Liéry, également sous les formes Leotheric ou Liétry, mort le , est un archevêque de Sens de la fin du du .
Nom Le nom de cet évêque varie selon les auteurs. Louis Duchesne relevait dans les listes épiscopales les formes Leotericus, Leothericus..
Liéry est la forme retenue par les auteurs contemporains (Communication faite en 2013 devant la société archéologique de Sens)... Chez les auteurs anciens, la notice du Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne (1997)., la liste publiée sur le site de l'Archidiocèse de Sens-Auxerre ou encore le Projet Internet de généalogie MedLands retiennent la forme Leotheric. On trouve également la forme Liétry
Biographie Selon Courlon (1876), il appartient à une famille noble (« nobilis genere sed nobilior mente »).
Élection Il est archidiacre de Sens, après avoir fait ses études à Reims, auprès de Gerbert. Seguin meurt en Liéry est désigné pour lui succédé la même année selon les Annales de Sainte-Colombe, peut-être l'année suivante selon Historia Francorum Senonensis, la Chronique de Saint-Pierre-le-Vif de Sens, dite de Clarius. ou la Chronique de l’abbaye de Saint-Pierre-le-Vif de Sens de Geoffroy de Courlon (1876)..
Il est élu par le chapitre pour monter sur la chaire de Sens, en 999. Selon l’Historia Francorum Senonensis, son élection rencontre l'opposition du comte de Sens, . Toutefois, les Chroniques de Clarius et de Courlon mentionnent plutôt une opposition des clercs. Il est chassé de sa ville et trouve refuge auprès de son ancien maître devenu pape sous le nom de Sylvestre II.
Le pape le confirme dans sa charge et lui confie le pallium. L'opposition du comte de Sens ne serait déclenchée qu'à ce retour, obligeant le nouvel archevêque à se rendre à nouveau à Rome. Le pape rédige alors une lettre destinée aux évêques suffragants de Sens afin de se réunir et confirmer Liéry. Liéry est confirmé à Faremoutiers.
Épiscopat Son épiscopat se caractérise par une relative continuité avec son prédécesseur, jusqu'à l'intervention du roi, à la demande même de Liéry, en 1015. Celle-ci cause le départ du comte , le frère de ce dernier, Fromond, est fait prisonnier et emmené à Orléans. Le comte Renard signe un compromis avec le roi pour garder le titre de comte jusqu'à sa mort en 1055. De fait, Sens passe au domaine royal..
Il préside le concile d'Héry convoqué par l'évêque d'Auxerre Hugues de Chalon en 1023 pendant la crise champenoise.
Mort et succession Le Gallia Christiana, suivi par le projet MedLands, enregistre sa mort le . La notice du Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne (1997) donne le .
Son corps est inhumé dans la cathédrale métropolitaine, selon le Gallia Christiana, tandis que le projet MedLands donne l'abbaye Saint-Pierre-le-Vif.
Sa mort marque une grave crise de succession, entre le roi de France et le comte de Champagne Eudes, qui s'était emparé de Sens après la mort du roi . Deux camps avec chacun leur candidat : Gilduin, fils de , qui a épousé Alix de Sens, fille ddu comte , héritière du château de Joigny et fondatrice de la branche des comtes de Joigny, Mainard, fils de Mainard et frère de Daimbert, vicomtes de Sens.
Les deux monteront successivement sur la chaire.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . .
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Liens externes
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