Emilija Škarnulytė est une artiste plasticienne lituanienne née le à Vilnius. Ses travaux explorent des thèmes écologiques et politiques. Certaines de ses œuvres sont tournées sur film analogique au format 16 mm.

Biographie Formation Emilija Škarnulytė étudie la scultpure de 2007 à 2010 à l'Académie des beaux-arts de Brera, à Milan. Entre 2012 et 2013, elle effectue des études de master à l'Académie d'art de Tromsø.

Carrière artistique

Un grand nombre de ses travaux sont liés à la thématique de l'eau. Son œuvre «propose une traversée visuelle du Rhône via le lac Léman» en utilisant la photogrammétrie et des senseurs sous-marins. Pour ce travail, elle est lauréate du prix de la fondation Taurus pour les Arts Visuels en 2021.

Emilija Škarnulytė réalise une trilogie de films qui mettent en scène un panthéon de divinités féminines imaginaires. Le premier, Aldona (2013), met en scène sa grand-mère, devenue aveugle en 1986 (supposément à cause de la radioactivité causée par la catastrophe nucélaire de Tchernobyl), lors d'une promenade dans le Parc Grūtas qui abrite des statues monumentales de l'ère soviétique. vignette|Vue du Ramfjord, où se trouve la base navale d'Olavsvern. Le second, Sirenomelia (2017), est tourné dans une base navale norvégienne désaffectée. La préparation de ce film prend près d'une année, et exige un effort physique important, l'artiste devant nager dans de l'eau à -4 degrées celsius.

Le troisième film, Æqualia (2023), a été filmé au Brésil, à la rencontre des Eaux, «aux confluences des eaux laiteuses du Rio Solimões et des flots noirs du Rio Negro». Dans ces deux derniers films, l'artiste apparaît sous la forme d'une sirène.

En 2018, elle représente la Lituanie au sein du pavillon des pays baltes à la Biennale d'architecture de Venise.

En 2019, alors âgée de 31 ans, Emilija Škarnulytė est lauréate du , doté de , qui est décerné par le PinchukArtCentre en Ukraine. La même année elle représente la Lituanie à la Triennale de Milan, où elle montre une installation vidéo intitulée .

En 2021, Emilija Škarnulytė montre des expositions personnelles dans plusieurs lieux. Dans la Galerie d'art nationale de Vilnius, elle montre une installation intitulée Circular Time, dédiée à l'architecte lituanienne-américaine qu'elle a rencontré en 2018. Au Centre Pasquart, à Bienne, elle présente une exposition intitulée Sunken Cities, qui s'inspire du concept du «» théorisé par John McPhee. vignette|197x197px|Containers de stockage dans la centrale nucléaire d'Ignalina Son film , sorti en 2022, est un documentaire de 60 minutes tourné dans la centrale nucléaire d'Ignalina, et décrit dans la presse comme «hypnotique». Le film raconte le processus de démantèlement de cette centrale, et l'enfouissement de ses déchets, mais comporte également des scènes surréalistes. Le film est montré au festival Visions du Réel 2022, de même que le court-métrage Aphotic Zone qui explore le monde sous-marin des zones aphotiques.

L'artiste est lauréate en 2022 du GASAG Art Prize, sponsorisé par une entreprise de gaz naturel allemande. Elle refuse ce prix pour protester contre l'utilisation par l'Allemagne du gaz russe, dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Emilija Škarnulytė est lauréate en 2023 du prix d'art finlandais Ars Fennica, doté de . La même année, elle participe à la Biennale de Gwangju, en Corée du Sud, où elle présente son film Æqualia. Également en 2023, du 28 mai au 6 août, elle présente à la Ferme-Asile de Sion une exposition personnelle qui comprend plusieurs installations, dont le film Riparia qui met en scène le Rhône, fruit d'un travail de recherche qui a duré deux ans.

Elle effectue en 2024 une résidence à la Villa Arson. Cette même année, elle montre des expositions personnelles à l'espace Canal Projects à New York, à la Kunsthall Trondheim, et au Kunsthaus Göttingen.

De décembre 2025 à avril 2026, elle montre une exposition personnelle à la Tate St Ives, après avoir effectué une résidence de création à St Ives, en Cornouailles, qui lui permet de réaliser le film Telstar. Dans ce film, l'artiste visite des alignements de menhirs de Cornouailles, dont Dry Tree, Lanyon Quoit, et Mên-an-Tol.

Présence dans des collections Certaines des ses œuvres figurent dans des collections d'institutions comme le Centre Pompidou, la fondation Kadist, et l' (IFA).

Distinctions

En 2017 : En 2019 : lauréate du décerné par le PinchukArtCentre en Ukraine. Lauréate 2021-22 du prix de la fondation Taurus pour les Arts Visuels. Lauréate du prix d'art finlandais Ars Fennica 2023.

Lauréate du prix Arts at CERN Collide 2026, qui lui permet d'effectuer une résidence artistique au CERN, et au Musée Nobel à Stockholm.

Expositions personnelles 2021 : Circular Time. For Aleksandra Kasuba, Galerie d'art nationale de Vilnius 2021 : Den Frie, Copenhague 2021 : Sunken Cities, Centre Pasquart, Bienne 2023 : Riparia, Ferme-Asile, Sion 2024 : Kunsthaus Göttingen, Göttingen 2024 : Æqualia, Canal Projects, New York 2024 : The Goddess Helix, Kunsthall Trondheim, Trondheim 2025-2026 : Tate St Ives, St Ives 2025-2026 : Waters call me home, Kunsthaus Graz 2026 : Arrow of Time, Kunstmuseum St. Gallen, Saint-Gall

Bibliographie

Références

Liens externes

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