Alexandre Desvachez, né le à Avesnelles dans le département du Nord et disparu au combat le à Combles dans la Somme, est un poète et instituteur français du début du siècle, cofondateur de la revue Les Humbles. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie
Jeunesse et formation
Alexandre Émile Desvachez né à Avesnelles le est le fils de Paul Louis Desvachez (1867-), sellier, et d'Aline Marie Delhotellerie (1873-1959). Issu d'une famille d'ouvriers, il grandit à Avesnes-sur-Helpe, où il reçoit une éducation libre, en dehors des pratiques religieuses.
Intelligent, il obtient une bourse à l'École primaire supérieure de Landrecies, où il reçoit l'enseignement de Lucien Marié, lui aussi disparu au combat. Reçu à l'École normale d'instituteurs de Douai en 1910, il y fait la connaissance de Maurice Wullens, Florimond Wagon, Maurice Bataille et Marius Daillie, tous élèves de Jules Leroux. Avec ces quatre camarades de promotion, il fonde la revue Les Humbles, revue mensuelle littéraire des primaires. Le premier numéro, dans lequel il publie le poème intitulé À L.D. Ma soeur, ma pauvre soeur…, parait en octobre 1913. Il utilise également le pseudonyme de Luc Vardès pour signer certains de ses textes.
Nommé instituteur à Beaudignies, il obtient son certificat d'aptitude pédagogique juste avant le début de la guerre.
Première Guerre mondiale et disparition au combat
Appelé sous les drapeaux avec la classe 1914, il est incorporé le au 110 régiment d'infanterie. Il fait toute la retraite, la bataille de la Marne, et doit être évacué à Reims en septembre 1914, « complètement anéanti ».
Après un court séjour au dépôt, il revient au front, à Verdun. Nommé caporal en novembre 1914, puis sergent en novembre 1915, il revoit ses amis le jour de Noël 1915. À l'été 1916, il participe à la bataille de la Somme.
Alexandre Desvachez est porté disparu au combat le à Combles. Un de ses amis rapporte que « le , une attaque brutale du 110 refoulait l'ennemi. Alexandre partit simplement en avant, comme tout le monde !… On n'a rien retrouvé de lui. Il dort là-bas avec les cent mille morts sans nom du no man's land ».
Sa citation à l'ordre de la Médaille militaire le décrit comme un : « très bon sous-officier, a toujours fait preuve du plus grand courage au feu. Mortellement blessé en se portant vaillamment à l'attaque à Combles, le 13 septembre 1916 ».
Œuvres
Distinctions
à titre posthume
Hommages
Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Son nom figure sur les plaques commémoratives 1914-1918 de la mairie d'Avesnes-sur-Helpe et de l'École normale de Douai. Bibliographie
Liens externes
Références
Catégorie:Écrivain mort pour la France Catégorie:Personne citée au Panthéon de Paris Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Militaire mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Poète français du XXe siècle Catégorie:Naissance en août 1893 Catégorie:Naissance à Avesnelles Catégorie:Décès en septembre 1916 Catégorie:Décès dans la Somme Catégorie:Décès à 23 ans Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918