Les Jeux néméens sont l'une des quatre plus importantes compétitions sportives panhelléniques dans la Grèce antique. Avec les Jeux olympiques, les Jeux pythiques et les Jeux isthmiques, ils composaient la période, le calendrier des compétitions sportives, qui s'organisait en séquences cycliques de quatre ans appelées olympiades.
vignette|L'antique stadion de Némée.
Histoire Les Jeux de Némée sont célébrés pour la première fois en 573 av. J.-C., puis ont lieu régulièrement une fois tous les deux ans, lors de la deuxième et de la quatrième année de chaque olympiadeUniversité d'Oxford (1996), article « Jeux publics », I, 5.. Ces jeux se tenaient originellement dans le bois sacré de Némée ; ils acquirent de l'importance après la défaite des Perses. Le but de leur institution était de rappeler le souvenir des guerriers morts pour le salut de la patrie. Celui qui les présidait portait des habits de deuil, et récompensait l'athlète victorieux avec une couronne d'ache mortuaire (céleri sauvage frais)Précis élémentaire de Mythologie, de l’abbé Drioux, Belin Frères, 1898... En effet, le céleri sauvage est associé à Opheltes, en l'honneur de qui, selon le mythe, ces jeux ont été fondés..
Les Jeux furent organisés à Argos à partir de la fin du av. J-C ; ils furent rapatriés à Némée vers -330 pour une cinquantaine d'années, avant d'être définitivement déplacés à Argos dans les années -270, mais non sans incidents : ainsi en -235, Aratos de Sicyone viole la trêve sacrée habituelle des Jeux panhelléniques : ayant lui-même organisé à nouveau des jeux à Némée, il fait capturer et vendre comme esclaves les athlètes des cités ennemies qui se rendaient aux Jeux néméens « concurrents » organisés par ArgosPlutarque, Vie d'Aratos, XXVIII, 6, in François Hartog (dir.), Vies parallèles, traduction d'Anne-Marie Ozanam, Quarto, 2001, 1879. (c'est l'une des rares violations connues de cette trêveW. Decker et J.-P. Thuillier (2004), 88.).
En 393, l'empereur romain Théodose , sous l'insistance d'Ambroise, évêque de Milan, ordonne l'abandon des rites et des lieux de culte païens dont les Jeux néméens faisaient partie, mais l'archéologie révèle que le site est resté habité et prospère aux et au s jusqu'au règne de Théodose II († 450)Ulrich Sinn (trad. Aude Virey-Wallon) : Olympie, centre d'artisanat chrétien, pp. 229 à 231 des « actes du cycle de conférences organisées au musée du Louvre du 18 janvier au 15 mars 1999 » dans Alain Pasquier, Olympie, Documentation française et Musée du Louvre, Paris 2001, ..
Site archéologique du stade de Némée Le stade de Némée existe encore aujourd'hui. On peut y voir les restes du tunnel qui permettait d'accéder au stade avec des graffitis d'époque.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Wolfgang Decker et Jean-Paul Thuillier, Le Sport dans l'Antiquité. Égypte, Grèce, Rome, A. et J. Picard, 2004.
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