'église métropolitaine.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . .

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