Les fuites de données d'administrations publiques françaises en 2026 désignent les compromissions de données affectant des administrations publiques françaises ou leurs prestataires au cours de l'année 2026. La France est le pays européen le plus touché par les fuites de données et le deuxième au monde, après les États-Unis. Le nombre de comptes concernés est en augmentation par rapport à 2025, alors que 2025 avait déjà été marquée par un niveau record de cyberattaques et de vols de données. De nombreuses fuites touchent ainsi des administrations publiques françaises ou des entreprises assurant des prestations pour leur compte.
Administrations touchées
Administrations nationales
Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) Le ministère de l'intérieur annonce le que l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), qui gère les demandes de pièces d’identité, avait détecté un incident de sécurité concernant les données à caractère personnel d’usagers (identifiant de connexion, civilité, nom, prénoms, adresse électronique, date de naissance et identifiant unique du compte, ainsi que l'adresse postale, le lieu de naissance et le numéro de téléphone). Cette cyberattaque concernant de comptes est réalisée par un adolescent de 15 ans ayant exploité une faille .
Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) L'agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) annonce le un accès non autorisé à son intranet exposant les informations de plus de .
Bloctel Le , un jour après la fin du service Bloctel le , la DGCCRF annonce un incident de sécurité : 3 millions de numéros de téléphone sont exposés, concernant 600 000 inscrits sur la plateforme.
Direction générale des finances publiques (DGFiP) L'administration fiscale est victime depuis juin, à trois reprises, de piratages massifs de données de particuliers et d'entreprises.
Une première attaque visant le portail « impots.gouv.fr » fin juin concernait les données fiscales de et professionnels. Une seconde intrusion survenue fin juillet concerne les données cadastrales d'environ . Ces deux fuites ne furent communiquées que le par la direction générale des Finances publiques (DGFiP), deux jours après la revendication de ces attaques ainsi que celle de l'Éducation nationale par le groupe de hackers intitulé « ZeroBytes ». Une troisième fuite concernant des données liées aux successions est reconnue le .
La DGFiP reconnaît que la sécurité informatique de ses outils numériques souffrait d'une série de dettes techniques.
Fichier national des comptes bancaires (FICOBA) La DGFiP annonce qu'une une fuite de données à caractère personnel a eu lieu fin concernantt 1,2 million de comptes du fichier national des comptes bancaires (FICOBA) exposant les coordonnées bancaires, l'identité du titulaire du compte bancaire et l'adresse du titulaire.
France Travail Le , un prestataire des ressources humaines de France Travail subit une attaque informatique entrainant une fuite de données d'agents de France Travail. Cela arrive alors que la commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) vient de condamner l'organisme, en janvier, à une amende de d’euros pour des défaillances sévères suite à une attaque informatique en ayant fait fuiter les données de de personnes.
France VAE En aout 2026, le portail gouvernemental de la validation des acquis de l’expérience France VAE a informé ses usagers d'un incident de sécurité survenu le ayant exposé des données personnelles.
Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) En juin 2026, les données de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) de près de sont scrapées.
Institut de recherche pour le développement (IRD) L'établissement public de recherche Institut de recherche pour le développement (IRD) a informé le par courrier un incident de sécurité détecté le pouvant exposer les données personnelles de .
Ministère de l'Éducation nationale Le , le ministère de l'Éducation nationale annonce dans un communiqué de presse qu'accès frauduleux le a exposé les données d'environ , stagiaires ou titulaires.
Le , le ministère annonce avoir été victime dans la nuit du d'une intrusion ayant pu d'exposer les informations professionnelles d'agents du ministère et les données relatives à des élèves concernant principalement l'académie de Créteil et l'académie de Versailles.
Santé publique France L'agence sanitaire Santé publique France annonce le 13 août 2026 qu'un de ses prestataires de la plateforme « moncoupon.santepubliquefrance.fr » a été victime d'une cyberattaque entrainant un vol des données de contact de près de .
URSSAF En , l'Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales (URSSAF) annonce dans une communiqué d'un accès frauduleux à une de API exposant les données de de personnes.
Administrations territoriales
Chambre de commerce (CCI) Nice Côte d'Azur La chambre de commerce (CCI) Nice Côte d'Azur a été victime d'un incident de sécurité le de données concernant des candidats et des entreprises. Elle avait déjà été victime d'une autre cyberattaque en 2023.
Réactions En , est lancé le site parodique « FranceFuites.com » construit à l’image des portails gouvernementaux et se présentant comme présente un catalogue fictif de fuites, tournant en dérision la .
Réactions politiques
Réaction du gouvernement Le , le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel a présenté des excuses pour le piratage du fisc.
Le gouvernement Lecornu II a annoncé un plan d'action comprenant une généralisation de la double authentification, un programme de récompenses de découvertes de failles informatiques ainsi que l'usage d'intelligence artificielle dans la détection de défaillance de code dans ses outils et la création d'une nouvelle unité de lutte contre les cyberattaques. Toutefois le député de Vendée Philippe Latombe (Les Démocrates) rétorque concernant la création d'une nouvelle unité que .
Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu a reconnu qu'en matière de cybersécurité, .
Dans l'Éducation nationale, les mesures prises de renforcement de la sécurité informatique suivant la cyberattaque du ont perturbé la préparation de la rentrée scolaire en suspendant l'accès à des applications métiers dans certaines académies.
Autres réactions politiques Le , la présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale Mathilde Panot demande la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire après le piratage des données des finances publiques.
Le , David Lisnard, candidat à la présidentielle 2027 avec son parti Nouvelle Énergie a-t-il écrit sur son compte X : . Et l’ancien membre des Républicains de préciser dans une autre publication : la facturation électronique .
Sarah Knafo a interpellé Sébastien Lecornu sur X, l’appelant à . , a taclé l’élue zemmouriste, candidate aux dernières élections municipales à Paris.
Nicolas Dupont-Aignan et Florian Philippot, respectivement patrons des partis souverainistes Debout la France et Les Patriotes, réclament même la suppression pure et simple de cette réforme.
Dans un communiqué, le sénateur centriste (Horizons) Vincent Louault appelle, lui, à un , estimant que .
Notes et références
Liens externes Les portails sur les fuites de données en France : Fuitesinfos, FrenchBreaches, Vernam et Bonjour la fuite Le site parodique FranceFuites
Catégorie:Fuite d'information Catégorie:2026 en France Catégorie:Administration publique en France