Paul Durrenberger, né le à Kurtzenhouse et mort le à Prague, est un résistant français, membre du réseau Turma-Vengeance, déporté comme .
Biographie Fils de Frédéric Durrenberger, inspecteur à la SNCF en poste à la gare de l'Est, et de Louise, née Jung, il réside à Saverne avant de séjourner à Nancy de à . Déclaré bon pour le service armé au titre de la classe 1940, il n'est pas mobilisé.
Étudiant en lettres et licencié d'allemand, il occupe un poste d'interprète-traducteur à la préfecture de Montdidier de juillet à , puis rejoint la préfecture de police de Paris le .
Engagement dans la Résistance Il adhère au réseau Turma-Vengeance le et sert au sein de ses « sections spéciales d'action immédiate ».
Parmi ses actions les plus remarquées, il dérobe dans des piscines des uniformes de la Wehrmacht qu'il lui arrive d'endosser pour s'introduire auprès de l'occupant, voire pour obtenir la libération de détenus.
Dans la nuit du 25 au , vers deux heures du matin, il s'introduit avec Michel Pelletier, tous deux armés, dans le centre de distribution des titres de rationnement de la rue de l'Église, à Antony. Après avoir maîtrisé et bâillonné le gardien de nuit au cri de , ils emportent des feuilles de tickets d'alimentation, puis prennent la fuite en automobile avec François Sachetti et André Tavernier avant d'abandonner le véhicule. Retrouvée par la police et signalée comme volée, la voiture recèle une bombe incendiaire, une grenade Mills, plusieurs chargeurs de pistolet-mitrailleur, des munitions et une partie des tickets dérobés.
Arrestation et déportation Le , des inspecteurs des Renseignements généraux interpellent les quatre hommes ; une perquisition au domicile de ses parents livre un poignard et un carnet annoté lui appartenant. Le jour même, les Allemands réclament sa remise et, le lendemain, il est révoqué de la préfecture de police. Daté du , le rapport des Renseignements généraux traduit la surprise des enquêteurs, l'intéressé n'ayant jamais attiré l'attention et passant pour un jeune homme sérieux.
Vraisemblablement torturé par la police allemande, il est condamné à mort le par un tribunal allemand siégeant à Paris, rue Boissy-d'Anglas ; sa peine est commuée plus tard en travaux forcés à perpétuité. Le , il fait partie d'un convoi quittant la gare de l'Est pour l'Allemagne, qui rassemble et , dont 24 placés sous le régime , destiné à faire disparaître les condamnés.
Incarcéré à la prison de Karlsruhe, puis à celle de Sonnenburg, il est enfin transféré au camp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen. Lorsque l'Armée rouge libère le camp le , il compte, comme la plupart des survivants, parmi les détenus très affaiblis. Il meurt à Prague le , avant d'avoir pu être rapatrié.
Distinctions Il est reconnu « mort pour la France ».
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Notes et références
Voir aussi
Bibliographie , DVD pédagogique.
Articles connexes
Turma-Vengeance Liste de résistants alsaciens Chronologie de l'Alsace annexée entre 1939 et 1945
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