Le pont des Consuls permet de franchir l'Aveyron à Villefranche-de-Rouergue, dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Historique Un don d'une vigne d'un certain Pons Gibil aux consuls, en , permet de savoir qu'il existe à cette date l'œuvre du pont sur l'Aveyron. Le pont est probablement en construction en 1298, quand Philippe IV le Bel contraint les habitants de La Bastide-l'Évêque à participer aux frais de sa construction.

Le pont est construit au début du comme l'indiquent plusieurs actes relevés par Étienne Cabrol dans le tome 1 des Annales de Villefranche de Rouergue : en 1306, une maison est dite située « prez le pont », en 1316, Le commandeur de l'ordre de Malte donne à la ville un terrain situé au-delà du pont appartenant à l'ordre du Temple « afin d'en faire un lieu public pour servir de récréation à ses habitants, et y aller faire leurs danses de réjouissance », en 1321, un prix-fait de pour construire le pont sur l'Aveyron, des mémoires qui le disent avoir été bâti aux environs de 1331. Le Pont-Vieux remplace un ancien gué. Il était initialement surmonté de deux tours comme on peut le voir sur le sceau des consuls de Villefranche. À l'extrémité du pont, l'entrée de la ville était gardée par une grosse tour surmontant la porte qui servait aussi de prison. Cette tour a été démolie entre 1780 et 1790.

Dans le tome 2 des Annales de Villefranche de Rouergue Étienne Cabrol rapporte que : le , une petite chapelle ou autel est béni dans la plus haute salle de la grande tout du pont pour pouvoir y célébrer la messe pour les prisonniers du faux sel qui y sont retenus ;

le , suite à une déclaration du roi, le maire et les consuls adoptent le blason et les armes de la ville, à savoir, « de gueules au pont de trois arcades d'argent, crénelé de cinq pièces, accosté de deux tours quarrées, de même ouvertes et crénelées aussy de trois pièces chacune, le tout massonné de sable, planté dans des eaux d'argent, ondées d'azur et surmonté de la croix de Toulouse d'or, au chef de France » ; en 1721, une épidémie de peste est détectée à Millau, les consuls décident de faire garder les portes de la ville, dont celle du pont ; en 1722, « les murailles et les tours surtout celles du pont d'Aveyron» qui ont besoin d'être réparées ou démolies » ; ; en 1723, « l'on raza entièrement les deux tours ruinées des couverts, qui estoient entre les trois arcades du pont d'Avayron, et [que] l'on commença de réparer ce pont le 23 aoust, au lieu du pont levis qu'il y avoit cy-devant attaché avec de grosses chaisnes de fer, on ferma cette ouverture avec une voûte de pierre qu'on y fit » ; en 1724, le travail arrêté en 1723 « à cause de l'abondance de l'eau de la rivière Avayron qui détournoit les ouvriers » est repris entre juillet et septembre « les deux tours des arcades du pont d'Avayron» sont démolies ainsi que les «arcades de pierre de taille qui les supportoient » et l'une des piles est réparée pour la somme de 4500 livres payées par ordre de l'intendant de Montauban sans compter les pierres issues de ces démolitions que les ouvriers ont retenues pour eux dans le devis du prix-fait. vignette|200px|Sculpture de l’archange Saint-Michel par Casimir Ferrer sur le pont des Consuls.

Protection Le pont des Consuls est recensé à l'inventaire général de la Région Occitanie.

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Liens externes

Villefranche-de-Rouergue : Pont des Consuls

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