Le minerai de fer fort est un minerai composé de 50% à 80% d'oxyde de fer, qui est notamment présent dans les sols de la Lorraine, en France. Son nom est formé par antonymie avec le "fer faible" : le minerai calcaire oolithique appelé également minette Lorraine.
Origine
La couche sédimentaire de la formation de Mont-Saint-Martin s'est formée au bajocien (environs 170 millions d'année avant notre ère) est est composée de calcaire oolithique. Il constitue un minerai de fer pauvre (environs 35%) mais abondant. Lorsque cette couche s'est érodée au crétacé, le climat tropical fut propice à l'altération qui donna lieu à la formation d'une cuirasse ferrugineuse (ferricrète) au dessus du calcaire jurassique. La recristallisation est allé de pair avec une augmentation de la concentration en fer et en silice, ainsi qu'une réduction de celle en phosphore, donnant un minerai plus intéressant pour la métallurgie..
Cette cuirasse a été à son tour érodée, mais il en subsiste des plaques localisées, dont la principale coiffe la colline de la borne de fer entre Audun-le-Tiche et Aumetz. L'érosion mécanique a provoqué la migration de fragments pisolithiques. fluviatile d'une part, avec dissémination dans les alluvions ("minerai des champs") et une concentration dans les zones de dépôt alluviaux (notamment au paléoméandre perché de la Chiers à Charency-Vezin karstique d'autre part, avec le comblement de cavités et dolines de profondeur variable dans la couche calcaire située immédiatement sous la cuirasse. L'exemple emblématique étant la minière du du bois Bayard à Saint-Pancré. La couche calcaire bajocienne, une fois émergée, a été soumise à divers phénomènes d'érosion, notamment chimique (le carbonate de calcium se dissous alors au passage d'une eau acidifiée en surface et dans les fracturations rocheuses). Lorsque la cuirasse ferrugineuse est colmatée par du calcaire, la dissolution de ce dernier libère des granules d'oxyde de fer plus ou moins importantes qui peuvent être emportées par les flots.
Implantation
Une dizaine de sites d'extraction du fer fort ont été identifié à proximité des affleurements de la minette lorraine. La plupart ne représentant que des quantités limitées de minerai, compatibles avec l'exploitation artisanale du bas moyen âge. deux gisements plus importants sont à relever :
La minière du bois Bayard à Saint-Pancré
Le site présente des rigoles karstiques en surface pouvant aller jusqu'à de profondeur, et il semble qu'elles aient été entièrement comblées de pisolithes de fer fort. Après l'exploitation en surface, les mineurs ont sondé le sous-sol afin d'identifier et d'exploiter des cavités enterrées, colmatée de divers alluvions. Le minerai est donc lavé avant expédition.
Une première trace écrite évoque l'approvisionnement de la forge de Buré d'Orval en minerai de Saint-Pancré dans les archives de l'abbaye dès 1201.
L'exploitation a cessé en 1865, la concentration en fer du fond d'extraction étant descendue sous les 8%.
La colline de la borne de fer à Aumetz
Le site coiffe la colline éponyme sur près de 125 hectares. La carapace y est intacte, et se présente avec différentes stades d'érosion. Elle est recouverte d'une couche d'argile rouge pouvant atteindre au milieu de la colline. Le gisement fut estimé à dont moins de 20% ont effectivement été extraites. L'exploitation à eu lieu dans les zones affleurantes et a culminé à . Elle a cessé en 1888, lorsque l'industrialisation des unités de production et l'adoption du procédé Thomas ont consacré la victoire de la minette, bien plus abondante malgré sa teneur réduite en fer . Notes et références Bibliographie
Références
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