Hans Schregle, né le à Nuremberg et décédé le à Erlangen, est un professeur de lycée et homme politique allemand, membre du Parti social-démocrate d'Allemagne. Après la Seconde Guerre mondiale, il occupe brièvement le poste de maire d'Ansbach. À partir d'octobre 1945, il est président du gouvernement de Haute-Franconie jusqu'en 1948 et de Moyenne-Franconie jusqu'en 1958.

vignette|Hans Schregle, président du gouvernement de Haute-Franconie (1945 à 1948) et de Moyenne-Franconie (1945 à 1958).|gauche Biographie Famille et études Hans Schregle est le fils d'un maître sellier du nom de Johann Nepomuk Schregle. Il fait ses études à l'Université d'Erlangen. Il s'intéresse initialement à la botanique, mais en raison de son aptitude pour les langues et sur les conseils de ses professeurs, il décide d'étudier les langues modernes comme matière principale. Il étudie les langues romanes (français, italien et espagnol) et l'anglais, ainsi que d'autres langues comme le russe et l'arabe. Par ailleurs, il poursuit ses études en botanique et dans ses autres domaines d'intérêt : l'art, l'histoire et l'histoire de l'art.

Hans Schregle est également très engagé dans le domaine sportif. Passionné par le football, après être devenu membre du FC Nuremberg en 1907, il en devient le président entre 1925 et 1930, puis à nouveau de 1946 à 1947.

De 1911 à 1912, dans le cadre d'un programme d'échange pendant ses études françaises, il est envoyé par le ministère bavarois de la Culture à Châteauroux, en France. En août 1914, il réussit ses examens universitaires à l'université d'Erlangen et poursuit ses études en histoire littéraire allemande. Après cela, il va à Londres pendant quelques mois pour perfectionner son anglais. À son retour, il rédige sa thèse de doctorat sur Götz von Berlichingen de Goethe, qui est publiée par Niemeyer Verlag en 1923.

Mobilisation et enseignement Pendant la Première Guerre mondiale, Hans Schregle n'est pas envoyé au front pour des raisons de santé (il a été grièvement blessé dans un accident de la route lorsqu'il était enfant), mais est affecté à Grafenwöhr, près de Nuremberg, comme interprète dans un camp allemand pour prisonniers de guerre français.

Après la fin de la guerre, il retourne à Erlangen, où il devient Studienassessor puis Studienrat au Humanistisches Gymnasium d'Erlangen – Hans Schregle est un éducateur exceptionnel et très populaire auprès de ses élèves.

Engagements politiques Hans Schregle s'engage politiquement dès son plus jeune âge, notamment contre Adolf Hitler et le national-socialisme. Le 27 juin 1931, il publie dans l'Erlanger Volksblatt l'article intitulé « L'anesthésie hitlérienne et ce qui se cache derrière » . Après l'arrivée au pouvoir d'Hitler en mars 1933, il est placé sous surveillance policière en tant que professeur principal. Il réussit à avertir plusieurs familles juives de leur arrestation imminente et les aide, ainsi que la famille d'Emil Rotenstein (avec l'autre dissident Michael Poeschke), à s'échapper. Il devait lui-même être envoyé à Dachau et est ensuite transféré, à titre de punition, au lycée Carolinum d'Ansbach en novembre 1933. Il y rencontre Robert Limpert et d'autres partisans de la résistance d'Ansbach.

Lorsque l'armée américaine libère Ansbach le 18 avril 1945, Hans Schregle est nommé maire d'Ansbach par le commandant de la ville, Edward Haight, en raison de ses opinions politiques et de sa parfaite maîtrise de l'anglais. En octobre 1945, le gouvernement militaire le nomme président du gouvernement de Haute et Moyenne-Franconie. Il est confirmé dans cette fonction rétroactivement au 15 octobre 1945 par le Premier ministre bavarois au moyen d'un certificat daté du 17 janvier 1946, délivré le 31 janvier 1946.

vignette|Hans Schregle et son épouse Marie Schregle (née Rothmund)|centré|386x386px Dans le cadre de ses services, il décore l'ancien secrétaire à la Guerre américain John J. McCloy, qui a sauvé la ville de Rothenburg ob der Tauber d'une destruction totale.

À compter du 30 avril 1949, à la suite de la séparation administrative de la Haute et de la Moyenne Franconie, il est président du gouvernement de la Moyenne Franconie.

Après sa retraite en 1958, Hans Schregle retourne à Erlangen.

Hans Schregle est marié à Marie Schregle (née Rothmund) et a deux fils, Johannes Schregle (1922–2022) qui vivait à Genève, et Götz Schregle (1923–2014), un arabiste bien connu.

Bibliographie

Karl Ritter von Klimesch (éd.) : Chefs de la politique, de l'économie, de l'art et de la science. Verlag Johann Wilhelm Naumann, Augsbourg 1951, n.p. Hans Woller : Société et politique dans la zone d'occupation américaine : la région d'Ansbach et de Fürth 1945-1949, Oldenbourg Verlag, 1986. .

Liens externes

Maison de l'histoire bavaroise : Dr. phil. Hans Schregle , consulté le 16 octobre 2016.

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