Bealby (sous-titré A Holiday) est un roman satirique de l'écrivain britannique H. G. Wells, publié en mars 1915 chez Methuen & Co. Sa traduction en français, réalisée par Maxime Maury et publiée en 1916 chez Payot sous le Titre : Bealby : roman, n'a fait l'objet d'aucune réédition depuis.
Résumé L'histoire raconte les aventures d'Arthur Bealby, un adolescent de treize ans issu de la classe populaire. Son beau-père, jardinier dans un grand domaine aristocratique nommé Shonts, lui obtient une place de domestique (garçon de bureau du maître d'hôtel). Se rebellant immédiatement contre la rigidité et la servitude de cette vie, Bealby s'enfuit après avoir accidentellement causé un immense chaos lors d'un week-end où les riches locataires de Shonts recevaient le Lord Chancelier. Sa cavale (sa fameuse « semaine de vacances ») se déroule en trois phases majeures : La caravane: il est d'abord recueilli par trois femmes voyageant en caravane, dont l'une, l'actrice Madeleine Philips, s'en sert comme d'un jouet ou d'une distraction ; Le vagabond : il fait ensuite équipe avec un clochard brutal qui l'entraîne malgré lui dans un cambriolage ; Le retour : poursuivi par la police et pris de remords, il finit par retourner chez son beau-père, acceptant de reprendre le travail.
Personnages principaux Arthur Bealby : le jeune protagoniste de 13 ans, rebelle à la domesticité ; Lord Moggeridge, Lord Chancelellor : figure politique imposante et philosophe amateur, victime ridicule du chaos déclenché par Bealby à Shonts ; Capitaine Douglas : aviateur faisant partie des invités à Shonts injustement accusé des désordres commis par le jeune garçon et cherchant à le retrouver pour se disculper. Ce personnage a été inspiré à Wells par J. W. Dunne, un ingénieur aéronautique avec lequel il s'était lié d'amitié en 1902 et qu'il avait encouragé à poursuivre sa carrière ; Madeleine Philips : actrice célèbre capricieuse qui recueille temporairement Bealby ; Billy Bridget : vagabond brutal et profiteur qui entraîne Bealby dans ses méfaits.
Thèmes
Accueil et portée critique Lors de sa parution, le roman est salué par la critique britannique pour sa drôlerie visuelle (très proche du vaudeville ou du cinéma muet naissant) et son rythme effréné. Bien qu'il soit considéré aujourd'hui comme une œuvre mineure dans la production littéraire de Wells, il reste étudié pour sa radiographie sociale de l'Angleterre à l'aube de la modernité.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:H. G. Wells Catégorie:Roman britannique des années 1910 Catégorie:Roman satirique Catégorie:1915 en littérature