Paul Fiel, né le à Ancerviller et mort le à Villers-lès-Nancy, est un chanoine français, principalement connu pour ses travaux de recherches sur l'histoire et le patrimoine de Rome comme de Lorraine, il eut également après la Grande Guerre un rôle important tant au niveau national que local dans la reconstruction des églises détruites par le conflit. Il a notamment été décoré de la Légion d'honneur en février 1923.
Biographie Enfance et formation (1879-1903) Paul Théophile Frédéric Fiel naît le à Ancerviller, il est le fils de Frédéric Fiel, marchand de bois, et de Marie-Bertille Mathieu, femme au foyer.. Il est aussi le neveu de l'abbé Théophile Fiel, curé d'Ancerviller, et un cousin éloigné du cardinal François-Désiré Mathieu..
Il entre au petit séminaire de Pont-à-Mousson en 1893, puis rejoint le grand séminaire de Nancy en 1896. Il devient diacre en 1902 puis rejoint durant une année son cousin cardinal à Rome où il va travailler dans les archives de Saint-Jean-de-Latran sur l'histoire du catholicisme et rédigera un ouvrage sur la christianisation de la Suède., grâce auquel il obtient un prix de l'Académie française.. Il rentre enfin en France et est ordonné prêtre par Charles-François Turinaz, évêque de Nancy et de Toul, le 23 août 1903..
Sacerdoce jusqu'à la Grande Guerre (1903-1918) Il est nommé dès 1903 vicaire de la paroisse Saint Georges de Nancy, charge qu'il conservera jusqu'en 1913. À partir de 1910 il est également nommé aumônier de l'École nationale professionnelle de Nancy (futur lycée Loritz), charge qu'il conservera toute sa vie.
Paul Fiel fait souvent voyage quelques semaines par an à Rome, là il peut continuer d'exercer son zèle d'historien, visiter son cousin le cardinal Mathieu et faire pèlerinage.
Il ne participe pas à la Grande Guerre car est réformé et déchargé de toutes obligations militaires dès 1901, et ce à cause de palpitations cardiaquesArchives départementales de Meurthe-et-Moselle, Registres des matricules militaires, classe 1899, matricule 1364 (page 605/827).
Un bâtisseur durant la reconstruction (1918-1923) gauche|vignette|376x376px|Église d'Ancerviller reconstruite (carte postale, 1923) A la fois prêtre, aumônier d'un lycée professionnel duquel il tire de nombreuses relations dans le domaine du bâtiment et de l'architecture, et spécialisé dans les questions historiques et patrimoniales, l'abbé Fiel va être au centre de la reconstruction des églises du diocèse de Nancy-Toul après la Première Guerre Mondiale. Il est élu immédiatement après guerre secrétaire à la fois de l'Union des Coopératives de Reconstruction (au niveau national) et de la Société coopérative de reconstruction des diocèses de Nancy et de Toul (au niveau local). Il est chargé d'aider administrativement les communes, de coordonner les chantiers qu'il visite tous dans le département, et d'apporter une vision artistique et ecclésiastique. Les 105 églises du département détruites durant la guerre seront toutes reconstruites.
Paul Fiel travaille notamment avec Henri Deville pour l'architecture, Auguste Vallin pour les meubles, Jacques Gruber pour les vitraux et Jules Cayette pour les ferronneries. vignette|473x473px|Consécration de l'église d'Ancerviller, 1923. L'église d'Ancerviller, dont Paul Fiel était natif fut la première à être reconsacrée, et ce n'est pas un hasard.. Elle avait été détruite dès 1914, elle est reconstruite à partir du 30 octobre 1921, date où le préfet Duponteil pose la première pierre, et jusqu'à 1923 où elle fut achevée. Paul Fiel joue de ses relations avec Rome pour obtenir du nonce apostolique Bonaventura Cerretti qu'il vienne en personne pour consacrer cette église ce qui se fait le .
Pour son ministère d'aumônier d'une école professionnelle notamment en innovation agricole, Paul Fiel est nommé chevalier du Mérite agricole le Archives Ministère de l'Agriculture - Décoration du mérite Agricole, Côte 526-1 16-10-1919 1296.
Le , en reconnaissance pour son rôle dans la reconstruction des églises de France et son implication auprès des jeunes, il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur par le président du Conseil Alexandre Millerand.. Enfin, en novembre 1923 il reçoit des mains de Hippolyte-Marie de La Celle, évêque de Nancy, le camail de chanoine.
La fin de la vie d'un érudit (1923-1939) Après que les églises de Meurthe-et-Moselle aient été reconstruites, il reprend ses travaux d'historien tout en continuant d'être aumônier d'école. Il travaille pour plusieurs revues comme Le Pays lorrain, Revue d'histoire de l'Église de France, L'éclair de l'Est et le Journal des débats. Il publie plusieurs ouvrages notamment sur l'histoire des relations entre le Latran et la France et l'histoire de la collégiale de Pont-à-Mousson.
Il devient associé de l'Académie de Stanislas à partir du 21 novembre 1932, il en est ensuite élu membre le 15 mai 1935., puis secrétaire annuel en 1939. Pierre Marot dira de Paul Fiel que en faisant référence à ses travaux, ses voyages et ses relations avec Rome tout en signifiant son attachement au patrimoine et à l'histoire locale.
À partir de 1934, il devient aumônier de la Villa Saint-Pierre Fourrier, maison de retraite pour prêtres, située à Villers-lès-Nancy, tout en continuant d'être aumônier de l'École nationale professionnelle de Nancy.
Mort et funérailles Paul Fiel décède le 31 décembre 1939 à Villers-lès-Nancy à la villa Saint-Pierre Fourrier, âgé de . Un premier hommage public se tient le 4 janvier 1940 à la cathédrale de Nancy. L'enterrement se tient le lendemain, , en l'église d'Ancerviller, dans une ambiance plus familiale.. Paul Fiel repose dans un caveau unique à l'église d'Ancerviller.
Travaux Ouvrages approfondis vignette|397x397px|Première de couverture de l'ouvrage de Paul Fiel sur Le Chapitre du Latran et la France, 1935, grâce auquel il recevra son second prix de l'Académie française.
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Articles notables
"Les Bourbons à Plombières-lès-Bains" 1926 "Nicolas Cordier, sculpteur lorrain à Rome" 1933 "Lettres inédites de Perraud à l'occasion de son élévation au cardinalat" 1933 "Tableau des églises reconstruites en Lorraine" 1935 "Monseigneur Thouvenin et son retour à Sainte-Geneviève" 1936 "Son éminence le cardinal Tisserand" 1939 "Jean-Denis François Camus, Vicaire Général de Nancy (1752-1814)" 1939 "Le vicaire général Birot et la question des nominations épiscopales" 1939
Distinctions et Hommages (1920) (1923) Prix Juteau-Duvigneaux de l'Académie française reçu en 1914 pour son ouvrage de 1913 sur la christianisation de la Suède Prix de l'Académie française reçu en 1935 pour son ouvrage sur Le Chapitre du Latran et la France de la même année
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Ancerviller Cardinal François-Désiré Mathieu Diocèse de Nancy-Toul Lycée Loritz Académie Stanislas
Liens externes
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